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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 00:09

Qui se souvient de Michel Droit qui passait si bien les plats au Général ? Pas grand monde ! Du temps de l’ORTF et des Ministres de l’Information une chape de plomb pesait sur l’information où les politiques et les journalistes maniaient pesamment une langue de bois. « La France s’ennuie... » écrivait Pierre Viansson-Ponté dans le journal Le Monde quelque temps avant mai 68. En effet, à force de tout verrouiller le pouvoir s’exposait à ce que les français aiment de temps en temps : s’offrir une « petite révolution » à bon compte. Et même si ça déplaît à certains ce fameux mai, cette chienlit, fut très populaire jusqu’au moment où l’essence venant à manquer à la veille des sacro-saintes vacances d’été, le pouvoir gaulliste s’appuyant sur les CDR sonnait la fin de la récréation. Reprise en main, pensez-donc à l’ORTF même Zitrône, Thierry Rolland furent de la charrette... La première bouffée d’air vint de Chaban avec sa Nouvelle Société et l’arrivée de Desgraupes sur la 2. Signe de détente un jeune homme, très gendre parfait – la suite fit déchanter les mères –, visage d’ange, propre sûr lui : Thierry Le Luron se payait à la télévision la tronche du maire de Bordeaux devenu 1ier Ministre, dont le phrasé si particulier et l’art de monter les escaliers comme un dératé passait bien dans la petite lucarne. Exit Chaban, nouvelle reprise en main, mais le ver était dans le fruit et l’arrivée du déplumé de Chamalières, le Giscard dit d’Estaing permettait au Luron de s’offrir la fiole de « Bonchoir madame, bonchoir monsieur... notre Président amateur de petit déjeuner avec les éboueurs, de visite chez les français et, bien sûr, de piano à bretelles. En ce dernier dimanche d’août je vous propose l’une des meilleures prestations de Thierry Le Luron : Le Véritomètre de Georges Marchais avec Bernard Mabille. En ces temps reculés s’attaquer à Marchais équivalait à un outrage à la classe ouvrière. Les communistes encore flambards défendaient toujours le bilan globalement positif des pays de derrière le rideau de fer et le PCUS restait un grand Parti frère. Bref, Thierry Le Luron, qui ne cachait pas ses sympathies pour le pouvoir en place, était considéré par le PCF, son grandguignolesque 1ier Secrétaire, mais aussi par les intellos compagnons de route et les « socialistes type CERES » de JP. Chevènement, comme un allié objectif de la Droite. Oser dire qu’on appréciait Thierry Le Luron quand on était de gauche c’était renier la solidarité de classe. Moi j’ai toujours aimé Thierry Le Luron, qui fut à la fin de sa vie douloureuse un grand ami de Coluche, car c’était un artiste, perfectionniste, impertinent et l’impertinence, quoiqu’en pensent le couple Hess&Val, le devoir d’impertinence est la meilleure soupape pour le pouvoir en place. Respirer bordel, c’est vital ! Bon dimanche...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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