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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:00

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« Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse. » Matthieu 12-30


Dark Vador lance à Obi-Wan Kenobi « Si tu n'es pas avec moi, alors tu es mon ennemi. »


Vieille technique qui fut beaucoup utilisé pendant la guerre froide par les dignitaires du PCF alignés sur Moscou pour ceux qui émettaient des critiques ou des réserves sur l’URSS et ses satellites les démocraties dites populaires au-delà du rideau de fer.


Technique éprouvée qui vise à disqualifier celles et ceux qui osent porter un regard critique sur une belle unanimité de façade, pour l’image.


Ainsi dans le grand vignoble bordelais un vigneron-paysan de Pomerol s’est fait vertement tancer comme un quasi-traître à la bonne image de Bordeaux pour avoir choisi de ne pas revendiquer le millésime 2013 pour son château.


À un niveau beaucoup plus modeste, certaines bonnes âmes estimaient que ma concierge de Saint-Émilion avait la langue trop bien pendue, ça ne se fait pas, ça ne se dit pas… en agissant ainsi elle brouillait la belle image d’une appellation où tout le monde entonne en chœur « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… »


Hypocrisie chère à la bonne bourgeoisie de province qui se reçoit, pudibonderie hypocrite des bien-pensants qui défilent dans la rue à tout bout de champ avec leurs enfants, retour en force d’un ordre moral qui ne dit plus son nom.


Confondre la bienséance et la politesse c’est faire le jeu des puissants, maintenir sous le boisseau ce qui déplaît, ce qui écaille le vernis des apparences, ce qui met en lumière la réalité du jeu social.


La bienséance, c’est la qualité de ce qui sied bien, qui est bienséant mais surtout qualité de ce qui répond aux normes morales d'une société donnée : « Avec le XVIIe siècle commencent des mœurs sociales, sinon meilleures au fond, du moins plus sévères en apparence; le mot de pudeur, inventé par Des Portes, représente désormais quelque chose, et le sentiment de la bienséance va naître et se développer. Il n'est plus permis de tout nommer avec une sorte d'effronterie naïve, et l'obscénité, qui a conscience d'elle-même, devient clandestine en même temps que coupable. Sainte-Beuve, Poésies, 1829, p. 143. »


Les mots crus ne sont pas forcément des gros mots, moquer le ridicule des nouveaux riches n’est pas manquer à la politesse, aller à contre-courant du flux dominant, braver la chape imposée par ceux qui verrouillent le système c’est faire œuvre utile, en appeler au réveil de la citoyenneté. Le discrédit qui touche les politiques, les auto-proclamées élites, trouve sa source et s’alimente de la morgue et d’une forme d’obscénité des parvenus.


Je ne juge pas, tout bêtement je n’aime pas, ce n’est pas mon monde, ce n’est pas le système de valeurs que l’on m’a imprimé au cours de mon « élevage » vendéen. Je suis poli, oui, oui, oui… bien élevé même si pour certains vous en doutez… mais j’ai toujours eu peu de goût pour la bienséance formelle, d’apparence, le cher ami suivi de la flèche assassine dès que le susdit a le dos tourné.


C’est dit. Passons aux choses sérieuses :


1-      Le sieur Michel Smith, qui se bonifie plus encore avec l’âge, nous apprend : « Et une fois de plus, c’est le service alerte du site de Decanter qui me l’apprend en premier - et en Anglais s’il vous plaît ! – vers 11 heures ce mercredi matin. Au passage, je me demande ce que foutent nos sites Français côté infos ! Allons droit au but car la nouvelle est de taille. Jugez donc : Hubert de Boüard et sa ravissante fille, directrice générale de surcroît, Stéphanie, ont choisi Vinexpo Asia pour annoncer qu’ils allaient célébrer à leur manière le millésime 2012. En effet, pour marquer leur passage cette année-là en GCCA (les initiés comprendront), ils ont trouvé un gadget monumental qui ne manquera pas de faire grimper (encore !) les prix de leur monument, le Château Angélus. Chaque étiquette de ce millésime portera une inscription en or de 21.7 carats ! Bon, même si ça peut faire craquer les braguettes de nos collectionneurs millionnaires, pour ma part, comme dirait ce brave Chirac lorsqu’il cause à sa chère Bernadette, ça m’en touche une sans faire remuer l’autre. Je vous laisserais donc glaner si le cœur vous en dit les dernières infos et les indispensables précisions concernant les bijoux de famille de ce brave Hubert dans la sphère mondiale qu’est devenue Internet. »


La suite est vendéenne alors ça va : link


2-      Le sieur Dupont Jacques, dégustateur aux fesses fragiles, stakhanoviste du verre de Bordeaux dans tous les états miré, humé, gargarisé, craché, portraitiste chaleureux de vigneronnes et de vignerons, fait le Point dans le POINT.


 

-          La dégustation « Cinq semaines passées dans le Bordelais à goûter une fois, deux fois, et plus parfois quand on a un doute. Cinq semaines, c'est beaucoup, mais... c'est aussi très tôt. Les vins ne sont pas finis, il leur reste une étape déterminante à subir, celle de l'élevage, qui dure de douze à vingt-quatre mois. Il s'agit donc d'une indication pour l'achat primeur, d'une photo d'enfance et non de commentaires et jugements définitifs. » link


-          le contrat de confiance « Malgré le peu d'intérêt à l'international pour ce millésime en demi-teinte, les très grands crus n'ont guère baissé leurs prix par rapport à l'an passé. Cette attitude est justifiée avec plus ou moins de bonne foi par la faiblesse des rendements et la nécessité de ne pas dévaloriser encore plus l'image du 2013. En vérité, les marges dégagées les années de folie (2009, 2010) permettent de supporter les stocks des millésimes moins bons. C'est sans doute une occasion ratée de relancer les achats en Europe. Pour les autres vins, 90 % des volumes, les prix sont bas et stables. Comme tous les ans, nous avons aussi sélectionné des châteaux en dehors du devant de la scène : crus bourgeois, crus artisans, graves, bordeaux supérieurs, côtes-de-bordeaux, fronsacs, lalande-de-pomerol, saint-émilion, etc. Avec l'appui et l'aide des syndicats d'appellation, nous avons demandé à chaque producteur de garantir son prix primeur. » link


-          Jacques aime beaucoup les vigneronnes Caroline Artaud link  Marielle Cazaux link


-          Jacques aime bien les couples de vignerons Alain et Dolorès Bessette link  Joseph et Bernadette Arbo link


-          Jacques aime aussi les vignerons Arnaud d'Arfeuille link  Léopold Valentin link David et Laurent Siozard link

 

La photo par les bons soins de Michel Smith


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

patrick axelroud 31/05/2014 11:12


Une cloche coiffée d'une cloche ! Tautologie ? Pléonasme ? Redondance ? " 0u tant d'or se relèvent en bosse" se gaussait Molière des fats, des vaniteux et autre petits marquis.
Décidément le carillonneur ne cesse de fournir les cloches pour se les faire sonner.Une fois de plus il affiche sans vergogne le mépris dans lequel il tient ses clients. Il les rapproche du
touriste lamda à qui l'on refile cette liqueur d'or "Dantziger Gold Wasser" ce qui leur permettra d'épater leurs voisins de palier. Le carrillonneur est effectivement un homme qui compte, un
homme de poids ... comme un lingot

Michel Smith 30/05/2014 10:37


La photo est ici, pour ceux que ça intéresse ;-)


: http://decanter.media.ipcdigital.co.uk/11150/00000836f/ffa2/DSC-0011.jpg



JACQUES BERTHOMEAU 30/05/2014 10:39



merci Michel



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