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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 00:09

C’est fou comme certains du côté des appellations dites roturières de Bordeaux m’adorent, tel Jean-Dominique Poncet du château Font-Vidal link qui me tance parce que j’ai osé faire une petite chronique sur Jazz à Palmer pour connecter les amoreux du jazz sur ce concert diffusé en direct. « Décidément monsieur Berthomeau quand vous parlez de Bordeaux il n'y en a que pour les Cru Classé, pour votre info il y a de nombreuses propriétés qui font ce genre de manifestation dans l'aire d'appellation Bordeaux mais ce ne sont pas obligatoirement des "Cru Classé", vous pouvez aussi en parler même si c'est moins flatteur pour votre ego... »

 

C’est vrai que je passe mon temps à me goberger dans les châteaux huppés des GCC en compagnie de ma copine Marie de Saint-Drézéry et que l’été dernier, elle et moi, nous nous taillés un franc succès avec la grande saga de l’été « L’Ouragan sur les Primeurs se prénomme Marie»  link J’invite ce cher monsieur Poncet à prendre le temps de lire cette petite pochade. Pour le reste, je n’ai nul besoin de me justifier car ce serait céder à un commentaire sans fondement et inutilement agressif. Comme le notait très justement Charles Maurice, prince de Talleyrand-Périgord , fin connaisseur de l’ego « Tout ce qui est excessif est insignifiant. »

Vincennes-016.JPG

Pour ma part j’assume la part d’ego consubstantielle à l’exercice de la chronique et pour soigner son éventuelle dérive ou plus exactement son enflure je vais vous parler de la chochotte du boulon.

 

Qui est donc la chochotte du boulon ?

 

Dans la galaxie des gens du vin elle est un petit confetti perdu du côté de Robion, c’est dans le Vaucluse  et le Boulon c’est le nom du ruisseau qui traverse ses vignes. C’est son mentor Yves mossé qui a baptisé Doris Mossé la chochotte. Son histoire je l’ai raconté ICI link. Je l’avais rencontré au Parc Floral de Vincennes. Doris, petit bout de femme sympathique n’a évidemment rien d’une chochotte mais comme c’est maintenant sa marque de fabrique elle signe ses vins ainsi. Dimanche dernier c’est chez elle que j’ai fait mon unique dégustation du salon. Car trois ans après Doris Mossé est toujours là, certes elle a un peu abaissé de la voilure car elle ne cultive plus que 5 ha de vignes qu’elle loue et continue de faire son vin chez les autres. Avec la chochotte du boulon me voilà donc bien loin des ors et des dorures des grands châteaux de Bordeaux qui enflent mon ego et c’est une thérapie radicale.

cascavel.jpg 

J’ai goûté ses vins et croyez-moi ils valent largement certains des nectars se raccrochant à des vignobles de bien plus grande notoriété. Bien sûr, je sens venir la flèche perfide : je suis allé chercher Doris Mossé à la rescousse pour me dédouaner de mes amours avec Palmer. Et alors, je ne vois pas au nom de quoi certains viendraient me reprocher d’aller chez qui bon me semble. En effet, je signale aux archers de service que 99% des vins dont je parle ici sur cet espace de liberté sont payés avec mon bon argent. Je suis donc un consommateur et mes choix ne regardent que moi. Les GCC étant hors  de portée de mes moyens mes petites chroniques s’alimentent donc au gré de mes pérégrinations de parisien. Même que l’autre jour, invité par le CIVB à l’Alcazar j’ai dit grand bien d’un Clairet link d’un certain Château Penin. Caramba je suis fait, ce n’était qu’un simple Bordeaux !

 

Trêve de raillerie, revenons à ma chochotte du boulon et à sa cuvée Le Bien Élevé, qui, je le signale au Forgeron de Dana, le feuilletoniste es-Carignan le plus prolifique du début du XXIe siècle, celui qui donne le la de ce cépage trop longtemps vilipendé, est une cuvée fondée sur essentiellement du Carignan bien élevé en cuve, le grenache et le mourvèdre étant eux élevé en barrique. Mais si dans son énième épisode de Carignan Story il veut bien se pencher un de ces dimanches prochains dans les 5 du Vin sur la cuvée Carignan de Doris Mossé ça fera un très beau papier de notre chapeauté. N’est-ce pas là le terrain de prédilection des blogueurs que d’aller dénicher et faire connaître des vins tels que ceux de Doris Mossé. Ce n’est pas faire la charité mais participer à la chaîne d’informations qui permettra aux dénicheurs de vin de faire leur emplette chez des vignerons, en l’occurrence ici une vigneronne, qui ne feront jamais la Une de nos chères revues dédiées aux amateurs de vin.

 

La morale de cette histoire, si tant est qu’il faille en tirer une, c’est que le Taulier n’a pas de leçon à  recevoir sur les choix de ses sujets, en général ils lui viennent au gré de ses pérégrinations, comme ça, sans à priori ni volonté de faire plaisir à X plutôt qu’à Y. Je ne cultive aucune prévention vis-à-vis du grand vignoble de Bordeaux, tout comme je ne privilégie en rien les GCC, et je reste toujours disponible, même mobilisé pour toutes les justes causes : y compris celles du CIVB link Dans ma longue carrière j’ai côtoyé Louis Marinier qui fut l’un des ardents défenseurs de la cause des Bordeaux et Bordeaux Supérieur et lorsque j’ai écrit ce que j’ai écrit en 2001 j’ai pris grand soin de ne pas mettre tous les vins de ces appellations dans le même panier. Il n’empêche que, si j’ai bien lu le Plan Bordeaux, avalisé par les professionnels, il me semble qu’il y a du ménage à faire pour qu’une partie des vignerons puissent retrouver des couleurs et croire en leur avenir.

 

LA CHOCHOTTE DU BOULON

Impasse de la Juiverie – 84440

ROBION

Tél. + 33 (0) 6.08.41.71.02

dorismosse@hotmail.fr

 

Affaire à suivre…

Vincennes-015.JPG 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Alain Leygnier 01/04/2012 15:55


Je voulais dire "tribunaux", bien sûr. Les férus d'orthographe auront rectifié d'eux-mêmes.

Alain Leygnier 01/04/2012 15:53


En accord quasi-total avec Luc sauf, sur un point : l'absence de déterminisme. Il en existe au moins deux, absolument massifs : le déterminisme social et le déterminisme psychique. Promenons nous
dans les zones commerciales, les banlieures, les petits villages ruraux, les dispensaires psys, les tribunals etc. pour le constater. Quant à Hollande, il ne faut guère en attendre des miracles.
Entre le PS et l'UMP, ies différences degré sont de degré, et non de nature. Malgré tout, mieux vaut le moins pire que le pire tout court. 

Luc Charlier 31/03/2012 09:26


Le blog du Taulier va réellement se transformer en « chat » (prononcez tchatteu).


1) Pour les dialectes dérivés de l’allemand, comme l’Alsacien, le luxembourgeois ou le Schwitzerdütsch, il s’agit le plus souvent de
glissements phonétiques locaux et de références au haut-allemand de jadis (avec sa fameuse deuxième mutation consonnantique), ayant donné naissance à des idiomes bien à part. Je comprends assez
bien l’alsacien, pas mal le « letz » mais absolument rien au Schwitz, surtout quand c’est Stefan Eicher qui le met en musique.


Pour le « bas-allemand » (le groupe qu’on parlait dans la partie « basse » de la zone géographique germanique), il
a évolué vers le néerlandais et l’afrikaans. Pour le frison, qu’on lit facilement, c’est encore un peu différent( rattachement à l’anglais et au « scots »). Mais les Hollandais actuels
ont tellement incorporés de mots étrangers (français, anglais ...) que leur langue, identique en principe au flamand, s’y rapporte un peu comme l’américain à l’anglais, ou le québecois au
français. La différence, c’est qu’il s’agit d’un appauvrissement, et non pas simplement une différentiation.


Bon, ce que j’en dis, c’est juste un avis personnel. Les spécialistes me contrediront peut-être, je n’ai aucun formation de linguiste,
en dehors de quelques lectures spécialisées.


2) Pour Flaubert, cher Forgeron, tu dois commencer par lire sa « Correspondance », parue en livre de poche (3126 chez
Folio). Et après : « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar » ..... Qui peut faire mieux ?


3) A propos de plonger dans un univers, il faut qu’on aille faire ripaille dans le tien : le Garriane est devenu client et,
dès que j’aurai 3 sous, nous t’y inviterons puisque tu fus un peu notre parrain et comme l’entremetteur de celle que Denis Boireau appelle « la délicieuse Christine ». J’ai hâte de
découvrir leur cuisine.


 

Michel Smith 31/03/2012 07:51


Réveil ce matin suivi de la lecture de ton commentaire, Léon. Je ne vais pas rentrer dans les débats politiques n'étant pas loin de penser comme toi. Mais surtout, mille fois pardon d'avoir, dans
mon ignorance, confondu le Flamand et le Dutch. C'est un peu comme si l'on disait aux Alsaciens qu'ils parlent l'Allemand alors que c'est de l'Alsacien, non ? Pour le reste, je trouve que tu
vieillis fort bien... je veux dire aussi bien que ton vin ! Quant à Flaubert, il faut qu'un jour enfin je plonge dans son univers. Ce sera grâce à toi . 

Luc Charlier 30/03/2012 22:21


Ce n’est pas si simple.


 


1) D’abord, comme vous, j’ai longtemps écrit Mélanchon, comme mélancholie, alors que c’est Mélenchon, comme méléna.


Je ne connais pas réellement son programme, et ne suis pas appelé à voter.


Si je devais voter, ce serait Hollande, pas par enthousiasme débordant, mais pour le « vote utile ». Le scrutin majoritaire
à deux tours est un crétinisme, une débilité et une arnaque, anyway. Il n’y a que des Français pour l’accepter.


J’ai été encarté PC en Belgique, pendant 2 ans. J’en avais 18. Et nous « faisions » 8 % des voix. En vérité, je partage
encore à 100 % l’analyse marxiste, mais réfute les solutions collectivistes et suis un internationaliste convaincu : anti-capitaliste, anti-nationaliste.


Proudhon (avec ses errances) et l’anarcho-syndicalisme me plaisent. Si les libertaires n’étaient pas bordéliques et si leurs gosses
n’étaient pas souvent des bargeots, j’adhèrerais aussi.


A quoi je crois ?


Au travail, à la vérité et l’honnêté, à l’égalité entre l’homme et la femme, en l’absence de dieu ou de déterminisme.


Qu’est-ce que je souhaite ? Une redistribution des richesses et des biens, une éducation/instruction qui permette à chacun de
trouver un boulot qui lui convienne et qui soit utile à la collectivité, la disparition des privilèges et des profiteurs, une décroissance, une dénatalité, l’arrêt de l’énergie nucléaire
...


Et qu’est-ce qui va se passer dans un futur proche ? Le contraire.


Le capitalisme va encore creuser l’écart entre les nantis et les autres. La classe moyenne va disparaître. Nos gosses vont avoir une
vie de merde. La population mondiale va augmenter de manière colossale. L’Islam va envahir le monde (notez que je n’ai pas dit : « les Arabes », ce qui est stupide). Tout ce que
j’aime : la bonne bouffe, l’humour, la littérature, la musique faite par des musiciens instruits, la compétence, la nature sauvage, le monde rural, tout cela va disparaître.


Parmi vos « hommes politiques », j’avais du respect pour Arlette Laguillier, Jean-Charles Fitterman, Michel Rocard, Jacques
Delors et même Lionel Jospin – cherchez le huguenot !


Le plus faux-cul a été VGE.


 


2) Mon blog n’est JAMAIS écrit en hollandais. Dans le meilleur des cas, c’est du flamand !


Par contre, il est le fruit d’un EFFORT d’écriture. J’y passe plusieurs heures par jour. C’est cathartique, jouissif et ... ma fierté.
Mon idôle en écriture est Gustave Flaubert. Je ne possède pas son talent, n’apprécie que moyennement le personnage, mais, à force de ténacité, il a écrit les plus belles pages du roman en
français et je m’efforce d’apporter le même soin à ma « ponte ». Pour les anglophones, ce serait Herman Melville ou Ernest Hemingway.


Quand je collaborais à In Vino Veritas, je crois que j’ai fait des papiers très accomplis quant à la forme. Tout le monde s’en
foutait.


 


3) Je suis las et vieillis de 3 ans tous les 12 mois. Mais après 50 années à agir selon la volonté de mes parents – qui croyaient bien
faire, ce furent des braves gens – je fais enfin ce que MOI j’ai envie de faire. Je mourrai bientôt, sans regret et content. Mais je ne suis pas pressé.


 


Bonne nuit.

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