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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 15:30

L’irruption dans la campagne électorale de DSK sur le thème « comment avez-vous pu côtoyer un tel personnage, envisager même d’en faire votre candidat… m’a vraiment interpelé sur l’hypocrisie des élites appliquée à la crédulité du bon peuple. Sur le fond des affaires DSK moi je ne sais pas, pas plus que je ne le savais auparavant comme la plupart de ceux qui s’en tenait à ses compétences économiques et son parcours politique. Mon interrogation porte bien plus sur ceux qui, grâce aux basses œuvres d’une bonne police, eux savaient peut-être ? Alors, s’ils savaient pourquoi l’avoir proposé, au nom de la France, au poste de Directeur Général du F.M.I ? Si, comme nous, ils ne savaient pas alors qu’ils ne viennent pas jouer les écœurés de la 25e heure et nous salir. Qu’ils laissent DSK en tête à tête avec lui-même et, éventuellement, à la justice pour ce qui relève de son ressort.


En contre-point, la licence, la liberté des mœurs, le libertinage entre adultes consentants qui relèvent de la pure sphère privée, existent et, si je puis comprendre que ça puisse révulser les partisans de l’ordre moral, je me permets tout de même de souligner que sous les pavés de la pudibonderie se cachent souvent des doubles vies. À chacun d’assumer sa vie mais j’ai toujours eu beaucoup de défiance vis-à-vis de ceux qui se posent en parangon de la vertu. L’Histoire est pleine de secrets d’alcôve et comme le dit Christopher Walken dans Le Prince de New-York : « un poil de chatte peut tracter un navire de guerre ». Olivier Bardolle avec férocité écrit « Les grands mâles blancs dans leurs berlines allemandes noires et grises, crispés sur les commandes du pouvoir, ne veulent ni céder la place ni réduire leur train de vie. Ils ont des réseaux, beaucoup de talent, et sont pour la plupart des bourreaux de travail. Si seulement il n’y avait pas cette foutue pulsion sexuelle ! »


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Pour illustrer mon propos j’ai choisi un extrait des carnets d’un étrange personnage, Marcel Mathiot, qui à partir du 1 janvier 1927, alors qu’il n’a que 16 ans, va chaque jour écrire une page, accompagnée d’une date et d’un titre. L’entreprise durera 77 ans. Mais ce n’est pas là l’important : à partir du 23 janvier 2000, après 68 ans de vie commune, Marcel perd son épouse et ses carnets lèvent alors le voile sur ses innombrables et durables liaisons. Ces carnets n’étaient pas destinés à la publication c’est ce qui fait leur intérêt. « Marcel plaît. Aux femmes, et même aux jeunes femmes. Il plaît à tout le monde, entouré d’une sympathie qu’il feint de ne pas s’expliquer lui-même. Mais c’est si rare de rencontrer un vieillard qui ne soit pas le moins du monde réactionnaire. Il a traversé le XXe siècle, et conclut sa promenade terrestre avec un aphorisme qui le résume tout entier : « Le bon vieux temps, c’est aujourd’hui… » écrit Philippe Delerm dans sa préface.

 

3 mai 2001

Enfin !... le vrai visage du baise-seller

 

Le 15 avril, à propos du livre de Catherine Millet, La Vie sexuelle de Catherine M., je me posai la question : qui osera s’indigner ? Aujourd’hui, dans le Nouvel Obs, Jérôme Garcin, avec humour, porte un jugement vrai sur cet étalage de partouzes et de baisages sans fin. Mme Millet baise comme elle respire depuis l’âge de 18 ans. Elle s’offre à qui le veut, que le partenaire soit beau ou laid, maigre ou bedonnant, propre ou sale. Dans les partouzes de cent cinquante personnes ( !), elle prenait le sexe d’un quart ou d’un cinquième, soit de plus de trente mâles… Quand le premier  a fini, un autre s’y met, c’est la « tournante », le travail à la chaîne. Forcément, succès du livre, enthousiasme des critiques !

Livre poisseux, partouzes de papier. Une photo nue de la dame, banale, des seins sans opulence.

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29 janvier 2001

Ce n’est pas raisonnable !

 

Lundi matin. Je m’arrache des bras de Mado. La vitre avant de ma voiture est couvertes de glace, la buée se forme sans cesse à l’intérieur. À mon âge ! Je me retrouve épuisé, essoufflé, malgré les prises de Ventoline. Ça ne peut pas durer comme ça ! Je vais me tuer ! Nous avons fait l’amour avec voracité, samedi après-midi et soir, dimanche matin, après-midi et soir, lundi matin. Six fois dans ce week-end ! Rien à faire, dès que nos chairs nues se touchent, un irrépressible désir monte en nous.

Il faut que je réagisse, je vais en crever.

 

NB. Marcel Mathiot a donc alors plus de 90 ans et Mado 81 ans

 

21 avril 2003

 

La lubricité

 

Qu’est-ce qui me prends ? Une frénésie de xuelle avec Mado, de samedi soir à ce lundi après-midi. Tout le week-end pascal nous n’avons pas cessé de nous posséder

La seconde nuit, je décide de rester en pyjama pour éviter le contact de sa chair. Je me réveille à 5 heures. Un désir me prend. Je la prends par les eins, qui me paraissent gonflés, ce qui provoque une violente érection. Je la pénètre par-derrière, elle réagit à coups de reins, nous sommes deux bêtes.

Nous nous endormons quelque temps. Au réveil, nouveau déchaînement, elle me chevauche, les yeux exorbités, et retombe sur moi en pleurs.

 

Attention, les carnets de Marcel Mathiot ne sont pas du tout une chronique de sa vie sexuelle mais celle d’un amoureux de la liberté qui porte un regard sur son temps. « Marcel Mathiot est une de ces créatures solaires qui donnent aux autres leur sens de la lumière. Et s’il ne savait pas encore pour qui, il savait bien pourquoi il écrivait. » conclut Delerm. Marcel Mathiot a été instituteur à Contigné Maine et Loire dont le maire a été jusqu’en 1984 Jean Foyer le très sérieux Garde des Sceaux du Général de Gaulle.  Marcel sera son secrétaire de mairie jusqu’en 1977.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

bionnet 09/05/2012 12:12


allea, soyons courtois: vive les pipelettes priapiques comme dirait Passou

Luc Charlier 08/05/2012 18:11


Cela me laisse songeur .... entre autres. Qu’est-ce que le FMI ?


Foufoune mouillée inassouvie ?

Michel Smith 08/05/2012 16:45


Eh ben dis donc... Paraît que ça baise sacrément dans nos maisons de retraite...


 

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