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               Vin&Cie, l'espace de liberté

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est
" un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..."
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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 00:00

Rio, Kyoto et la semaine prochaine Copenhague, les tambours médiatiques roulent et tonnent. Les images grandiloquentes fleurissent : « Je pense aux traités de Westphalie au XVIIe siècle » proclame Benoît Faraco de la Fondation Hulot. Les news magasines se verdissent, tel le Nouvel Obs. jamais en manque d’un ripolinage à bon compte, confie à Cohn-Bendit le poste de rédacteur en chef. Greenpeace, après avoir dépoilé dans les vignes se rue dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Bref tout le monde glose, tribunelibrise, le débat fait rage entre les experts du GIEC et les climato-sceptiques. Bien évidemment sur cet espace de liberté je ne vais pas rajouter au barouf mais dire que tout est possible si chacun y met du sien. Bien sûr certains me rétorqueront que ce n'est pas l’addition de petits riens qui contribuera significativement à réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique. J'en conviens mais il est si facile de signer des pétitions, de manifester, de protester, tout en continuant à vivre si je puis m'exprimer ainsi, salement, c'est-à-dire sans s'appliquer à soi-même ce que l'on demande aux fameux autres. 

Je vis depuis 1975 dans le Petit Paris enserré par un double périphérique et cerné par de mornes ou de luxueuses banlieues. Très vite j’ai fait le choix du vélo car les transports publics aux heures de pointe sont des bétaillères nauséabondes et inconfortables. Pour autant je ne suis pas un écologiste. Je n’ai jamais voté vert. Pour autant aussi j’estime que les villes ne sont pas faites pour être engorgées par des véhicules à moteur à explosion. Depuis fort longtemps tous les véhicules publics : poste, EDF-GDF, Ordures ménagères, bus, ambulances, police, voitures officielles etc. parcourant de courtes distances en ville et en capacité de recharger des batteries en des points de stationnement devraient être électriques ou au moins mixte. Même tarif pour les véhicules de livraisons et une bonne part des taxis. L’effet de masse, réduisant les coûts de production et permettant la recherche-développement, le permettait. De même le tout transport routier au détriment de l’approche ferroviaire participe à l’horreur des litanies de camions venant contourner Paris au plus près. La SNCF, même avec ses pesanteurs, lorsqu’un vrai défi lui est lancé, tel celui du TGV, aurait pu le relever. Bien au contraire, la paresse intellectuelle, le choix de la facilité nous ont conduit à l’absurdité de l’engorgement des grandes métropoles urbaines. Dieu que Paris est agréable après 21 heures. Il m’arrive parfois, lorsque je me rends dans un lieu mal desservi dans Paris ou en banlieue, avec ma Twingo (si la petite voiture électrique existait j’en aurais une)  de prendre un réel plaisir à conduire. À l’origine la voiture individuelle symbolisait la liberté. Quand je vois toutes ces bagnoles, culs à culs, emplies de gus et de nénettes surexcités, je ne peux m’empêcher de penser que beaucoup d’entre eux, en dehors des éternelles fausses bonnes raisons invoquées pour se justifier, pourraient aller et venir autrement dans Paris.

Tout ça pour vous offrir en ce premier samedi de décembre quelques minutes de poésie un brin nostalgique avec la chanson de Nino Ferrer : « La Maison près de la fontaine » et pour ceux qui aimait Nino Ferrer allez sur son site www.nino-ferrer.com 

La maison près de la fontaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est le progrès.Et c'est normalCe n'est pas si malL'essence, la guerre, la sociétéMais ça sent l'hydrogène sulfuréLes arbres ont disparuA fait place à l'usine et au supermarchéLa maison près des H.L.MAvec les petites filles et les canards.On se baignait tout nu, tout noirOn allait à la pêche aux écrivisses avec monsieur le curéLes guêpes et les nids des oiseauxAutour il y avait le silenceL'automne, l'enfance, l'éternitéEt le désordre et l'obscuritéSentait la confitureCouverte de vigne vierge et de toiles d'araignée
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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