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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 00:09

J’ai commis récemment dans une autre crémerie une chronique « Le vin et la vigne sont-elles des valeurs sûres ? » link qui a fait un succès d’estime.

 

La réponse à ma question sur le vin m’est venue d’un spécialiste de la question : Alain Bradfer co-auteur  avec Yves Legrand de la Cote des Grands Vins de France dont l’édition 2012 vient de paraître chez Hachette vins

 

Définition du lexique des finances «Le rendement d'une obligation est appelé rendement actuariel, et il varie au fil du temps, en fonction du cours de l'obligation. Le rendement actuariel représente la rentabilité obtenue en gardant l'actif financier (fréquemment une obligation) jusqu'à son remboursement et en réinvestissant les intérêts au même taux actuariel.

La méthode Bradfer : les prix de vente en primeur s’entendent en prix public, à savoir le prix de sortie du château augmenté de la marge du négoce et de la TVA. Ces prix sont corrigés des effets de l’inflation.

 

La cote est celle retenue par la Cote des grands vins de France, établie par la collecte des résultats enregistrées dans les ventes publiques (en France, Grande-Bretagne, Suisse, Belgique et Pays-Bas) au cours de l’année. La moyenne est établie sur la base d’un minimum de quatre transactions constatées sur le même millésime d’un même vin après élimination des extrêmes témoignant d’un mauvais état du flacon ou d’un coup de folie d’enchérisseurs.

Le rendement actuariel d’un placement vin : on pouvait s’en douter : la rentabilité d’un « placement en vin » ne présente d’intérêt qu’en jouant la carte des premiers crus classés et assimilés. A l’exception de Carruades de Lafite-Rothschild second vin entraîné dans le sillage du premier, dont le marché est quasi-exclusivement chinois.

 

Par ailleurs, l’envolée des prix de sortie que l’on peut dater du millésime 1995 démontre que l’achat en primeur présente désormais peu d’intérêt par la disparition de la règle tacite selon laquelle l’acheteur en primeur bénéficiait d’un décote de 30% par rapport au prix de mise sur le marché en contrepartie de son apport de trésorerie à la propriété.

A l’exception des premiers crus classés, le rendement moyen calculé sur onze millésimes couramment vendus s’avère plus médiocre que celui d’un placement sur un Livret A. Un constat qui renvoie à une évidence : un vin est conçu avant tout pour être bu.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Antonin 12/10/2011 10:26



Oh, on nous aurait menti ?! Billet à contre-pied de ce qu'on lit régulièrement, et étayé avec ça, merci Jacques. Je "tweet" !



Michel Smith 12/10/2011 09:29



Bien d'accord : un vin est fait pour être bu. Ça ne m'empêche pas d'en mettre de côté pour mes fils en espérant qu'ils le boiront... car effectiuvement, en dehors de quelques GCC, ça se revend
très, très mal...



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