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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:09

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C’est à dessein que je reprends à mon compte le titre du célèbre roman d’Alexandre Soljenitsyne, non pour son contenu, mais parce qu’il évoque la mise à l’écart. Le Cancer, comme le SIDA, fait parti des maladies innommées : « décédé à la suite d’une longue maladie... » écrit-on. Ce silence me trouble, la maladie fait peur, on la cache, on l’occulte, comme si ne pas en parler l’exorcisait. Je ne pousse pas plus avant car comparaison ne serait pas raison.

 

En effet, je reviens à mes moutons si je puis m’exprimer ainsi. Avec l’ESB puis le virus H5N1 les maladies de nos amis les bêtes sont entrées dans le cercle de nos peurs. Du côté du végétal ce ne sont pas les maladies qui effarent se sont les posologies qui qu’on leur administre qui jettent le trouble dans les têtes. « Ils nous empoisonnent avec leurs pesticides, insecticides et autres herbicides... » proclament les uns, et « le Cu c’est du lourd... » rétorquent les autres. Moi, qui ne suis pas très intelligent comme l'a souligné samedi un courageux commentateur anonyme, j’ai toujours du mal à me faire une opinion face au traitement de la maladie ou des maladies graves, celles qui mettent le pronostic vital en jeu. Comme je ne vais pas raconter ma vie, sinon les chasseurs d’ego vont me tirer à vue, mais simplement souligner que j’ai eu que très peu recours à la pharmacopée n’étant passé sur le billard que par 3 fois pour des histoires purement mécaniques (dont une le syndrome de Kent, dit Wolf Parkinson White qui aurait pu m’envoyer en l’air) je manque de recul, de vécu.

 

Éclairez-moi chers vous qui êtes dans vos vignes ! Dites-moi ! Comme l’écrit dans un futur livre une bonne amie il y a de quoi être tétanisé par l’oïdium qui aime la pluie, le mildiou le temps chaud, gris et humide. Quand ce n’est pas l’une c’est l’autre, elles se succèdent, se croisent, comme qui dirait selon l’expression en vogue « elles sont incontournables... » Alors médecines douces, homéopathie, recettes de bonne femme ou produits de la pharmacopée industrielle ? Est-ce tout blanc d’un côté et tout noir de l’autre ? En posant ces questions je ne joue pas au faux naïf je cherche à comprendre tout simplement.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Arnaud Faupin 01/02/2011 15:47



Bonjour,


Je suis tout à fait d'accord avec pphilippe13.


Un des meilleurs moyen pour raisonner les applications est de "préparer" le vignoble a être plus résistant, permettre une plus grande bio diversité de la faune et de la flore, augmenter la vie
biologique des sols et apporter à la vigne une nutrition équilibrées, calculée et préparée selon ses réels besoins.


Je profite pour envoyer toutes mes félicitations pour ce blog très rafraichissant, que je ne peux pas lire tous les jours, mais dont les liens vers les articles m'attendent patiemment dans ma
boîte à mail...



PATRICK BAUDOUIN 29/01/2011 01:33



Jacques, pour aller dans le sens de Philippe, tu pourrais aussi solliciter Lilian Berrillon, le pépiniériste qui était avec nous à Chateauneuf. Il  travaille sur un amont important des
maladies de la vigne : la diversité génétique des plants, leur sélection...



olivier de moor 27/01/2011 07:33



ce matin à la radio au réveil. Hors sujet si vous voulez. De la mâche avec un herbicide interdit...


http://www.mdrgf.org/pdf/derogations_pesticides_janv2011.pdf


 



pphilippe13 25/01/2011 19:22



 


Bonjour Jacques


Je vois qu'il y a autant d'approche quand à la phytothérapie de la vigne que d'acteurs. Voici donc la
mienne.


Le traitement le moins nocif et pour le porte feuille et pour l'applicateur et pour l'environnement, c'est celui
qu'on ne fait pas.


L'enjeu de cette réflexion c'est donc de mettre en place un dispositif qui permette  au vignoble
d'acquérir une certaine résilience , aïe quesse que c'est ?


Dispositif : Le dispositif crée une propension à certains types d’actes, une
tendance à ce que certaines choses «arrivent». Foucault


résilience : la résilience est un terme de la physique qui définit, en mécanique, le degré de
résistance( c'est à la mode : ndr ) d’un matériau soumis à un impact.


En pratique : On peut créer, au vignoble, les conditions pour que la vigne ne soit pas
en déséquilibre. Comment ? En favorisant la biodiversité ( enherbement, haies, petites parcelles, bosquets, nichoirs ...) En favorisant les fumures organiques, en choisissant correctement ses
portes greffe, son système de taille et de palissage .


Une fois ce « dispositif » en place, la vigne est moins sensible aux
ravageurs, tout simplement parce que les ravageurs quels qu'ils soient ( champignon, bactérie, insecte ...) évoluent dans un milieu déjà occupé , où ils trouvent de nombreux adversaires et concurrents.


Pour mon cas personnel, j'ai arrêté les insecticides depuis dix ans. Non pas que les eudémis et autres acariens ont disparu,
non. Mais les dégâts qu'ils peuvent occasionner sont mineurs en comparaison du coup énergétique et écologique nécessaire à les combattre.


Une fois ce dispositif en place, tout n'est pas
réglé. Les conditions peuvent devenir vraiment déséquilibrées ( pour cause de petits matins brumeux comme chez nous en 2010 où le mildiou a frappé ) mais en moyenne le vignoble se défend mieux,
et d'autant mieux qu'il est grand et d'un seul tenant. Alors le cuivre et le soufre peuvent contenir mildiou et oidium à dose réduite, voire nulle si la parcelle est bien ventilée . Des produits
complémentaires font leur apparition ( argiles, huiles essentielles ...) A n'utiliser que si le dispositif est en place et les pulvés « prêts à bondir ... »


cordialement


ps : pour approfondir un mail issu d'un forum bio
:


 Je vous joins un
pdf (Interactions between soil structure and fungi, Ritz 2004) qui démontre l'importance d'avoir une vie biologique dans les sols pour contenir les "pathogènes".


http://users.aber.ac.uk/gwg/pdf/ritz.pdf






olivier de moor 25/01/2011 13:33



On peut en effet constater certaines évolutions dans le vignoble. on peut aussi en regreter d'autres...


Sur cette question, il me semble aussi que le problème est le temps.


Le cuivre est utilisé en viticulture depuis 1oo ans (mini). On est connait les limites. On peut aussi présicer que les doses utilisées par traitement ont été fortement réduites pour la même
efficacité.


Alors qu' à titre d' éxemple combien de temps a-t-on mis pour se rendre compte de l' aspect hautement toxique du DDT? Combien de temps a-t-on mis pour interdire son usage, et surtout combien de
temps continuera-t-il à avoir des incidences dangereuses pour notre santé collective.


Donc si l'on considére les limites de la procédure des autoristions de mise en marché des Pesticides, combien de temps va-t-on mettre à  bien mesurer les "inconvénients" des pesticides
actuels, combien de temps va-t-on mettre à les interdire si necéssaire, et combien de temps aura-t-on à en subir les potentielles incidences néfastes quand elles le sont ?


j'ai peur qu' au Pavillon des lauriers il soit tard pour se réveiller...



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