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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 00:09

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Mars-Avril 1982, le n°2, une belle couverture surprenante, un édito où il est question de sillonner le timbre-poste de Pomerol à vélo « car c’est ainsi, au gré des mollets, que se livrera le mieux cette petite étendue verte, où il est si aisé de se perdre qu’on dirait un labyrinthe plat. C’est à bicyclette, et la fatigue aidant, que vous sentirez le mieux où commence et où finit exactement, ce fameux plateau argilo-graveleux où naissent les meilleurs crus, et toutes ces nuances épidermiques, géologiques dans lesquelles nous promène Jean-Claude Berrouet, notre guide pomerolais. » Ayant pratiqué ce pédalage à la veille du dernier Vinexpo je puis attester que c’est la meilleure manière de s’imprégner du lieu, sauf que moi, c’était un samedi, je n’ai trouvé que des maisons closes, alors que les cyclotouristes de l’amateur ont eu la chance d’y rencontrer les gens.

 

Avec l’aimable autorisation de Georges Bardawil je pourrais vous offrir le fruit de cette promenade mais, comme j’ai un goût prononcé pour la provocation, mon choix s’est porté sur un autre article : les vins-surprise des années cancres. Reste que, ayant de solides attaches et inimitiés pomerolaises link rien ne m’interdit de revenir sur ce périple à bicyclette comme le chantait le grand Montand.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

laurentg 10/02/2011 10:09



Sacré Luc


Quel verve débordante !


Il y a eu je crois des Palmers hermitagés.


On dit que Rayas 2002 n'est pas tout à fait cela.


Ces Latour et Lafite 73 étaient bien en place, sur des goûts certes vieillis (mieux que le Palmer 1937 mort bu vendredi dernier en fin de verticale).


Les confisions d'origine sont de plus en plus dure avec le vieillissement du vin.


Un Bessards de Delas 90 pris pour un pinot, un Clos de Tart 90 pris pour un  châteaunuef ...


Et sur 1960, je pense surtout aux vins mutés de la valée du Douro, où je me rends régulièrement.



Luc Charlier 09/02/2011 14:45



Laurent, je vais une fois de plus mécontenter les inconditionnels du 33. Ne crois-tu pas que certains « millésimes » (et je
pense notamment à 1977 ou 1980, comme les Giscours de l’époque Tari) devaient contenir autre chose que du jus de cette année-là ? Que faire du vin de presse de 1976 ou 1978, de 1979 ou 1981,
quand il était concentré et encadrait un millésime plus fluet ? Non pas que cela n’ait pas lieu dans d’autres régions ou d’autres pays, mais au moins ceux-là n’ont-ils ni le manque fréquent
de maturité des CCHM, ni leurs prix, ni la morgue de leur propriétaires.


Ensuite, ta « méprise » entre un pinot noir de Côte d’Or et des cabernets girondins, dans un millésime de faible
ensoleillement et au bout de nombreuses années, tout le monde l’a expérimentée des dizaines de fois. Ces vins sont au bout de leur course, décharnés et rentrent dans le « tronc commun
final » de toutes les trop vieilles bouteilles : du giboyeux, du cuir mal tanné, de l’écorce d’orange amère, du sous-bois pas net, de la sueur de cheval de trait ... Il y en a pour
aimer cela. Je pense moi qu’ils auraient intérêt à consulter un dentiste qualifié. Même quand on est hélas obligé de cotiser à la MSA, avec une bonne mutuelle complémentaire, les soins des
arracheurs de dents sont abordables et, au moins, ils ôtent la mauvaise haleine et le goût pour les vins usés.


Tu sais que, en 1960, le sixième vignoble du Marlborough County, en
partant par la gauche, a produit une cuvée spéciale fantastique à base d’aramon et de seyval. C’est un Master of Wine qui me l’a dit !



laurentg 09/02/2011 10:15



Je veux dire aussi que globalement, Palmer a déçu, surtout dans les millésimes des années 1980.


Et nous n'avons pas goûté les millésimes les plus récents, produits sous l'impulsion de Thomas Duroux.


La verticale de Bel Air Marquis d'Aligre fut nettement plus enthousiasmante.


PS : je suis de 1960 !



laurentg 09/02/2011 10:13



Luc,


Sans polémique, je voulais dire que ces 62 et 67 ont plu alors que les millésimes ne sont pas forcément d'une grande réputation.


Il y a peu, on m'a proposé un beau duo à l'aveugle. Je voyais 2 vins vieux, intéressants, le premier en Bourgogne, le second en Bordeaux.


Il s'agissait de Lafite 73 et Latour 73.


On s'est dit que quand même le terroir ...


 



Luc Charlier 08/02/2011 12:22



Non, ça alors !


La mère de ma fille était de 1961. Elle n’aurait pas aimé qu’on la traite de vieux millésime. On a bien apprécié un Pape Clément
(rouge) de cette année-là, lorsque nous étions encore ensemble. Tout le monde s’en fout, cependant.


Excuse-moi, Laurent, j’apprécie souvent tes commentaires mais cette fois je me suis laissé aller. Tu veux sans doute dire que 1962 et
1967 sont de petits millésimes ... à Bordeaux (dont pas tout le monde mais beaucoup d’amateurs se foutent pas mal aussi d’ailleurs) et que pourtant Palmer etc .... Il y en a même qui
boivent du Lafite, c’est vous dire !



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