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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 00:09

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Le Miroir à deux faces est un film français réalisé par André Cayatte, sorti en 1958 avec deux monstres sacrés du cinéma français : Michèle Morgan et Bourvil. « Tardivet, petit professeur besogneux, personnage mesquin, épouse par la voie des petites annonces Marie-Josée, dont le physique est disgracieux. Victime d'un accident de la route, Tardivet est soigné par le docteur Bosc, célèbre chirurgien esthétique. Bosc, ayant vu sa beauté cachée, opère Marie-José. La transformation est totale. Devant cette femme devenue trop belle et qu'il ne considère plus comme la sienne, Tardivet amer et haineux, tue le docteur Bosc au moment où Marie-José voulait refaire sa vie… »


Ce petit chapeau, dans la plus belle veine de la minute culturelle du Taulier, est là pour m’éviter de me faire accuser de basher Bordeaux, ses vins pas son maire qui lui se fait tancer par l’inénarrable Guaino.


En effet, que lis-je sous la plume de César Compadre grand visiteur de châteaux ? Publié le 02/07/2014


«Patient au bord de l'asphyxie cherche médecin urgentiste pour lui sauver la peau. » Voilà l'annonce qui pourrait se trouver au chevet du lit des primeurs, des malades bordelais obligés de rentrer à l'infirmerie. « Jamais une campagne n'a été aussi mauvaise. Mon business a fondu de 50 %. Si nous n'avons pas un beau millésime en 2014, faisant envie aux amateurs, je mets la clef sous la porte », assure un professionnel chevronné de la place bordelaise, plaisantant à peine sur son avenir.


En effet, les indicateurs sont passés ce printemps au rouge (la période d'achat s'écoule d'avril à juin). La mécanique est enrayée. L'offre des 200 vins de l'élite concernés par ce système de mise en marché qui n'existe qu'en Gironde (à cette échelle) n'a presque pas trouvé preneur. Choux blanc. »

 

La suite ICI link


Le même jour, sur le blog « Côtés quartiers » par Ixchel Delaporte journaliste à l’Humanité sous le titre Au pied des grands crus poussent les raisins de la misère je lis :


« La vigne, ça détruit. Ma mère s’est fait opérer plusieurs fois. Je connais, c’est très dur. Mais, je n’ai pas le choix, il va falloir que je dépose des CV dans les châteaux. Je calcule tout au centime près : essence, loyer et nourriture… Je me prive en permanence», lâche Emilie, fille de viticulteurs, native de Lesparre-Médoc. C’est dans cette petite ville située au cœur de la presqu’île du Médoc que commence le « couloir de la pauvreté ». Un territoire baptisé par l’Insee, la CAF et la MSA (Mutuelle de santé agricole) qui s’étend de la pointe du Médoc jusqu’à Agen, sur plusieurs départements bordant la Garonne et ses affluents. Ce couloir, qui alterne petites villes et zones rurales, a la particularité d’abriter une population faiblement qualifiée et peu rémunérée, soumise aux contrats saisonniers. Qu’il s’agisse de la vigne, soit près de 80 % de l’activité économique, ou du tertiaire, tous les voyants sont au rouge. Entre 2010 et 2013, le nombre de personnes percevant le RSA socle est passé de 90 000 à 98000. Résultat : plus d'un Aquitain sur huit vit sous le seuil de pauvreté, l’équivalent de moins de 950 euros disponibles par mois. Sur les 226 jeunes suivis par la mission locale à Lesparre et Gaillan-en Médoc, 41 % sont sans qualification et seuls 32 % possèdent le permis de conduire. « Ici on peut être sûr d’avoir du travail toute l’année avec la vigne, mais il faut le permis. Or, la plupart des jeunes n'ont pas les moyens de payer 1500 euros. La question de la mobilité est centrale dans une région où il n'y a qu'un train qui relie à Bordeaux et où les bus ne relient pas les villages entre eux », témoigne Vina Seedoyal, conseillère emploi. »

 

L’intégrale de la chronique ICI link


Compadre écrit « Avec la mise en marché du millésime 2013, l’élite du Bordelais vit la plus noire campagne primeur de son histoire. Un système malade de ses excès qu’il faudrait réformer »


Delaporte écrit « Le Médoc est une région enclavée. Certains jeunes n'ont jamais mis les pieds à Bordeaux. Et puis, il y a un côté seigneur ici... Qui aurait intérêt à ce que les ouvriers agricoles fassent plus d'études ? Sûrement pas les propriétaires des châteaux... ».


Le Miroir à 2 faces de Bordeaux ?


On va m’objecter : l’Humanité, ce sont les rouges le couteau entre les dents, la CGT, mais du côté de Sud-Ouest et du visiteur médical César Compadre qu’est-ce-donc ?


Comme le disait ce bon Mgr Marty, avec son accent rouergat : « je m’interroge ? »


Je reste dubitatif sur la santé et la pérennité du « modèle bordelais », si tant est qu’il en existât un, et j’aimerais que l’on me dise où est passé le plan Bordeaux.


Merci par avance.

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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