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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 00:09

 

Mes chers administrés,


Dès que j’eus su, par l’entremise du Président Patrick Hoÿm de Marien, que le Taulier, qui a toujours eu l’amabilité de relayer sur son « espace de liberté » (1) nos initiatives communales, se déplaçait au domaine de Verchant sur les terres de nos voisins et néanmoins amis de l’Hérault pour participer aux IXe journées techniques de Vino Latino, j’ai convoqué en urgence mon Conseil Municipal. De plus le sujet traité : Quelle hiérarchisation pour les vins ?, je le pressentais, ne pouvait qu’attiser le contentieux entre nos deux belles coopératives, la mienne L’Étoile la cave coopérative des « blancs » qui ne fait que des rouges, et celle d’Ulysse Vergnes président de la cave des « rouges » La Moderne  qui a fusionné avec la cave de « Saint-Gapour » la commune d’à côté rien que pour faire du tort à la nécessaire union communale et qui fait de tout comme le supermarché de la sous-préfecture. Contentieux que notre Achille Gauche, seul vigneron en cave particulière de notre commune, ne pouvait qu’attiser surtout qu’il venait de nous annoncer que le Taulier serait à Orange aux journées des VIF.


Bien évidemment, j’avais aussi convoqué pour assister à la séance le club Facebook «Tous derrière les vins de Losse-en-Gelaisse» que, soit-dit en passant, ce mécréant d’Ulysse Vergnes appelle, vu son appellation, le club Fesses Bouc, et le club du 3ième âge de tricot féminin de Losse-en-Gelaisse «Les aiguilleuses du ciel» qu’Achille Gauche, qui est en cave particulière et qu’a toujours été plus porté sur les jupons que sur la vinification, notre DSK à nous, appelle « les chroniqueuses du fiel » vu que la présidente en est  Eugénie Poulain, l’ancienne bonne du curé, qui n’a pas sa langue dans sa poche, a dit à qui a bien voulu l’écouter, et elles sont nombreuses, qu’il ferait mieux de mettre des glaçons dans son pantalon plutôt que dans son Ricard.


La séance a été houleuse vu que ce démagogue d’Ulysse Vergnes a de suite voulu faire voter une motion préalable qualifiant la hiérarchisation des vins de notre vignoble : d’entreprise visant à la mainmise du grand capital sur le passé glorieux de la coopération viticole, appuyé par ce sournois de Gauche qui en rajoutait trois couches en regrettant la non-participation du Forgeron de Dana qui, bien que vivant chez les catalans, lui paraissait le seul capable de planter l’étendard de la révolte des gueux sur le sommet des chais de ceux qui singent les châtelains de Bordeaux.   

 

Rejetée à mains levées !

 

 Ulysse Vergnes, pas bougon des cépages pour deux sous, a contre-attaqué en proposant que les deux Conseil d’Administration s’y rendent alors en car. S’en est ensuivi un long débat pour savoir quelle serait la quote-part de chaque cave pour payer le car : basé sur les volumes ou sur le chiffre d’affaires ? L’Achille Gauche qu’avait pas pipé mot a soudain tapé sur la table du Conseil  pour proclamer « et moi je sens le gaz ? » et d’ajouter « tels que je vous connais si par hasard vous tombiez d’accord sur le paiement, je suis sûr que vous continueriez à vous empailler pour savoir quel serait le bénéficiaire de vos largesses sur le dos de vos coopérateurs ? Vous avez vos habitudes, je ne vous vois pas en changer. Et puis, je vous le dis, au cas bien improbable que vous mettiez d’accord, je vous colle un abus de bien social au cul ! »


Ça a jeté un froid. Nous nous serions crus revenu au temps de « la guerre du sucre » où, sur dénonciation anonyme, l’un des nôtres fut alpagué sur le tarmac de l’aéroport de Toulouse alors qu’il portait une lourde valise.


Suspension de séance et prise de paroles immédiate de nos deux femmes : la présidente du club Face de Bouc et celle des Tricoteuses du Ciel : « C’est elles qui iraient sur leur cassette personnelle ! » Pas entendu une mouche voler et nous avons pu passer aux choses sérieuses : le vin d’honneur. Le Compte-rendu est de leur encre (si c'est écrit trop petit prière de le réclamer au Taulier par les voies habituelles ou à v.crispel@lagencevinifera.fr 


Amédée Costes,

 

le maire de « Losse-en-Gelaisse », charmante bourgade sise dans un coin reculé de la France profonde, tout au bout d’une route départementale pleine de nids de poules, et qui n’a jamais reçu la visite de Jay Miller et de Pancho Campo…

 

(1)

Le maire de «Losse-en-Gelaisse» à l’attention de Mr Paul Dubrule président du Conseil Supérieur de l’Oenotourisme link

 

Le maire de « Losse-en-Gelaisse » aux soi-disant gastronomes patentés au portefeuille étoffé link


Délibération du Conseil de Losse-en-Gelaisse en date du 8 décembre : faut-il faire appel à Robert Parker pour le mondial de l'aramon?link


Lettre des Présidents de l’Étoile et de La Moderne de Losse-en-Gelaisse qui sont dans le besoin de subventions pour écouler leur vin dans les Pays tiers.link 


Lettre du maire Losse-en-Gelaisse : « la vérité est verte, disons-là vertement » disait Vauban alors « vive le cul de la Pyramide des vins de chez nous ! » link

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 15/05/2012 19:45


Mister Masson, vous apportez de l’eau à mon moulin : ce n’est pas « un Minervois AOC » qui a conquis vos hôtes, mais
bien le Ch. Cabezac. Et ce n’est pas Margaux qui a déçu (c’est la commune de Kirwan, non ?), mais un des nombreux GCC du Médoc qui ne valent pas grand chose. Pourtant, on nous présente 2000
comme exceptionnel chez les osmoseurs inverses.


Allons plus loin : comment comparer un lopin de terre de 1410 ha (d’après le « Dico-du-Vin », je n’ai pas recoupé cette
source) et un pan entier de la Montagne Noire, 4712 ha ?


La préoccupation du taulier, quand il « rapportait », était – pour faire simple – de favoriser la connaissance du vin de
France à l’étranger et aussi son image, de maintenir l’emploi agro-viticole là où il pouvait être sauvé, et d’améliorer la qualité des produits. Je crains que le combat pour les AOP – ce sera
bientôt le terme adéquat, qu’on y résiste ou non – ne sert aucun de ces buts : seuls des archi-amateurs connaissent votre fameuse « pyramide » à l’étranger (et même en
France) ; beaucoup partagent l’expérience sus-décrite (un obscur délicieux et un prétendu grand seigneur quelconque) : les Mandchous ou les Cantonais se moquent pas mal du taux de
chomage en Côtes de Blaye ou dans les Corbières ; enfin, aucun label ne garantit la qualité mieux que le nom du vigneron qui a rempli la bouteille.

Pierre Masson 15/05/2012 17:16


Michel Smith parle d'or et j'approuve totalement sont raisonnement. En effet pourquoi la Livinière (pour citer un exemple tout frais)  produirait systématiquement de meilleurs vins
que Le reste du Minervois ? Ce samedi, pour mon anniversaire j'ai servi un Chateau Cabezac (AOC Minervois), Cuvée Belvèze 2004 : un vin magnifique et unanimement apprécié par des convives qui
connaissait peu ou pas le Minervois en encore moins Cabezac. Derrière le Chateau Kirwan 2000, servi en magnum et 3ème GCC a du s'incliner. Dégustés aussi hier les vins d' Hervé Bizeul. Sont
ils prévus d'être classés en Grands crus comme il le mériteraient ? Oui, le co,nsommateur reconnaitra les les siens.


PIerre Masson 


 

Luc Charlier 14/05/2012 08:02


Aux orties, toutes, et pas que pour en faire du purin !


En outre, supprimer le lien entre Languedoc et Roussillon, RIEN à voir.


Et enfin, Sud de France à la poubelle aussi.


Depuis qu’on m’a jugé à Moscou et assassiné à Mexico, j’ai déserté les kolkhozes et leurs grosses
moissonneuses-batteuses-lieuses.


Na, je viens de me faire 10.000 amis en plus parmi les sangsues de la filière !

Michel Smith 13/05/2012 20:29


Laissons faire les choses sans se presser, Jean. Les appellations existent (Faugères, Fitou, Corbières, Minervois, Languedoc, Côtes du Roussillon, Boutenac, Pic Saint Loup, etc.) et on devrait
faire en sorte de renforcer à la fois leur notoriété et d'affirmer plus encore leur discipline de production, quitte à la rendre encore plus sévère. Pour le reste, les grands vins émergeront
d'eux mêmes, de par leur qualité constante et leur réputation auprès des amateurs. Les grands crus languedociens naîteront sans que l'on ait besoin de statuer. Ils pourront s'unir au sein d'un
syndicat, d'une association, assurer leur promotion, fixer des règles en commun, accepter de nouveaux membres y compris en Vin de France, Côtes de Thongue, Vallée du Paradis ou autre ex vin de
pays. Un travail d'officialisation pourra se faire ultérieurement (on pourrait fixer un statu quo sur ce sujet jusqu'en 2020, par exemple) en liaison avec l'INAO au sein d'un comité d'experts. Et
si une telle association ne se fait pas, tant pis ! Les consommateurs eux mêmes feront leur propre hiérarchisation ! Pour l'intant, il n'y a aucune raison objective de décréter que Corbières
Boutenac ou Minervois La Livinière ou encore Terrasses du Larzac, pour ne citer que ceux-là, puisse être détenteur d'un titre d'appellation grand cru qui ne correspond à rien de précis. Mais
j'arrête là, car on pourrait en discuter pendant des heures... et je ne suis pas sûr que cela passionne les foules !

Jean Natoli 13/05/2012 16:27


Cracher dans la soupe, jeter le bébé avec l'eau du bain, jeter un pavé dans la mare...


Décidément toutes les réactions négatives sur cette hiérarchisation des vins de Languedoc ne sont pas avares de métaphores aquatiques, ou en tout cas humides.C'est finalement bon signe.
L'association Vino Latino a rempli son rôle d'agitateur d'idées. Mon souhait est maintenant que cela débouche sur des propositions, actions, ou même réflexions (je prends aussi) moins
épidermiques, davantage positives.


Allez Michel, qu'est-ce qu'on fait avec ça maintenant ?


 

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