Lundi 3 septembre 2012 1 03 /09 /Sep /2012 14:00

« La Corse, vue du ciel, à la Yann Artus-Bertrand, apparaît comme un massif montagneux arraché au continent et jeté à la mer. En 1986 lorsque, pour la découvrir, je l’ai survolée en hélicoptère, cette insularité rude et sauvage m’a fasciné. Comme chacun sait, en parodiant une boutade célèbre, la Corse est une île qui entend le rester. Ici, plus qu’ailleurs, la géographie physique a, profondément et durablement, marqué ce que nos professeurs qualifiaient, avec pertinence, la géographie humaine. Lorsque, chaque été, je pose mon sac, face à la mer, les flancs de la montagne, où règne le maquis tout juste échancré par quelques villages haut perchés, encerclent mon horizon, m’isolent. En une petite heure d’avion j’ai quitté la ville, ma ville capitale, son macadam et ses fureurs pour me retrouver, dans tous les sens du mot, en un lieu où se colleter à la nature, celle trop souvent idéalisée par les adeptes du tout naturel, est un défi chaque jour renouvelé.


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Alors ce samedi matin, en enfilant les boucles de la route qui grimpe jusqu’au Clos d’Alzeto, le plus haut vignoble de l’Île de Beauté (400 à 500 mètres d’altitude), alors que le soleil attisait déjà les senteurs fortes du maquis, je repensais à ce que je venais de lire sur le terroir dans le livre de Jacques Dupont Choses Bues : « J’ai plutôt tendance à trouver ringards tous ceux qui n’ont du mot terroir qu’une définition naturaliste, comme si c’était le fruit d’une sorte de génération spontanée. Le terroir béni des dieux, créé de toute pièce par Dame Nature qui en aurait fait don aux hommes, me donne envie d’aller me coucher. C’est de la philosophie de syndicat d’initiative. ». À Sari d’Orcino, dans la Cinarca, l’une des régions les plus enclavées et historiquement les moins perméables de Corse (le dernier « bandit corse » de renommée internationale André Spada fit régner la terreur sur la Cinarca jusqu’en 1935, date de son exécution à Bastia), même si le paysage de carte postale enjôle, on sent physiquement qu’ici, comme à Banyuls, le terroir ne peut exister que par la volonté têtue des hommes. C’est la nécessité, celle de vivre au pays, d’y vivre vraiment, qui a donné à la famille Albertini l’énergie et la ténacité nécessaires pour que ces arpents de maquis se transforment en un vignoble d’exception. »


Lors du Grand Concours de l’été 2010 quelle était le nom de la cuvée offerte par le Clos d’Alzeto ?

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Concours
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