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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 00:09

winston_churchill.jpg

 

Le politically correct exclut toute représentation de nos dirigeants un verre à la main et, plus encore, un cigare au bec comme Churchill ou une cigarette à la main comme de Gaulle pendant qu’il était à Londres.


CharlesdeGaulle.jpg

 

Le dernier dirigeant connu qui s’exhiba bourré fut Boris Eltsine.


Nicolas était sobre comme un chameau alors que François ne crache pas sur le jaja mais, comme il fait du scooter, c’est avec modération.

  

Mais revenons à Churchill qui commençait « son dîner par du champagne, et se terminait de même. Il croyait fermement à sa valeur thérapeutique, comme il l'avait d'ailleurs écrit lui-même quarante ans plus tôt. Il y aura donc beaucoup de dégustation jusqu'à la fin du repas. Après quoi le porto arrive, en même temps que le fromage; et puis après, bien sûr, il y a le cognac. Avec tout cela, plus du café et des cigares, Churchill est en mesure de tenir jusqu'à 22 heures.


Pendant toute sa vie Churchill aimera le whisky. Son majordome Norman Mcgowen se souvient : « Une heure après son petit déjeuner je lui servais son premier verre de whisky-soda. Le verre n'était jamais vide pendant la journée mais il buvait très lentement, distrait, un verre suffisait pour deux heures ». Le whisky est dilué avec beaucoup de soda et les glaçons sont fondus.  Après le repas Churchill prend du porto et du brandy. Il n'évite pas le Champagne qu'il aime bien. Winston Churchill boit beaucoup d'alcool. « Pour lui un repas sans vin n'est pas un repas », racontaient ceux qui le connaissaient. Or, personne ne l'a vu ivre.


« Churchill se permet à l'âge de 88 ans un repas à l'hôtel « Savoy » : huîtres et Champagne, ensuite une soupe purée en pois verts et un verre de xérès suivis de filet de flétan à la sauce crémeuse avec du Pouilly-Fuis. Churchill ne dédaigne pas non plus du filet de bœuf Wellington aux carottes et aux pommes de terre avec du Bourgogne. Et comme dessert - une crème brûlée avec un verre de Madère. Il commande encore du fromage Stilton avec du vieux porto. Un cigare et un cognac couronnent ce repas copieux. Avant d'aller se coucher Churchill prend invariablement une tasse de consommé froid. »


Maintenant revenons aux Bourguignons qui n’ont jamais aimé sucer des glaçons en faisant un détour par le Moyen Age via le livre de Eric Birlouez A la table du Moyen Âge 


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« Quel que soit son statut social (seigneur, moine ou paysan) l’homme médiéval consomme beaucoup de vin, particulièrement dans les régions qui en produisent, on estime à un litre par jour minimum, et le plus souvent un litre et demi à deux litres, la consommation moyenne par habitant, c’est-à-dire en comptant les femmes et les enfants. Certes en raison de procédés de vinification peu élaborés, ce breuvage était moins alcoolisé que celui que nous buvons de nos jours (entre 7 et 10° probablement). Pour autant, nombreux étaient ceux qui en consommaient sans modération, y compris (et peut-être surtout) chez les « puissants » : ce fut, entre autres, le cas de Philippe auguste,  de Jean sans Terre ou encore du duc de Bourgogne Charles le téméraire qui, dit-on,  était ivre un jour sur deux. »


Les hommes du Moyen Age ont planté de la vigne partout, y compris en des lieux improbables, en Angleterre et en Ecosse ainsi que les régions de Lille et de Bruxelles. Pourquoi une telle obstination ? « Les importantes surfaces en vigne enregistrées dans le nord de la France et en Europe septentrionale répondaient surtout à la volonté de consommer une boisson fermentée jugée plus prestigieuse que la bière, le cidre ou le poiré. » Les bourgeois aisés des villes désiraient boire « leur vin » ce qui stimula les plantations dans la cité ou aux portes de celle-ci. Enfin, n’oublions que l’eau à cette époque n’était guère potable, l’ajout de vin la purifiait.


Les vins bus en France à cette époque étaient majoritairement blancs, légers et acides. « L’acidité est une saveur très appréciée à cette époque comme en atteste l’emploi très fréquent de verjus. » Cependant, au fil du temps, le statut du vin rouge s’amplifie, mais ce sont des clairets vermeille et léger.


Au Moyen Age les vins étaient servis au cours des réceptions, banquets et festins, apanage des seigneurs et des bourgeois aisés. Ceux-ci avaient une fonction de distinction très marquée « offrir à des invités en grand nombre et de rang social élevé un repas d’exception, où les mets servis sont multiples, variés, abondants, raffinés et si possible spectaculaires, est l’occasion de manifester l’étendue de son pouvoir, de faire étalage de sa richesse, de renforcer son prestige. »


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Ainsi au XVe siècle, la cour de Bourgogne était connue pour son luxueux train de vie et la somptuosité de ses banquets. Le fameux Banquet du Faisan, qui se déroula à  Lille en 17 février 1454, en constitua une sorte d’apothéose. Ce festin n’était rien d’autre qu’un instrument de propagande politique. »


Pourquoi Lille ?


« A l’époque du Banquet du Faisan, Lille est l’une des trois villes où siègent des institutions administratives de l’Etat bourguignon, avec Dijon et Bruxelles. Elle est alors le siège de la Chambre des Comptes de l’Etat bourguignon. Le Banquet se tient dans l’Hôtel de la Salle de Lille »


« Lille est entré dans l’héritage des ducs de Bourgogne par le mariage de Philippe le Hardi (dernier fils du roi de France Jean le Bon) avec la fille du Comte de Flandre Louis de Male. Si Lille relevait du Comté de Flandre, elle n’a jamais été une ville flamande au sens linguistique de ce terme : dès son apparition dans l’Histoire, la frontière linguistique entre parlers romans (issus du latin) et thiois (germaniques) passe à l’ouest de Lille, à peu près le long de la Lys. C’est à Lille que se tinrent deux chapitres (=réunions) de l’Ordre de la Toison d’Or, en 1431 et 1436 ; cet ordre avait fondé à Bruges en 1430 par le duc de Bourgogne lors de son mariage. Par cette fondation qui répond à des préoccupations religieuses, le duc de Bourgogne s’affirme aussi comme l’égal des autres souverains, rois ou autres, fondateurs d’ordres. »


Le vœu du faisan ?


« A cette occasion, des convives émirent le vœu d’aller délivrer Constantinople prise par les Turcs l’année précédente »


Voir le récit détaillé du chroniqueur Matthieu de Coussy link

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

gerard poirot 05/08/2014 09:01


http://www.dailymail.co.uk/news/article-2664738/A-drunk-cognac-breakfast-EU-presidency-favourite-faces-explosive-claims-Cameron-prepares-showdown-Merkel-stop-taking-job.html

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