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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:00

 

Dindon-001-copie-2.jpg

 

Pendant que dans notre vieux pays fourbu, perclus d’écrouelles, râleur, défaitiste, nous en sommes réduit à voir et à entendre des gars et des filles bas du Front qui veulent se ceinturer de tricolore sous le buste de Marianne, marier les jeunes gens de tout sexe, se pavaner sous le fronton de leur mairie où il sera toujours proclamé : Liberté, Egalité, Fraternité, nous enfermer derrière de nouvelles lignes Maginot illusoires, exclure, nous faire accroire qu’ils ne sont pas les héritiers de ceux qui aux heures les plus noires ont collaborés, dénoncés, pillés, j’ose me proclamer ouvert au monde sans pour autant ne pas être conscient de tous les périls que recèle une mondialisation que nous avons-nous-même nourrie en nous contentant de consommer, de consommer encore, de ne soutenir notre économie que par la consommation.

 

L’alimentaire devient secondaire, les vêtements de tout prix ne sont plus fabriqués ici, le logement est hors de prix dans les métropoles, les dépenses des technologies de la nouvelle économie s’enflent et leurs produits viennent des BRICS, on délocalise, nous nous appauvrissons lentement et sûrement…

 

Nous ne sommes pas, ou pas encore un pays pauvre mais que, nous l’acceptions ou non, nous vivons au-dessus de nos moyens. Notre goût immodéré pour la victimisation, la faute des autres, a fait prospérer une classe dirigeante molle, ne vivant que pour elle-même, qui se contente de brosser les corporatismes dans le sens du poil, de promettre, d’attiser nos contradictions, de ne pas être exemplaire. L’impopularité n’est pas un bien grand mal si elle est la contrepartie de choix douloureux mais salutaires. Ce n’est qu’un mal nécessaire dans les temps difficiles et ce serait la preuve que la politique pourrait transcender les égoïsmes et les calculs à courte-vue.


Nous n’en sommes pas là mais c’est qui nous mine.


Pour illustrer mon propos sur notre appauvrissement, la seringue dans laquelle nous nous sommes mis, une impasse redoutable car elle est en train de produire  ses pleins effets :


1)      Une vieille chronique  du 2 juin 2009  « Le discount ou comment fabriquer des pauvres : merci JP Coffe de promouvoir le modèle WAL•MART »link 

 

Wal-Mart créateur de pauvres

 

« Le marché du discount repose sur une attention continuelle et quasi-obsessionnelle aux salaires et au coût du travail. Les discounters doivent avoir un turnover deux ou trois fois supérieur à celui des enseignes traditionnelles […] pour atteindre un profit équivalent. Quant à la vitesse de rotation des stocks, elle s’explique par des marges étroites, lesquelles exigent en retour que la part du coût de la main-d’œuvre ne dépasse pas 15% du total des ventes ; c’est-à-dire environ la moitié de ce que ce coût représente dans les supermarchés traditionnels. Et c’est Wal-Mart qui est aux avant-postes de ce marché du discount, avec des dépenses  liées aux ventes et à l’administration générale – principalement des salaires – environ 25% moins élevées que (les autres géants de la distribution). En 1958, quand les emplois industriels étaient trois fois plus nombreux que ceux de la distribution, l’impact de cette pression à la baisse sur les salaires serait sans doute resté limité. Aujourd’hui, alors que le nombre d’employés de la grande distribution dépasse celui des travailleurs de l’industrie, ce sont des dizaines de millions de salariés qui sont touchés par la baisse des revenus. »


2)     Un poème d’extase et d’alcool de Dan Fante, le fils de John Fante, tiré de son opus Bons Baisers de la Grosse Barmaid de 2008 qui montre, et les faits récents l’ont confirmé, que l’illusion de vivre bien au chaud, entre nous, calfeutrés derrière nos frontières, n’est plus de saison Tous les semeurs d’illusion sur un retour à je ne sais quel pays dit réel se trompent, nous trompent. Dans un monde ouvert notre nouvelle frontière se tracera grâce à notre capacité à vivre ensemble pour promouvoir notre mode de vie, ce bien-vivre qui semble, si nous continuons à nous regarder le nombril, n’être plus que la trace d’un monde englouti.


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Paix&Liberté


Mon pote


Charlie est un crack en informatique


Sous la couverture d’un fameux magazine high-tech de droite


Il mobilise son génie


au service de la Sécurité Nationale.

 

 

Ce mec me fout les boules


sans déconner


-         Il  

 

sait

 

vraiment

 

de

 

quoi

 

il

 

parle.

 

 

De temps en temps Charlie me briefe sur les toutes

 

dernières techniques

 

de surveillance en Amérique 

 

 

Le code-barre d’un caleçon

 

de chez Walmart

 

peut vous faire repérer le cul par satellite autour du

 

monde

 

avec une marge d’erreur d’un mètre

 

depuis Crompton en Californie

 

jusqu’à la lointaine Taipei.

 

 

Votre téléphone portable

 

est un vrai collier de chien policier

 

dans les bureaux du FBI ou de la CIA

 

n’importe quel informaticien

 

talibanophobe avec une sale gueule

 

de bois

 

et un casque à cinquante dollars

 

peut écouter vos communications

 

de nuit comme de jour.

 

 

Pure parano

 

dira-t-on

 

 

D’accord pas de problème

 

 

Vous en parlerez

 

à

 

Charlie

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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