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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 00:09

Je lisais, en feuilletant le nouvel opus  de l’auteur du Storytelling Christian Salmon « La cérémonie cannibale » que « Clinton est qualifié par ses biographes d’hypermnésique, comme le sera Sarkozy. Il a des besoins sexuels insatiables, comme DSK ou Berlusconi. Il ne mange pas, il dévore. Lit plusieurs livres par nuit. L’exhibition du corps présidentiel s’effectue sous le signe de la dépense, de l’excès ou de la voracité. Il doit sans cesse se mettre en danger. Transgresser les limites de sa fonction. »


Transgresser !


Où est la ligne jaune ou la  zone rouge pour nos personnages publics ?


Le non-dit vaut-il mieux que l’étalage sur la place publique ?


Je ne sais, mais ce que je sais en revanche, c’est qu’il ne faut jamais avoir peur des mots  comme le soulignait avec ironie Philippe Muray « on a peur d’attraper les mots comme on craint d’attraper la grippe aviaire ; et d’autant plus peur que la réalité,  entre-temps,  s’est révélée de plus en plus horrible au fur et à mesure que les mots pour ne pas la dire étaient de plus en plus angéliques »


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Comme il se doit je commence par un grand classique « le mot et la chose» de Gabriel-Charles de Lattaignant qui sortit du séminaire abbé et fut reçu dans les meilleures maisons, il s'encanaillait aussi dans les cabarets, finissant souvent la soirée sous la table en entonnant un de ses couplets grivois ! « J'allume mon génie au soleil et je l'éteins dans la boue ».

Madame, quel est votre mot

Et sur le mot et sur la chose ?

On vous a dit souvent le mot,

On vous a souvent fait la chose.

Ainsi, de la chose et du mot

Pouvez-vous dire quelque chose.

Et je gagerai que le mot

Vous plaît beaucoup moins que la chose !

La suite ICI : link 


Ensuite, je passe aux classiques : Clément Marot dont Marcel Béalu dans son anthologie de « La poésie érotique », publiée chez Seghers écrit qu’il « paya en poèmes religieux le tribut de sa gratitude aux grands qu’il servait. Il ne pouvait cependant réfréner une sensualité qui l’incitait à se complaire en lestes facéties. Celui qui écrivit le blason du beau tétin se révèle ici comme le premier poète dont l’émotion nous touche. Au même titre que, tout près de nous, le Guillaume Apollinaire du Cortège priapique. »


Baiser souvent n’est-ce-pas grand-plaisir ?

Dites ouy, vous autres amoureux ;

Car du baiser vous provient le désir

De mettre en un ce qui estoit en deux.

L’un est très bon, mais l’aultre vault mieux :

Car le baiser sans avoir jouyssance,

C’est un plaisir de fragile asseurance ;

Mais tous les deux alliez d’un accord

Donnent au cœur si grande esjoussance,


La suite ICI link


Enfin, et oui, même lui chers amis, le La Fontaine de notre enfance où nous ânonnions après les avoir appris par cœur ses célèbres fables : le Corbeau et le Renard, le Lièvre et la Tortue, le Loup et l’Agneau, le Chêne et le Roseau, le Laboureur et ses enfants… Oui le La Fontaine des morales devenues proverbiales : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute », « La raison du plus fort est toujours la meilleure. », « Tel est pris qui croyait prendre »… est aussi celui qui a écrit le délicieux « Anneau d’Anne Carvel » devenu si célèbre « que l’expression en est restée attachée à l’objet féminin en cause… » 


Hans Carvel prit sur ses vieux ans

Femme jeune en toute manière :

Il prit aussi soucis cuisants ;

Car l’un sans l’autre ne va guère.

Babeau (c’est la jeune femelle),

Fille du bailli Concordat.

Fut du bon poil, ardente et belle

Et propre à l’amoureux combat.

 

La suite ICI link 

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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Anthologie de la poésie érotique d'amour 02/08/2014 09:22


Je pense que les auteurs ont bien pratiqué la chose, avant de la "coucher" par écrit !

Luc Charlier 28/07/2013 10:03


« ... Vilains hypocrites, laissez-moi en repos. Foutez comme des ânes débâtés ; mais permetttez-moi que je dise foutre ; je vous passe l’action, passez-moi le mot. Vous prononcez
hardiment voler, tuer, trahir et l’autre vous ne l’oseriez qu’entre les dents ? Est-ce que moins vous exhalez de ces prétendues impuretés en paroles, plus il vous en reste dans la pensée ? Et que
vous a fait l’action génitale, si naturelle, si nécessaire et si juste, pour en exclure le signe de vos entretiens, et pour imaginer que votre bouche, vos yeux et vos oreilles en seraient
souillés ? ... »


 


Et ça, c’est de qui ?  Le grand Denis bien sûr, le Langon. 

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