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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 00:09

Dans toutes les régions viticoles, les interactions entre l’évolution des prix du vin ou des vins et celle de la valeur des vignes sont toujours complexes. Dans le Languedoc-Roussillon, grand vignoble mixte, chaque département recèle des spécificités liées à sa position géographique, son histoire, ses structures de vinification, le dynamisme de certaines appellations ou l’immobilisme des autres, les interactions entre les deux grandes indications géographiques : Languedoc et Oc. Ce contexte induit donc une grande disparité des prix du foncier viticole : le rapport peut aller de 1 à 10 pour les terroirs d’appellations : 7600 euros/ha pour les muscats de l’Aude jusqu’à 79 000 euros/ha pour le Tavel.

 

En 2008 le marché du foncier viticole en Languedoc-Roussillon reste très déprimé.

 

En effet « de manière générale, on constate que les acteurs du marché foncier annulent ou reportent leurs investissements en matière d’agrandissement ou de restructuration de leur propriété viticole, ce marché à donc subit une baisse du nombre des transactions dans un climat d’attente. » note la SAFER Languedoc-Roussillon.

 

Cependant, les appellations qui ont réussi leur mutation voient les prix de leur vignes progresser : dans l’Hérault c’est le cas du Pic St Loup et du Picpoul de Pinet ; dans les PO : Banyuls-Collioure et Maury ; dans l’Aude : la Clape et Quatourze ; dans le Gard : Tavel et Lirac.

 

Reste que dans le monde des vignobles celui du Languedoc, en dépit des programmes successifs d’arrachage, garde des dimensions qui le situent au tout premier rang en termes d’étendue. Même si cette affirmation peut paraître paradoxale dans le climat de déprime actuelle, le foncier viticole du Languedoc-Roussillon exerce encore auprès des investisseurs extérieurs un attrait. En effet, les opportunités d’installations à des prix relativement acceptables, le climat méditerranéen, la qualité de l’environnement naturel, la proximité du littoral sont autant d’atouts pour la région.

 

Aude : vignes d’AOC les moins chères du LR en moyenne 9500 euros/ha.

-         Corbières Minervois : point bas en 2006 7500 euros/ha retrouve une courbe ascendante ;

-         Fitou : résiste et progresse de 3,9% à + de 10 500 euros/ha

-         Coteaux du Languedoc (La Clape, Quatourze) maintien d’un prix ha élevé  + de 13 000 euros/ha ;

-         Limoux : marché peu actif, prix stagnant – de 12 000 euros>/ha

 

Gard : lente érosion du prix du foncier viticole – 1,6% en 1 an 19 000 euros/ha.

-         Costières de Nîmes – 7,5% en 2008 ;

-         Cotes du Rhône : stagnation du prix à l’ha historiquement bas 18 000 euros/ha ;

-         Coteaux du Languedoc : niveau de valorisation faible 13 000 euros/ha point le plus bas depuis 5 ans.

 

Hérault : léger repli en 2008 13 600 euros/ha vignoble le plus étendu du LR a mieux résisté à la crise.

-         Pic St Loup et la Méjanelle : maintien du prix à un niveau relativement élevé autour de 35 000 euros/ha ;

-         Picpoul de Pinet : même constat entre 18 et 20 000 euros/ha ;

-         Muscat de Frontignan, de Mireval, de Lunel, de St Jean du Minervois : prix stabilisés autour de 20 000 euros/ha ;

-         St Chinian 12 000 euros/ha, Faugères 14 000 euros/ha, Minervois 10 000 euros/ha stagnation et niveau faible.

 

Pyrénées-Orientales : pour les V de P prix très faibles entre 6 et 9000 euros/ha ; pour les AOC les prix progressent depuis 3 ans pour atteindre 10 000 euros/ha.

-         Cotes du Roussillon : en redressement 9400 euros/ha ;

-         Maury : engouement + 11,1% de hausse autour de 10 000 euros/ha ;

-         Banyuls Collioure : prix en hausse depuis 3 ans pour atteindre 19 000 euros/ha ;

-         Muscat de Rivesaltes : maintien du prix autour de 13 000 euros/ha.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Michel Smith 05/11/2009 14:06


Des prix géniaux, souvent de très vieilles vignes, des terroirs époustouflants, un climat que l'on nous envie, des vins qui ont fait leurs preuves depuis longtemps, Le LR a tout pour plaire. Hélas,
quelques vignerons seulement réussissent à vivre correctement et les investisseurs pointent le bout de leur nez avec timidité. Pour moi, la baisse des prix est le fait de milliers de coopérateurs
au bout du rouleau qui cèdent et bradent leurs vignes alors qu'ils arrivent écoeurés à l'âge de la retraite. La faute à qui ? La politique ? La coopération ? Et si on faisait de ces prix bas un
atout pour relancer - que dis-je sauver - la viticulture chez nous. Et si, au lieu de singer les grands crus Bordelais, on continuait à faire des vins qui nous ressemblent à des prix sincères ?


clavel 04/11/2009 07:47


Reggio,
Nous hésitons, en ce domaine, entre le souhaitable et le possible.
Oui il est souhaitable que la coopération viticole résiste, s'adapte, et propose aux vignerons en attente, une nouvelle dynamique, mais on ne voit rien venir, mais notre vue baisse peut etre ?


Reggio 03/11/2009 10:18


Question à Jean : Est ce vous croyez encore à la renaissance de la coopé ?
Reggio


Reggio 03/11/2009 10:08


En fait ce que je voulais dire en disant "théorique" c'est que les prix sur le terrain ne sont pas le reflet de leurs valeurs réelles (prix de marché), qui dans la plupart des cas sont nuls, je
suis en celà bien d'accord avec Jean Clavel. Et aussi pour dire que quand les primes disparaitrons, les prix s'effondreront probablement...
Reggio del Viala


clavel 03/11/2009 09:15


Les prix indiqués résultent de transactions enregistées, souvent d'unités importantes, mais il y a des communes, plus nombreuses qu'on ne pense,  ou les vignes à vendre ne trouvent pas
preneurs, par suite de coopératives en défaillance, ou d'un excessif morcellement interdisant une mécanisation moderne, ou des stuctures en coteaux, avec des pentes excessives. La crise, en
LR, est profonde, le vieillissement des vignerons sans succession professionnelle est général, la diminution du potentiel viticole rapide, sauf dans certains secteurs comme indiqué dans le Pic
Saint Loup en rouge ou le Picpoul de Pinet en blanc.
De 430 000 ha de vignes dans les années 1960, à 260 000 en 2009, la surface en vigne tendra à 200 000 ha. en 2020. La réforme et le sursaut de la coopération viticole se font attendre et les
vignerons coopérateurs sont souvent désespérés devant cette incapacité. J'ai dans ma famille des exemples précis.
Jean Clavel 


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