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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:09

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Il est des moments où, me semble-t-il, mieux vaudrait se taire que de parler pour ne rien dire ou pire pour embellir, enjoliver, envelopper la dure réalité qu’impose parfois la nature aux œuvres humaines. La vigne n’est pas encore, Dieu merci, une culture hors-sol, cultivée sous serre en hydroponie, elle est soumise aux aléas du climat.


Depuis que certains vins, les GCC de Bordeaux tout particulièrement, se sont retrouvés propulsés dans l’univers du luxe, ces fantaisies de dame nature bouleversent les plans savants des financiers. Les millésimes se suivent et ne se ressemblent pas ou pire n’accrochent pas tous des bordées de superlatifs. Les années du siècle s’accumulant telles des pépites le retour à l’ordinaire relève du triple salto arrière.


« En 2009 et 2010, on a eu deux millésimes de génie » et puis la nature est venue nous rappeler, depuis trois ans (2011, 2012 et 2013), qu'elle était forte : 1,60 m d'eau en cumulé sur 15 mois alors que normalement on a 800 mm »


2013  « Il n'est pas moins bien, ni mieux que 2011 et 2012. Tout le monde ne l'a pas réussi de la même façon. Dans un millésime comme 2013, il faut mettre beaucoup de moyens pour faire un grand vin… »


Olivier Bernard président de l'Union des Grands Crus de Bordeaux (UGCB).

 

Sa définition de ce millésime « inégal ».

 

Vous comprenez mieux maintenant l’impératif catégorique de mon titre…

 

Ce n’est en rien une provocation mais une invitation à la raison. Le vin n’est pas un sac Vuitton mais le jus fermenté d’un raisin qui vit sa vie au grand air. Même si dans les chais des GCC les grands moyens, dont parle le président Olivier Bernard, peuvent sauver la mise à plus d’un, il serait raisonnable d’intégrer la notion de mauvaise année, de ne pas farder la réalité avec des qualificatifs du style le millésime 2013 sera dans une lignée de vin à boire.


Après la notion déjà très surprenante dans le Bordeaux des GCC de millésime de vigneron voilà que l’on nous sert cette année l’étonnant millésime jaloux : inégalité, inégalité, sans doute faudrait-il un instant se souvenir en ces moments la fraternité celle qui lie une communauté de destin, ici celle du grand vignoble de Bordeaux dont une part importante a été ravagé par le grêle.


Olivier Techer @gombaude

Pas de millésime 2013 pour Gombaude-Guillot, soyons lucide, le niveau espéré n'y est pas.Vivement 2014!  

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

jacques 13/02/2014 12:32


Hervé Lalau,  dans quelles circonstances peut-on assembler les millésimes ????  Jacques

patrick axelroud 13/02/2014 11:43


Comment taire le commentaire du commentaire 3 ci dessus !


" Mais c'est la chanson de Rolland que tous nous narre la !"

Hervé Lalau 13/02/2014 06:49


Tu as 1000 fois raison. Mais la technologie permet aujourd'hui de contourner en partie la nature. L'osmose inverse, par exemple. La cryoextraction. Sans oublier la chaptalisation. On peut aussi
assembler les millésimes.


Bref, l'effet millésime est moins important, au moins pour ceux qui peuvent se payer la technologie. C'est essenteil pour ceux qui ont besoin de "produits marchans", de vin qui sont toujours au
top quelque soit l'année. Des vins issu de vrais grands terroirs, quoi!

patrick axelroud 13/02/2014 05:45


C'est certainement cette technologie (stupéfiante quand on visite les "usines" à champagne des "grandes maison" ) qui permet des maximes du genre : grande année = achat dans les petites
maisons/petite année = achatt dans les grandes ( comme dans d'autre domaine, pourtant trés proche puisqu'il s'agit, avant tout de fric,: la bourse : achat au son du canon/vente au son du clairon
- et non l'inverse moutonnement pratiqué.) Le combat évoqué est un raisonnement  d'industriel, de banquier qui n'a rien à faire du produit qu'il vend, seul le CA et le résultat financier
compte.Pourtant la suppression parfois douloureuse d'un millésime, si necessaire, est tout à l'honneur du vigneron réspectueux de son vin, de son nom et de sa réputation. sans compter, pour les
amateurs de roman policier , les réjouissants aspects annexes de cette suppression : la mise en accusation des contrefacteurs de "Grandes Etiquettes" proposant l'acquisition de vieux milllésimes
et confondus par leurs inexistances dans les archives de la copropriété ou autres références historiques : La cave du président JEFFERSON dernièrement ou la mise en vente, par des gougnafiers
professionnels, en primeur, d'un millésime de Chateau Yquem alors qu'au même moment le Chateau annonçait qu'il n'y aurait pas de millésime cette année la.


Une fois de plus le lucre  tend à inverser les valeurs. On ne déplorera plus avec le chanteur et Mme Michu : " Y a plus d'saisons !" On est invité à s'en réjouir avec le bankster.

Roger Feuilly 13/02/2014 01:35


Oui, mais légitime question : que devient, alors, le jus de la treille qui n'est plus du pomerol ?

JACQUES BERTHOMEAU 13/02/2014 07:58



C'est toujours du Pomerol mais il ne portera pas le nom du château qui est une marque. Ce sera sans doute le second vin...



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