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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 00:09

Les vieux font de la résistance, avec talent comme l’ami Michel Smith dans la revue 180°C#3 lorsqu’il nous livre, d’une belle plume, un beau portrait de Noëlla Morantin vigneronne en Touraine. Mais n’allons pas plus vite que la musique (infernal galop d’Offenbach), je chroniquerai un de ces 4 sur le terroir ligérien cher au Michel après lecture attentive de sa contribution à la revue.


Fourme.jpg

 

Ce matin c’est d’une autre femme dont je vais vous parler : Catherine Griot 1ière productrice de fourme de Montbrison bio.


Pour plein de raisons, la première pour envoyer paître ceux qui passent leur temps à vilipender les parigots en affirmant qu’ils sont des gens d’en haut qui ne comprennent rien aux gens d’en bas ; la seconde c’est que j’ai un faible pour la fourme de Montbrison voir « modeste contribution au soutien des producteurs de lait de la Fourme de Montbrison » link  et  « Les Monts du FOREZ : ses vins, son lait, sa fourme de Montbrison… le taulier reprend du collier » link ; la dernière c’est que j’aime les belles histoires et celle que raconte Philippe Toinard dans 180°C, avec de splendides photos d’Éric Fénot, en est une.


Fourme1.jpg

 

Le grand-père de Catherine Griot, son père fabriquaient, à l’époque sous l’appellation « Fourme d’Ambert et de Montbrison » héritiers de l’époque lointaine des jasseries où pendant la saison d’estive, les femmes des éleveurs « montaient avec leur fille aînée accompagnés de leurs troupeaux de race Ferrandaise. Une race authentique d’Auvergne, blanche avec de grandes taches rouges, qui fut en voie de disparition il y a une trentaine d’années et qui aujourd’hui, bien que sauvegardée, n’est plus très visible sur l’aire d’appellation de la fourme de Montbrison. »


« … elles fabriquaient et affinaient de 120 à 500 fourmes entre le 6 juin jour de la Saint Claude, et le 4 octobre jour de la Saint-François. Elles descendaient ensuite dans la vallée les vendre sur le marché de Montbrison. »


Fourme2.jpg

 

Catherine elle aussi vend ses fromages « sur les marchés de la région : Boën le vendredi, Montbrison le samedi et Saint-Just-Saint-Rambert le dimanche » mais son histoire est celle d’une passionnée. En 1983, elle reprend la suite de l’exploitation, « elle produisait à l’époque essentiellement des briques du Forez et rigottes. » Et puis les aléas de la vie, en 2004 elle quitte la maison pour se faire aide-soignante à l’hôpital de Boën et pendant 7 ans elle sillonne la région pour aider médicalement les personnes âgées. En 2001, elle décide de « revenir à ses premières amours, la fourme, la brique, le vachard et la rigotte. »


C’est cette histoire que conte avec justesse Philippe Toinard. Si vous souhaitez la découvrir il vous suffit d’acheter la revue 180°C#3 trimestrielle 19,90€.


180-C.jpg

 

J’aime beaucoup la question que pose Catherine aux anciens « les vaches doivent-elles manger des genêts ou des pissenlits pour obtenir une pâte plus jaune ? »


Et puis il y a Jacques l’ancien de Forez-Fourme devenue après la liquidation l’Entreprise laitière de Sauvain…


Il y a aussi, Stéphane Griot, le cousin éleveur bio installé à Saint-Bonnet-le-Courreau qui fournit à Catherine « les 600 litres de lait bio entier non pasteurisé qui lui permettront de produire des fourmes mais aussi ses fameuses rigottes, son vachard et sa brique du Forez. »


Au bout de l’envie, Catherine participe « à la préservation d’un savoir-faire fromager dont on sait qu’il existe dans la région depuis le IXe siècle. Mais surtout, en ajoutant ses fourmes à l’édifice, elle concourt  à la sauvegarde d’une appellation que l’on peut considérer en danger avec seulement 5 fabricants et une mainmise effrayante des industriels. »


En voilà un pluriel bien singulier cher Philippe Toinard, car il a un nom LACTALIS.


Bon Michel au boulot, qu’est-ce que tu nous conseilles comme nectar de Noëlla Morantin avec une tranche de fourme de Montbrison de Catherine Griot sur une « bechée » de pain ? Pour te donner du coeur à l'ouvrage je t'offre un p'tit coup d'Offenbach.


Pour en savoir plus sur fourme de Montbrison bio de  Catherine Griot link


Clairette-0032-1024x679.jpg

 

Contact :

Fromagerie la griotte

Les aubépines

42990 Sauvain

Tél : 04 77 76 84 67

Mails : fromagerielagriotte@orange.fr

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Michel Smith 29/05/2014 16:51


Tu as raison, mais elle tient à son Cher. D'ailleurs un de ses vins, un Gamay que tu aimeras, s'appelle "Mon Cher" 

JACQUES BERTHOMEAU 29/05/2014 16:53



très beau nom 



Michel Smith 29/05/2014 16:46


Avant que tu n'ailles plus loin, Jacques, je te signale que la Morantin exerce ses talents en Touraine, un peu au-dessus du Cher... ;-)


 

JACQUES BERTHOMEAU 29/05/2014 16:49



corrigé Michel mais tout ça se touche (pas à la Chirac bien sûr) et puis quelle importance puisque Noëlla fait des vins de France 



Luc Charlier 28/05/2014 08:27


« A deux pas du LXB »,  écrit Feuilly. C’est donc en Meurthe-et-Moselle ou bien chez nous, à Arlon. Que non, crétin de Léon, ce sont des parigots qui causent. Cela ne change rien à
l’affaire : avec de la fourme, ou tout autre fromage bleu, il faut un vin rouge muté. Pour ceux d’entre vous qui auront la chance d’aller s’asseoir pas si loin de là, juste en dehors de
Chaudes-Aigues la cantalienne, au Château de Couffour **, à la table de Marie-Aude et Serge Vieira (Bocuse d’Or 2005), ils verront la belle assiette de fromages auvergnats, partie intégrante du
menu, et pourront y associer (livraison par nos soins après-demain) le Rivesaltes Grenat 2011 de Léon (servi au verre sur demande). Lien publicitaire gratuit, non censuré par Lactalis :
http://coumemajou.jimdo.com/la-gamme-des-vins-du-domaine/les-vins-doux-naturels/

Roger Feuilly 28/05/2014 06:51


La race ferrandaise a certes été sauvegardée, mais elle semble quand même en péril. Il y a donc quelques raisons d'aller dans le seul restaurant de la capitale qui propose de la viande de race
ferrandaise. Celui de Gilles Lamiot qui a donné à son enseigne le nom de cette race à viande de boeuf : "La Ferrandaise" - 8, rue de Vaugirard (6e), à deux pas du Luxembourg, tél. : 01 43 26 36
36. Il y propose notamment une cuisine à cette aune-là : blanquette, côte, etc. Et aussi quelques quilles de bon aloi choisies par le bien nommé Jean-Christophe Piquet-Boisson. Bon appétit et...
large soif !

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