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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 00:09

Ma fréquentation assidue des lignes AF en direction du  Sud-Ouest me permet d’effectuer pendant les vols des revues de presse complètes. Ainsi la semaine passée j’ai pu goûter la chronique hebdomadaire de Jean-Francis Pécresse « Sur la route » consacrée au vin. Ça tombait bien puisque j’allais à Bordeaux mais pour m’occuper du devenir de producteurs de lait. Jean-Francis, lui, faisait plus fort que moi puisque le titre de sa chronique s’intitulait Le Chemin Pomerol 2009. Bref, je cesse de tourner autour du pot comme Perrette et, si vous me permettez l’expression, j’en viens à ce qui m’amène aujourd’hui.

20110517084443chemin10.jpg

Acte 1 : En novembre, lors de la dégustation du syndicat de Pomerol qui vous avait valu une chronique douce-amère : Qu’ils sont tristes Denise au temps des feuilles mortes : de l’art de la dégustation bonnet de nuit un lundi ! link j’avais noté sur mes tablettes celui de François Despagne plus connu du côté de Saint-Emilion avec son Grand Corbin Despagne. Comme je ponds déjà beaucoup et que je répugne à vous livrer mes commentaires de dégustation, je ne vous ai rien livré.

 

Acte 2 : Quand je lus, dans l’Airbus A 300 quelque  chose de notre compagnie nationale membre de l’alliance Skyteam de nouveau présidée par Jean-Cyril Spinetta (ça c’est pour montrer à Jean-Francis que je suis un bon lecteur des Echos) je me suis dit dans ma petite Ford intérieure : « Bien t’en a pris puisque Jean-Francis à fait le boulot à ma place et c’est de la belle ouvrage… »

 

Acte 3 : Samedi en fin d’après-midi, au retour de Bordeaux donc, je croise à quelques encablures de la pyramide de Pei Jean-Francis de chemise blanche vêtu. Salutations d’usage et je lui déclare tout de go ma flamme pour sa chronique Pomerolaise. Emporté par mon élan je lui fais une proposition malhonnête : reproduire sa chronique dans ma crèmerie.

Tope-là, Jean-Francis me cède ses droits et je peux donc vous faire lire sa chronique publiée dans les Echos Week-End vendredi 2 samedi 3 décembre 2011. Je le remercie très amicalement en lui précisant bien sûr que j’ai lu dans le même numéro sous la rubrique Idées son éditorial « Un autre rupture » mais là bien sûr c’est un autre chemin…

 

« Un mot Janus, à double face, à double fond, à double vie, un mot pauvre  de signification propre mais riche de sens figurés, aussi profond qu’il peut être plat, aussi intime qu’il est impersonnel : « chemin ». C’est toute cette complexité cachée qu’a voulu suggérer François Despagne, personnage inspirant de cette génération de viticulteurs inspirés dont e regard porte bien au-delà du dernier rang de vigne, lorsqu’il a baptisé l’hectare de merlots de Pomerol hérité en 2009, dont les voisins immédiats, Rouget et Clos de l’Eglise, disent la qualité mieux que tout qualificatif. Il y a plusieurs entrées de ce chemin, la plus visible étant l’allégorie de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, passant au pied des vignes.

Emprunter des chemins sans jamais les posséder, des voies toujours plus sinueuses qu’on ne les rêve dans l’enfance de l’art, voilà aussi une image du destin des vignerons, consciences en perpétuelle quête de perfection.

 

Ce chemin-là, enfin, c’est, dans une interprétation très personnelle, celui par lequel une vie d’amour du bon vin a commencé, et par où, certainement, elle finira : Pomerol, dont François Despagne, pourtant venu de Saint Emilion (Grand Corbin Despagne), dit si bien qu’il s’y conçoit « le plus consensuel des vins ». Un vin de force et de grâce, reconnaissable à la forme quasi bourguignonne de ses tanins et à ses notes anisées, dont ce Chemin 2009 serait un emblème moderne. »  Francois-Despagne-Wine-Maker.JPG

Jean-Francis Pécresse.

 

Petite notice complémentaire : « encépagé à 100 % en merlot, cultivé en bio avec certification Agrocert, Le Chemin a donné un petit rendement de 35 hl/ha ce qui représentera environ 3600 bouteilles en tout. Vendangé très vite, le 25 septembre, parfaitement mûr, vinifié avec tout le talent de François Despagne, écoulé en 100 % bois neuf à chauffe douce, ce Pomerol va faire causer dans les chaumières ! 

17,50- Très joli nez de fruits rouges et d’épices, note tendre de vanille du bois neuf très légère, il offre un bouche fine, élégante, avec beaucoup d’éclat, de pureté comme nombre de vins bio. Avec un degré raisonnable de 12,5°, il est savoureux, gourmand dès l’attaque, et garde jusqu’à la finale cette séduction, sans aucune lourdeur, avec beaucoup de fraîcheur et de finesse. » www.lalettredejeanchristophe.com/   

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 07/12/2011 09:03


Allez, on grince !


 


. Parfaitement mûr d’un côté et 12.5 vol % de l’autre pour du merlot : faudrait s’entendre sur la notion de maturité.


. Ecoulé dans 100 % de bois neuf ....


. Avec le talent de .....


 


Le seul « talent » d’un vigneron, c’est de rentrer du raisin sain, d’avoir une cave propre et d’avoir beaucoup dégusté dans
sa vie (pour pouvoir faire des choix et comparer). Tout le reste est du pipeau et de l’élucubration journalistique. « Le symphoniste des grands crus » lit-on quelque part. Pauvre
Beethoven, pauvre Haydn, pauvre Mendelsohn ! Que pensez-vous de la formule : « Le Bénabar des crus classés » ? C’est chié, non ?


 


Notez, pour qu’on ne m’incendie pas, que je ne mets pas ici en cause M. Despagne : il possède sans doute lui-même toutes les
qualités que j’ai citées. C’est contre la notion de  « vigneron talentueux » en général que je m’élève. Quand on porte sa voiture au garage, on s’attend à ce qu’elle roule
correctement quand on la reprend. Quand un avion se pose, je ne vois pas pourquoi les passagers applaudissent. Quand un vinificateur dans une bonne appellation (ou même avec une bonne vigne sans
aucune appellation) fait du bon vin, c’est normal ! Et il en existe des milliers rien qu’en France. J’en connais trois rien que dans mon village.


 


Enfin, anticipons : « C’est parce que toi tu n’as aucun talent particulier que tu dis ça. Nous, qui rendons visite aux
grands, savons les reconnaître et les apprécier. C’est notre métier. », me rétroquera-t-on quand on possède une carte de presse tricolore. Je ne sais d’ailleurs pas si elle est
tricolore.


 


Il abandonna aux chiens l’exploit de le juger ....

jules TOURMEAU 07/12/2011 08:11


bonjour,


je trouve cette approche mathémathique excellente. Une question cependant: Si j'ai bien compris chaque vin a été dégusté par 3 dégustateurs. est ce que je me trompe? une observation: Même si les
dégustateurs sont des professionnels, ce qui ne met pas du tout en cause leurs capacités, le fait de déguster "à l'aveugle", c'est à dire sans identification, ni classement du vin, en fait une
appréciation hédonique. C'est un choix que je respecte et qui est très pertinent au niveau consommateur, surtout avec le millésime 2007 dans le Bordelais, mais qui ne permet pas de mettre en
cause les classements de base, qu'il s'agisse de la hiérarchie des AOC ou du classement des "Crus" du Bordelais. Bravo en tout cas pour le travail réalisé. 

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