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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:09

cicadelle-verte-de-la-vigne.jpg

 

J’ai hésité, l’article qui suit est publié par LE PROGRÈS AGRICOLE ET VITICOLE et est, bien sûr, protégé par un copyright mais sans vouloir minorer cette Revue de l’Académie de la Vigne et du Vin qui s’appuie sur de nombreux experts en sciences et techniques de la Vigne et du Vin, et sur son Comité de Lecture, pour publier des articles en Viticulture et dans ses domaines partagés avec l’Œnologie et la Socio/Economie, je pense que son lectorat sur le Net reste encore confidentiel.


« Le PAV est un outil de vulgarisation scientifique et de transfert d’informations validées, qui occupe une place originale entre d'un côté des publications scientifiques concernant seulement les spécialistes " pointus " de certains domaines, et de l'autre côté des publications techniques ou d'actualités où la caution de l'expertise est peu garantie. »


Donc si je vous le propose c’est :


1)      Pour participer à la « vulgarisation scientifique et de transfert d’informations validées »


2)      Vous faire connaître cette publication voir ICI les conditions d’abonnements link 


3)      Parce que cet article m’a été transmis par un vigneron ami :

 

J'ai quelques hésitations à envoyer la pièce jointe que je viens de lire dans le PAV. Si le Progrès Agricole et Viticole  existe encore. Et en plus un article de Caudwell.


Pour la petite histoire Antoine Caudwell est le spécialiste mondial de la Flavescence dorée. Dans les années 80, nos professeurs nous expliquaient qu'il avait participé à la mise au point du test Elisa pour son application aux plantes. Donc les recherches de viroses c'est aussi un peu son travail.


Simplement, le Phytoplasme qui nous concerne porte son nom: Phytoplasma caudwellii.


Ce n'est pas un avis que l'on peut écarter d'un simple revers de manche. Et cela en dit long sur l'état "scientifique" accordé à notre métier.


Bien évidemment, si l’on me demande de retirer cet article je le ferai avec regret dans la mesure où la diffusion me semble, pour un sujet aussi brulant, plus importante que la protection du droit d’auteur.

 

Qui est Antoine Caudwell ? Lire ICI link


antoine-caudwell-ancien-chercheur-de-l-inra-photo-m-p.jpg

 

Extrait :


« Une cicadelle. Cela ressemble à de petites cigales. Ce sont des hémiptères qui sont peut-être dans la classification entre les pucerons et les punaises et qui sont très mobiles. Une nouvelle cicadelle d’origine américaine, Scaphoideus littoralis Ball 1 était apparue dans cette région et pouvait expliquer la propagation de l’épidémie. La cicadelle était probablement arrivée avec les bois importés d’Amérique et la maladie serait arrivée par la même voie plus tard. Je pense que la cicadelle était déjà assez répandue dans le sud de la France au moment où les bois malades ont dû être importés par de petits hybrideurs, sous forme de bois en incubation, qui ne montraient pas encore de symptômes. Par la suite, on a montré en effet que non seulement la cicadelle était américaine mais que très probablement, la maladie était aussi d’origine américaine, de la région des Grands Lacs.


La flavescence dorée présentait un phénomène rare en virologie, qui a fait l’objet de ma thèse. C’était une résistance acquise par le végétal à la suite de l’infection. Un végétal infecté montrait d’abord des symptômes très graves dans la première année. Puis l’année suivante, il était très affaibli mais ne montrait plus aucun symptôme. C’était un véritable rétablissement. Ces végétaux rétablis étaient susceptibles d’être ré-inoculés, mais les symptômes restaient alors localisés sur deux ou trois rameaux autour du point d’inoculation. J’ai étudié ce problème et expliqué que ce phénomène de localisation des symptômes était le même que le phénomène du rétablissement. Malheureusement pour l’étudier, il fallait de nombreuses années et ce n’était pas un système modélisable. Il n’a donc pas pu être pris plus tard comme sujet d’étude pour des thèses de trois ans. Ces phénomènes de rétablissement ont néanmoins apporté une méthode de lutte. Il suffisait, dès lors, de rompre le cycle du vecteur pour empêcher ses inoculations et ré-inoculations et les vignes sont “revenues à la santé”. Malheureusement, certains cépages d’autres régions ne se rétablissaient pas, ou seulement de façon irrégulière. »


Flavescence dorée : Est-il bien utile d'arracher à grand frais les ceps atteints de Flavescence dorée ? Antoine CAUDWELL

 

Lutte contre l'épidémie de Flavescence dorée: Faut-il recourir à l'arrachage des ceps atteints? Peut-on ignorer les capacités de rétablissement de la vigne? Est-il impossible de lutter contre la cicadelle vectrice avec des insecticides biodégradables?


La rareté de certains vignobles ne prime-t-elle pas? Le cas de la Bourgogne est analysé par le spécialiste Antoine CAUDWELL. Il y a matière à discussion.

 

 

Lorsque j'ai pris ma retraite en 1993 de Directeur de la station INRA de recherche sur les mycoplasmes et les Arbovirus (de Dijon), je suis parti en confiance.


La lutte contre la Flavescence dorée (FD) avait été menée avec succès en Armagnac, puis en Corse et dans le midi de la France.


Elle avait été basée sur la connaissance de l'évolution de la maladie sur les ceps malades, sur la découverte de la cicadelle vectrice et sur le cycle de celle-ci.

 

Après les symptômes très graves de la crise de première année, les ceps malades se rétablissaient spontanément et définitivement. S'il y avait réinoculation, une rechute moins grave se produisait mais elle restait localisée autour du point d'inoculation. La cicadelle Scaphoideus titanus (ou littoralis), originaire d'Amérique du Nord n'a par bonheur, qu'une génération par an et pouvait être combattue en détruisant les larves au fur et à mesure de leurs éclosions. Elle pouvait aussi être combattue, à moindre frais, par des traitements ovicides de fin d'hiver.


 

Au long des épidémies en Armagnac, en Corse, dans le midi et en Italie


Ainsi, comme prévu dès 1961la lutte contre la cicadelle empêchant les inoculations et les réinoculations de la FD, les vignobles sont revenus à la santé par suite du rétablissement spontané des vignes malades.


 

On recommandait cependant d'arracher les vignes sauvages des haies et les vignobles abandonnés qui représentaient des sources d'inoculum et des réservoirs de cicadelles.


Un groupe de travail national Flavescence dorée s'est constitué en 1986 autour de l'Institut Technique de la Vigne et du Vin et de notre laboratoire INRA. Il regroupait en outre les services de la protection des végétaux, l'ENTAV, certaines chambres d'agriculture concernées et l'ONlVlNS. Il s'attachait à propager l'information, à surveiller le bon déroulement des traitements, les évolutions de l'épidémie dans les différentes régions et à appliquer les nouveautés selon les besoins.

 

Nous pouvons citer:


  • La méthode de taille à appliquer aux ceps malades après la crise.
  • Les traitements ovicides d'hiver en Corse, puis dans les autres régions.
  • Les traitements des bois à l'eau chaude pour les porte-greffes sans symptôme ou à symptômes faibles.

 

La FD s'étant introduite et propagée en Italie du Nord, nos collègues italiens ont organisé en 1987, autour de notre laboratoire, un « Convegno sulla Flavescenza dorata della vite».


Les rapports français à ce congrès R. PLANAS (Chambre d'agriculture de l'Aude), de A. BAGARD (Directeur du CIVAM de la région Corse), de D. DOUBALS (Professeur de viticulture à l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier) et de A. CAUDWELL et collaborateurs de notre laboratoire INRA de Dijon, ont montré à nos collègues italiens la parfaite unité de vue sur la pratique des traitements et la confiance réciproque qui régnait entre nous.


Le 16ème meeting de l'ICVG à Dijon en 2009 et ses enseignements


Au temps de ma vie active, je faisais partie du Comité directeur de l'ICVG, « International Council for the study of Virus and virus-Iike Diseases of the Grapevine» - et après ma retraite, on m'a désigné comme « Honorary member » de ce comité.


Ainsi, lorsqu'est arrivé le temps du 16 ème Meeting à Dijon, on est venu me chercher et on m'a demandé d'être «chairman» pour la session «Phytoplasma diseases». Les mycoplasmes des plantes étaient désormais appelés phytoplasmes. L'agent de la FD était donc un phytoplasme.


La première surprise a été de constater que si l'on additionnait les lectures et les posters, il y avait presque autant de communications sur les phytoplasmes que sur l'ensemble des autres virus de la vigne. En effet, depuis la fondation de l'ICVG en 1962, il s'était passé plusieurs décennies où notre laboratoire avait été le seul à traiter de ce type de maladie.


Tout aussi intéressant a été le fait que le rétablissement spontané des vignes malades de la FD, toujours aussi surprenant, est devenu une évidence pour plusieurs universités italiennes. Je dois citer ici une publication de l'Université de Turin:


« Les plantes rétablies ne représentent pas une source d'inoculum pour le vecteur et elles n'ont donc aucun impact sur la propagation de la FD »


Cela est venu confirmer à 50 ans de distance nos publications de 1961 et de 1964 sur ce sujet.


La préoccupation essentielle était cependant l'utilisation des nouvelles techniques moléculaires pour situer les parentés des divers phytoplasmes reconnus dans le monde: objectif bien utile que les techniques précédentes n'avaient pas pu aborder. J'ai appris ainsi que l'on avait donné mon nom au phytoplasme de la FD : Phytoplasma caudwellii.


Comment en est-on venu à rendre obligatoire l'arrachage de vignobles atteints de FD ?


L'intérêt d'un congrès est aussi de permettre la rencontre d'anciens collègnes. Les chercheurs italiens m'ont dit combien ils étaient furieux d'avoir fait arracher inutilement et à grands frais les vignes malades de la FD. Je leur ai répondu que cela ne s'était jamais fait en France. Mais rentré chez moi, j'ai voulu vérifier. En fait l'arrachage des vignes FD était devenu obligatoire en France à la suite d'un arrêté ministériel de 1994. Aucune recherche n'étant venue justifier cet arrêté, je me suis renseigné sur ce qui a pu le motiver.


J'ai eu connaissance d'une réunion du Conseil de direction de l'ONIVINS qui s'est tenue à Paris dans le cadre de la crise de la viticulture et de la prime d'arrachage. A cette réunion, des membres élus de l'Ouest audois à la chambre d'agriculture de l'Audeont demandé que l'on rende obligatoire l'arrachage des vignes malades de la FD et des parcelles très malades, de façon à enrayer les contaminations en provenance de ces parcelles. Le Conseil de direction de l'ONIVINS a été sensible à cette demande et a confié à la direction parisienne de la protection des végétaux, maître d'œuvre en la matière, le soin de rédiger un projet d'arrêté qui serait présenté à la signature du ministre de l'agriculture. Ce qui fut dit fut fait et cela a donné l'arrêté ministériel de 1994.


On s'étonne que ce qui aurait dû donner lieu à un arrêté préfectoral annuel de l'Aude soit ainsi devenu un arrêté ministériel.


Quoiqu'il en soit cet arrêté ministériel a eu des conséquences incalculables et extrêmement graves:

 

A partir de 1994, toutes les publications, qu'elles émanent de la protection des végétaux, du groupe de travail


  • «Flavescence dorée », de ce qui restait de notre laboratoire INRA ou des journalistes, ont ignoré le rétablissement spontané des vignes malades et se sont référées exclusivement à l'obligation d'arrachage des ceps malades et des par elles très atteintes. Il faut dire cependant que l'arrêté ministériel ne liait d'aucune façon le rétablissement spontané des vignes malades de la FD. Mais il a été compris aussitôt comme une négation du rétablissement. On ignore l'origine de cette déviance surprenante. Etait-illogique en effet d'arracher des vignes FD parce que l'on ne croyait pas au rétablissement, tandis qu'on y croyait pour les vignes qui n'entraient pas dans le cadre de l'obligation d'arrachage? On a donc assisté à un changement total de paradigme dans l'élaboration des méthodes de lutte, rendant celles-là beaucoup plus laborieuses et onéreuses pour le viticulteur, et entraînant souvent sa ruine.

 

  • Une plaquette du groupe de travail Flavescence dorée de 1993 bien documentée a été remplacée par une autre en 1999, éditée en de très nombreux exemplaires. Les données antérieures y ont été «truquées » en fonction de la négation du rétablissement sans xpérimentation préalable. Ainsi en page 8, le schéma du cycle de la FD que j'avais publié en 1968 (Vitis 7, p.145), puis à nouveau dans le BTI (n0316 de 1977) et encore en 1989 dans la Revue Suisse de Viticulture (Vo121 (3» (figure 2) a été modifié en supprimant le établissement des ceps malades. C'est à souligner car c'est le seul cas connu où un résultat scientifique a été modifié par un arrêté ministériel. En page 10, sous le titre «Evolution de la maladie », on ne trouve pas un mot sur le rétablissement spontané des ceps malades. En dernière page, parmi les « bonnes pratiques », se détache en grands caractères: « arrachage de tout cep contaminé ». On se demande si toutes les personnes présentées comme coauteurs de cette plaquette de 1999 auraient eu au moins la possibilité d'en faire la lecture. 

 

  • L'édition elle-même en a reçu le contrecoup. Deux volumes d'une édition spécialisée traitant du problème ont donné comme référence presque unique: «Groupe national de travail sur la Flavescence dorée, 1999 », c'est-à-dire en clair la plaquette de 1999, elle-même dépourvue de toute référence bibliographique.
  • Enfin, la France ayant le triste privilège d'être le modèle pour ce qui concerne la FD, les obligations d'arrachage ont été étendues à toute l'Europe, à l'Italie en particulier (6).

 

La Bourgogne pourra-t-elle  supporter.les « obligations» d'arrachage?


La Flavescence dorée est entrée en Bourgogne par la Saône-et-Loire. On a compté Il hectares arrachés l'année dernière à Plottes dans ce département « pour arrêter l'épidémie». Arrivera-t-on à 22 hectares cette année, pour quel avenir?


Il est inquiétant de constater que l'épidémie de FD en Bourgogne sera la première en France à se trouver soumise à l'obligation d'arrachage. Mais la Bourgogne n'est pas l'Ouest audois :

 

  • Par quoi va-t-on remplacer les hectares arrachés? La Bourgogne n'a pas comme l'Aude des terroirs disponibles.

 

  • Va-t-on remplacer sur place les ceps « rétablis» et donc partiellement résistants et susceptibles de redonner une récolte après une ou deux années par de jeunes plants que l'on sait extrêmement sensibles et qui demandent 4 ans pour redonner une récolte s'il ne sont pas entre temps à nouveau contaminés?

 

  • Le vignoble bourguignon compte de très nombreux petits vignerons qui vont devoir abandonner leur terre si on les oblige à arracher une partie ou la totalité de leur vignoble. Qui s'en soucie?

 

La Bourgogne aurait besoin de mesures préventives telles que les traitements ovicides d'hiver. Mais ceux-ci n'ont pas été actualisés à la suite de l'interdiction des esters phosphoriques.

 

Conclusions


En un temps où s'étale la détresse paysanne, où les ministres de l'agriculture soulignent qu'il faut gagner en productivité, que le coût du travail est trop élevé, on fait arracher inutilement les vignes et parcelles malades en oubliant la chance de leur rétablissement spontané.


Entre temps, au nom de dogmes parfois contradictoires:


  • On a supprimé le Service de la Protection des Végétaux et sa précieuse implantation au Nord de Beaune pour le fondre au sein d'un « Service de l'alimentation».

 

  • Du coup, les avertissements agricoles ont été supprimés pour le plus grand profit des firmes phytosanitaires.

 

  • Le laboratoire INRA de Dijon, seul en France à travailler la FD et le Bois noir a été fermé contre l'avis de tous les organismes concernés de France, de l'étranger et le mien: aucun tuilages des connaissances, abandon des acquis, des sondes ADN, des anticorps monoclonaux, des élevages de cicadelles. J'ai eu l'occasion de m'en expliquer au cours d'une interview qui m'a été demandée en 1996, 3 ans après ma retraite.

 

C'est ainsi que même la mémoire a disparu.


Il reste pourtant du travail à faire. Qui s'occupera d'actualiser les traitements ovicides, en remplaçant l'oléoparathion désormais interdit par des insecticides qui ne nécessiteraient peut-être pas une longue rémanence. La chose pourrait intéresser nos amis « bios » ou « biodynamistes » qui pourraient peut-être trouver un « oléo pyrèthre» qui leur éviterait d'être accusés de laisser l'épidémie de FD envahir leurs terres.


Nous avons en son temps étudié le comportement de la FD chez deux ou trois porte-greffes (8). Mais pourquoi n'a-t-on pas étudié en ce sens les autres porte-greffes? On s'est contenté de généraliser... oralement !


Etc...

 

Faut-il vraiment arracher ? Journal de la Saône-et-Loire link

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans écrits des autres
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commentaires

Brunet Paul 12/05/2015 17:30

Mon meilleur souvenir à Patrick Axelroud. Les 3 glorieuses, Arnay-le-Duc, les œufs en meurette...
Souvenir, souvenirs...

Bergamasqué 02/04/2014 19:11


Bon alors deux petites questions puisque :


1: On ne connait pas assez la question scientifique. Surtout quand on oublie A.Caudwell. Et quand on a une réponse on oublie de poser la question suivante.


2: Depuis plusieurs années on sort le grand parapluie. Pour oublier le travail que l'on n'a pas fourni. 


 donc mes questions sont les suivantes:


Ne peut-on considérer qu'un pied contaminé en pépinière, a plus de chance de mourir (et auparavant d'être contaminant) ? La mortalité est-elle moindre pour un pied sain puis piqué par une
cicadelle infectée ?


Et aussi : Dans le cas de la Bourgogne, il a été avancé que le matériel utilisé en zone fortement contaminée pouvait remonter plus haut (du fait de l'étendue de certains domaines) des cicadelles
infectieuses? J'ai du mal à y croire...


 


Quand on veut assécher le marais, on prévient pas les grenouilles.


 


 

David Lefebvre 02/04/2014 16:43


En réponse à Antoine Verpy responsable GDON


 


 


- Les recherches menées par Caudwell sur le "rétablissement" des vignes atteintes de Flavescence Dorée (FD) ne sont pas occultées p...Les résultats de Caudwell sont présentés.


----> Oui le pb n'est pas là mais c'est ce qui a été présenté au ministère qui a été falsifié  qui pose pb


Vous vous apercevrez qu'il existe également des résultats qui contredisent ceux de Caudwell.


- L'importance des phénomènes de "rétablissement" est dépendant


a) du cépage, et plus précisement du couple / cépage porte greffe


 


----> Il faudrait pour objectiver les choses voir s'il n'y a pas un lien entre les PG/Cep sensibles à la reprise après traitement par eau chaude et la maladie, car tous les bois ne sont pas
TEC


Certains cépages ne se rétablissent quasiment jamais, d'autres sont peu sensibles.


----> N'y a t-il pas la question de la réinoculation sauvage ?


----> Pourquoi ne travaille t-on pas sur la prémunition pour en expliquer les système s de défense naturelle ?


b) des phénomènes de ré-inoculation


On ne peut débattre du sujet sans connaissance en parallèle des populations de S. titanus présentes sur les parcelles. Les pieds qui semblent rétablis sont-ils situés sur des parcelles avec
présence régulière de l'insecte, (dans les commentaires, beaucoup de vignerons précisent maintenir les traitements obligatoires et laisser les pieds en place). Une fois sortie des obligations de
traitement, les populations de S. titanus vont petit à petit se reconstituer, et entrâiner un nouveau phénomène de nutrition / réinoculation. La maladie pourrait alors connaître une nouvelle
expansion sur le long terme car..


-----> NON monsieur, l'idée serait d'agir en amont càd sur les disséminations des phytoplasmes par bois de pépinière non TEC.


-----> L'idée serait aussi de tester la prémunition des pieds mère en pépinière puisque les pieds ne seraient plus contaminants selon Caudwell


c) il faut différencier pied guéri, pied malade asymptomatique et porteur sain


 


----> D'où l'action en amont et la prémunition


Les Portes Greffes sont quasiment tous asymptomatiques (on ne voit aucun symptôme quand le pied est porteur de la maladie) mais peuvent être contaminés puis transmettre la maladie par
l'intermédiaire de S. titanus.


----> OUI, jusqu'à 6 ans d'incubation  ?


Il est possible de trouver le phytoplasme de la FD sur des rameaux sains de pieds malades (infectés sur d'autres rameaux). Certains cépages ne subissent que très rarement des dégâts (syrah), mais
participent à la transmission de la maladie.


 


-----> Il y a des vignerons qui depuis 20 ans ne traitent pas, malgré l'obligation... et n'ont pas de pb. N'y a t-il pas des facteurs agronomiques conjugués, qui amplifient l'expression ?
Comme dans l'esca avec la taille poussard ? Où la maladie diminue de 50 % rien qu'en modifiant sa taille ?


L'absence de symptôme ne prouve pas que la maladie a été éliminée par le cep, mais peut également signifier qu'elle est supportée car les atteintes au phloème sont assez faibles pour ne pas
perturber le fonctionnement du pied, et ce pour un fonctionnement physiologique donné. Rien ne prouve que l'acquisition / transmission du phytoplasme par l'insecte vecteur ne soit plus possible,
ni que la tolérance du cep ne puisse s'effacer si d'autres éléments physiologiques surviennent (multiplication des repas d'acquisition via augmentation des populations de cicadelles de la FD
après arrêt des traitements obligatoires, vieillissement naturel du cep, stress climatique...)


 


 


-----> A mon sens vous inverser les questions : comme l'innocuité n'est pas prouvée, alors ça justifierait les traitements... par simple absence de connaissance scientifique.


On ne sait pas, donc par sécurité on traite ... De nombreux (la majorité ?) pensent que justement il faut traiter quand on est certain du mécanismes d'infection, mais pas l'inverse comme vous
semblez le suggérer : les pieds sont peut-être contaminants donc on traite. Il faut en mesurer les bénéfices risques. Un Giboulot à qui on détruit des années d'acquisition de biodiversité
faunistique, entomologique, où ce vigneron au dessus à qui ont demande de raser un carignan de 100 ans : ce n'est pas acceptable entermes de pertes de patrimoine. Car le vin c'est du patrimoine !


Il y a encore beaucoup de travail à faire...


 


---> Oui et donc ne pas traiter de peur et par méconnaissance .

antoine verpy 02/04/2014 14:36


Responsable d'un GDON (organisme spécialisé dans la lutte contre la Flavescence Dorée), je souhaiterais apporter quelques éléments techniques au débat :


- Les recherches menées par Caudwell sur le "rétablissement" des vignes atteintes de Flavescence Dorée (FD) ne sont pas occultées par la recherche ni par l'Etat, vous pouvez par exemple lire la
thèse de Julien Chuche (2010) sur le Comportement de Scaphoideus titanus, conséquences spatiales et démographiques, pages 61-62, chapitre "phénomène de rétablissement", en libre téléchargement
sur le net. Les résultats de Caudwell sont présentés. Vous vous apercevrez qu'il existe également des résultats qui contredisent ceux de Caudwell.


- L'importance des phénomènes de "rétablissement" est dépendant


a) du cépage, et plus précisement du couple / cépage porte greffe


Certains cépages ne se rétablissent quasiment jamais, d'autres sont peu sensibles.


b) des phénomènes de ré-inoculation


On ne peut débattre du sujet sans connaissance en parallèle des populations de S. titanus présentes sur les parcelles. Les pieds qui semblent rétablis sont-ils situés sur des parcelles avec
présence régulière de l'insecte, (dans les commentaires, beaucoup de vignerons précisent maintenir les traitements obligatoires et laisser les pieds en place). Une fois sortie des obligations de
traitement, les populations de S. titanus vont petit à petit se reconstituer, et entrâiner un nouveau phénomène de nutrition / réinoculation. La maladie pourrait alors connaître une nouvelle
expansion sur le long terme car...


c) il faut différencier pied guéri, pied malade asymptomatique et porteur sain


Les Portes Greffes sont quasiment tous asymptomatiques (on ne voit aucun symptôme quand le pied est porteur de la maladie) mais peuvent être contaminés puis transmettre la maladie par
l'intermédiaire de S. titanus.


Il est possible de trouver le phytoplasme de la FD sur des rameaux sains de pieds malades (infectés sur d'autres rameaux). Certains cépages ne subissent que très rarement des dégâts (syrah), mais
participent à la transmission de la maladie.


L'absence de symptôme ne prouve pas que la maladie a été éliminée par le cep, mais peut également signifier qu'elle est supportée car les atteintes au phloème sont assez faibles pour ne pas
perturber le fonctionnement du pied, et ce pour un fonctionnement physiologique donné. Rien ne prouve que l'acquisition / transmission du phytoplasme par l'insecte vecteur ne soit plus possible,
ni que la tolérance du cep ne puisse s'effacer si d'autres éléments physiologiques surviennent (multiplication des repas d'acquisition via augmentation des populations de cicadelles de la FD
après arrêt des traitements obligatoires, vieillissement naturel du cep, stress climatique...)


Il y a encore beaucoup de travail à faire...


 


 

patrick axelroud 31/03/2014 18:47


Mille excuses Michel, en effet ce qui ce conçoit bien s'énonce clairement, mais si je dois faire profession de fois elle va dans votre sens.Je soulignais la difficulté pour un nom pro de piger,
du premirer coup un texte très technique.Cela expliquait peut être que les médias restaientt, comme trop souvent ,au niveau du bruit que font les choses plus qu'a chercher le pourquoi des
choses.Quant à" l'administration" sachez que mon diplôme d'archi, il y a 35 ans,une reflexion critique sur la production de lotissements et de maisons individuelles soulignant les effets pervers
des réglementations ,était dédié :                       " A
L'ADMINISTRATION...."

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