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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 00:09

Une de mes amies du Lapin blanc, terrier naturiste des hauts de Ménilmontant, Nathalie Panda, folle non pas du chocolat Lanvin mais tout simplement du vin, du vin du Lieu du Vin link, lors de notre dernière grande : fête l’extension du domaine de la fête, me héla alors qu’on venait de lui servir un verre de côtes de Duras :


-        Duras what else ?


-        C’est ça dis-je link


Avant d’ajouter pour faire l’intéressant :


-        Pour Duras je me dois de commencer par Marguerite – et ce n’est pas un dérapage berthomesque – puisque Marguerite Donnadieu écrivit, au château de Duras link  son premier roman « Les Impudents » link où elle exalte la beauté des paysages de son adolescence et elle devint célèbre sous le pseudonyme de Duras. Le bourg est plus modeste que celui de Bazas, 1200 habitants, mais il est le centre d’un « vignoble à portée de mains » celui des Côtes de Duras.


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Voilà c’était dit, le dernier mot revenant au grand Philippe caviste éthique mais pas vraiment étique, sur ce le petit clos des Vents 2011, Claire, un blanc link :


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« 100% sauvignon, 15 jours de macération, 1 an de cuve pour finir les fermentations, puis un an en fûts de plusieurs vins. Un nectar complexe, légèrement oxydatif, sur les agrumes. »


Mais, vous commencez à me connaître, pouvais-je en rester là avec une Nathalie Panda rassasiée par Claire ?


Bien sûr que non et, pour faire dans la culture pour plaire à Nathalie j’ai sorti mon Moderato Cantabile.


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Anne Desbaresdes femme d’un industriel mène une vie ennuyeuse qui noue une liaison amoureuse audacieuse et futile avec Chauvin employé dans l’usine de son mari.


« Anne Desbaresdes gémit. Une plainte presque silencieuse, douce, sortit de cette femme.

-        C’est curieux, je n’ai pas envie de rentrer, dit-elle.

Il prit brusquement son verre de vin, le termina d’un trait, ne répondit pas, la quitta des yeux.

-        J’ai dû trop boire, continua-t-elle, voyez-vous, c’est ça. »

 

 

« Elle ne cessa plus de regarder sa bouche seule désormais dans la lumière restante du jour.

-        De loin, enfermé comme il est, face à la mer, dans le plus beau quartier de la ville, on pourrait se tromper sur ce jardin. Au mois de juin de l’année dernière, il y aura un an dans quelques jours, vous vous teniez face à lui, sur le perron, prête à nous accueillir, nous, le personnel des Fonderies. Au-dessus de vos seins à moitié nus, il y avait une fleur blanche de magnolia. Je m’appelle Chauvin.

Elle reprit sa pose coutumière, face à lui, accoudée à la table. Son visage chavirait déjà sous l’effet du vin. »


 

« Aussitôt entrée, Anne Desbaresdes se cabra près de la porte. Chauvin se retourna vers elle, l’encouragea d’un sourire. Ils arrivèrent  à l’extrémité la moins en vue du long comptoir et elle but très vite son verre de vin comme les hommes. Le verre tremblait dans sa main.

-        Il y a maintenant sept jour, dit Chauvin.

-        Sept nuits, dit-elle comme par hasard. Comme c’est bon le vin.

-        Sept nuits, répéta Chauvin. »


« Anne Desbaresdes boit de nouveau un verre de vin tout entier les yeux mi-clos. Elle en est déjà à ne plus pouvoir faire autrement.

Elle découvre, à boire, une confirmation de ce qui fut jusque-là son désir obscur et une indigne consolation à cette découverte. »


 

« La patronne était bien à son poste, derrière sa caisse. Anne Desbaresdes parla bas.

-        La difficulté, c’est de trouver un prétexte, pour une femme, d’aller dans un café, mais je me suis dit que j’étais quand même capable d’en trouver un, par exemple un verre de vin, la soif… »


 

-       Je voudrais boire un peu  de vin, elle réclama plaintivement, comme déjà lésée. Je ne  savais pas que l’habitude  vous en venait si vite. Voilà que je l’ai presque, déjà.

Il commanda le vin. Ils le burent ensemble avec avidité, mais cette fois rien ne pressa Anne Desbaresdes de boire, que son penchant naissant pour l’ivresse de ce vin. Elle attendit un moment après avoir bu et, avec la voix douce et fautive de l’excuse, elle commença à questionner cet homme »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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