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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 10:00

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La journée d’hier fut pleine d’émotions, de rebondissements, de Tweet et de retweet mais ô divine surprise elle se termina sur un vaudeville que notre Pousson link sut orchestrer à sa façon sur Face de Bouc en se lichetronant sous notre nez un Muscadet Sèvre et Maine de Guy Bossard pour fêter un copié-collé évaporé dans les caves d’un grand Hôtel de la rue de Varenne (la part des anges sans doute).


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Mais Vincent, qui a un côté frère Tuck du Robin des Bois de Disney, même si ses œuvres ne sont pas toujours à mettre entre toutes les mains, surtout celles des gamins et gamines, a dégainé, si je puis dire m’exprimer ainsi, pour fêter l’évènement ce que l’on qualifiait dans un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître une chanson paillarde, « la digue du cul » interprété comme il se doit par les Frères Jacques (contrôle parental requis)




Les frères jacques la digue du cul chanson... par susacacon

 

Pure provocation de sa part que d’évoquer auprès du Taulier cette route de Nantes à Montaigu de son enfance en soulignant que, lui, le Pousson de Barcelone la connaissait et qu’il l’aimait d'autant plus parce qu'elle flirtait avec ce charmant muscadet qui étanchait sainement tant de larges soifs. Là, l’ami Feuilly fondait, était au septième ciel, aux anges quoi.


Ragaillardi par tant de gaillardise votre serviteur se disait qu’il allait pour fêter l’heureux dénouement de cette folle journée s’offrir une petite toile au cinéma des artistes du côté de la Place Clichy. Dans sa tête trottait déjà une petite musique destinée à nouer les fils d’une petite histoire qui lui permettrait d’aborder le vendredi du Vin de Lolita dans une posture moins scabreuse.


Donc, sur le coup de 21 heures, Cap sur la Place Clichy !


Ma flèche d’argent adore les montées, elle vole, votre Taulier un peu moins même s’il arrivait à bon port sans même être le moins du monde essoufflé.


Il se garait, attachait solidement sa monture, ôtait sa pince à vélo et se présentait au guichet du ciné où, vu sa classe senior, on lui faisait un prix : 7€.


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À l’affiche Alabama Monroe de Felix Van Groeningen le réalisateur d’un de mes films culte « La merditude des choses » (2009).


Salle 3.


Première indication raccord avec le thème de ce vendredi du Vin : dans ce film la musique joue un rôle capital avec le bluegrass cher à Didier l’amoureux d'Elise sa panthère blonde tatouée de partout : clin d’œil évident à Lolita notre patronne du jour qui va devoir dare-dare rattraper ton retard.


Bon point, sitôt assis le noir se faisait et ô surprise le film commençait de suite sans qu’on nous infligeât les préliminaires habituels.


Salle de qualité, c’est rare ni pop-corn, ni chuchotis, ni portables…


FIN


À la sortie votre Taulier ému, touché même coulé… n’avait pas forcément envie de livrer ses sentiments sur ce film qui en effet le touchait au cœur par sa dérangeante humanité, les yeux profonds de la petite Maybelle, son crâne lisse, ses rires, sa beauté jusqu’au bout, souvenir de l’hôpital Saint-Louis dans le service des petits leucémiques… (Voir ICI la critique link)


Si ce n’est déjà fait mes chers lecteurs allez donc voir Alabama Monroe ! C’est un très beau film, sans pathos…

 

Ma belgitude progresse.


Il était donc aux environs de minuit mais ma soirée n’était pas terminée car cette montée nocturne place de Clichy, loin de ma base, avait un but très précis : le Wepler.


Pourquoi le Wepler ?


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« Le deuxième tête à tête, ce devait être au Wepler, car j’avais insisté : « Déjeunons quelque part. » On s’enfermait dans l’hermétisme, hésitants par nature. Je désirais ces longues conversations, ces longs silences. On se regard, on se soupèse. Ce que l’on aime c’est cet échange, chez lui très lent, très sourcilleux. C’est encore un circuit, un voyage, le petit aéronef lancé à l’assaut de l’autre, or qui pilote ?


Il évoquait sa petite bâtisse murée on ne savait où, au bas de Clichy. Il avait pris des huîtres et un plateau de fruits de mer, regardait la table, la nappe, estimait de la narine les choses de la marée. Il souriait gentiment… »


C’est Gérard Manset évoquant ses rencontres avec Alain Bashung dans « Visage d’un Dieu Inca »  (lire ICI Gérard Manset « J’en étais bouleversé, que toute cette jeunesse saluât son Assomption, le rendit éternel... » link


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Je touchais à mon but : Manger en solitaire une douzaine d’huîtres au Wepler accompagnée d’un vulgaire sauvignon sans nom.


Peu m’importait, la trace de Bashung me suffisait. Je savais où j’allais…


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Retour en solitaire sur ma flèche d'argent.

 

J'écrivais en pédalant.


Le dernier album d'Alain, sa silhouette fluette sanglée de noir, son petit chapeau tyrolien cachant son crâne lisse, sa dernière apparition aux Victoires de la Musique…


Pas gai le Taulier !


Détrompez-vous, pour moi Alain avec son Bleu Pétrole est éternel, il vit bien plus intensément que beaucoup de vivants déjà éteints.

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Et puis il va si bien aux vins d’Alice et Olivier de Moor… qu’il me fallait en ce dernier vendredi du mois, à ne pas confondre avec le premier du mois consacré en ma belle jeunesse à Marie la mère de Jésus, en profiter pour imprégner les jeunes têtes folles et pour ce faire me porter sur les hauts de Clichy afin de voyager en solitaire…

Et nul ne l'oblige à se taire.

Il chante la terre…

Il reste le seul volontaire

Et, puisqu'il n'a plus rien à faire,

Plus fort qu'une armée entière,

Il chante la terre…

Cette chronique a été bouclée à 3h 07 merci Gérard Manset… Je vous embrasse…

RIDEAU 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Vendredi du Vin
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commentaires

le vendangeur masqué 27/09/2013 14:28


Bonjour Jacques,


Merci pour l'ensemble de ce billet. Pas évident qu' Alabama Monroe remonte la rivière jusqu'ici...


Pour Manset c'est en plein dans le mille. Sa voix enregistrée deux fois successices pour donner un echo m'accompagne depuis des souvenirs d'enfance...1976.


Une fois à la radio, il expliquait savoir que son travail s'adressait à un public de plus en plus restreint. Et aussi qu'il n'avait aucun message politique... Rigolo


Une vieille compilation est illustrée par "the garden court" de Sir Edouard Burne-Jones. (EBJ). Une chanson ("et or de leur corps") est simplement le scénario d'un tableau Gauquin.


Pour finir, Le langage oublié est illustré des "demoiselles de l'isle adam" de Magritte. Triste et prophétique. Mensonge aux foules me revient toujours en echo...


 


 


 


 


 

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