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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 11:00

Merci Patrick de Mari ! Beau sens de la formule qui tape juste car, en effet depuis un beau jour ensoleillé de juillet 1965 où, bac en poche, je me suis toujours posé la question : « qu’est-ce que tu vas faire dans la vie ? » sans jamais trouver la réponse. Tout au fond de mon petit jardin d’intérieur, élevé dans un monde où travailler c’était travailler de ses mains, je me disais « t’es bon a tout mais t’es bon à rien ».


entrees-le-21-08-016.jpg

 

Bac en poche j’ai pris le soir même le train de nuit qui m’a conduit jusqu’à Avallon (dans le dernier tronçon le conducteur de l’autorail officiait devant nous dans le wagon unique) pour rejoindre, du côté d’Arcy s/Cure, la colonie de vacances des enfants des Vendéens de Paris pour y exercer la fonction de moniteur avec mon vieux copain Dominique Remaud. Détails : comme nous n’avions que 17 ans c’était au black. C’était une colo de curé. Le 14 juillet nous sommes allés au bal sans prévenir et pour nous punir le curé nous a taxé sur notre faible solde. Au retour, Dominique et moi, sommes remontés par Paris que nous avons découvert pour la première fois. C’est sans doute de là que me vient mon goût immodéré pour « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie ». La terrasse du café de Flore je ne me lassais pas devant le défilé de tant de merveilles.


Et puis ce fut Nantes, la rue Noire où je logeais chez une petite vieille, la Fac de la Jonelière en préfabriqué, mon vélo, bref un sentiment absolu de liberté, le ciné, les cafés… très peu d’assiduité sur les bancs de la Faculté. Dire que j’étais là pour préparer mon entrée à Sciences-Po pour, comme nous disions, passer l’ENA. Comme je l’ai écrit ce matin ma première paye date de septembre 1966 loin de Nantes. L’horreur ! Retour à Nantes en 67 où l’administration des Impôts, faute de candidats (oui, oui), nous payait pour passer le concours d’Inspecteur. Souvenir du Directeur régional, en plein mai 68, face à des trublions exigeant leur paye, un grand moment place Mellinet. Bien évidemment, afin d’être recalé, je rendis copie blanche en droit commercial afin d’échapper à l’école nationale des Impôts située, comme par hasard à Clermont-Ferrand (qui sait qui était Ministre des Finances ?). Clap de fin de l’ENA grâce à mai 68. La suite ce fut ma vie que j’ai racontée dans mes toutes premières chroniques.


Mais revenons un instant au bac : Lu à propos de la cuvée 2013 du bac sur [check-list] du Monde


papier de verre d’Hervé Le Tellier


« L'horoscope du vendredi. Amour : vous m'écrivez que « sa va bien ». Santé : « sa va bien ossi », poursuivez-vous. Travail : et en plus, vous avez eu le bac ? Bravo.              

 

86,8 % C'est le taux de réussite au baccalauréat 2013 un record


« De mon temps » comme disait mon pépé Louis, en 1965, lors de mon bac à moi série philosophie (je fus de ceux qui passèrent l’année précédente l’ancienne première partie de bac) le taux de réussite fut de 60%. Au cours de la période 1962 à 1969, le taux de réussite au bac fut affecté de très fortes variations, avec un bac 1968 particulièrement fructifère : 82%.link

photo199.JPG

 

De mon temps toujours y’avait le bal du bac alors pour clore cette petite chronique d’la ZIK !


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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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commentaires

Aredius 18/12/2013 10:46


Moi aussi j'ai été mono à 17 ans dans un colo catho et un de mes copains a fait sc éco, études payées par les impôts (il était le seul de notre groupe à avoir une voiture) et concours
volontairement raté.


D'autres ont fait les IPES.

Luc Charlier 12/07/2013 11:54


Si j’étais russe, je te féliciterais, mon bon Taulier, pour ce papier qui nous a bien fait rire, surtout la rue Vieille où tu logeais avec une petite Noire ! Mais je ne suis qu’ouzbek. Et
l’Ouzbek, il se tend dans une quête de plus nobles enjeux. Foin de tartufferies, fini la flagornerie, exit le fayotage. Telle la noble bête bovine qui fait l’objet de toutes tes attentions à
présent, nous bouserons sur les fâcheux, nos émondoirs seront les terrils qui recouvrent leur bassesse, scories de l’humanité. Vive Tachken, vive les Ouzbeks libres, vive la France !


 


PS : je recommande à tout le monde un petit article perdu dans l’édition belge du
Lagarde & Michard (anno 69) et qui commentait un beau texte d’un Langrois assez dissipé, sous le titre : « Comment peut-on être Ouzbek ? ».

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