Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 07:00

Couverture_Portrait.jpg

 

« Les gens du vin et ceux de Bordeaux sont assez représentatifs des différentes catégories sociales françaises : des ouvriers, des employés, des techniciens, des cadres, des propriétaires, des financiers, des spéculateurs, des artistes, des banquiers, des journalistes et même des hommes de marketing. Il y a des personnes intéressantes, intelligentes, respectables mais aussi des hypocrites, des crétins et des lâches. » Jean-Marc Koch, qui a passé 24 ans au CIVB, comme directeur du marketing, est donc un bon connaisseur du microcosme bordelais. Flanqué de Jean-Bernard Nadeau, il tire le portrait de 18 gens du vin de Bordeaux. Des « portraits positifs, mais objectifs de personnages sélectionnés de façon totalement subjective. »

 

L’art du portrait est difficile, surtout lorsqu’on prend le parti de demander au portraituré de « poser » pour la photo et de jouer le jeu de l’entretien-vérité, car une trop grande proximité peut transformer l’exercice en une forme d’art officiel car par trop révérant. Chercher sous la surface sociale de ces hommes – une seule femme : Florence Cathiard – dans leur intimité, à révéler la part la moins connue de leur personnalité, pour donner de l’épaisseur, de la profondeur à leur portrait, exige une grande proximité, une confiance réciproque, et surtout paradoxalement de la distance. La bonne distance, celle qui n’est évaluable que par « l’artiste » en l’occurrence ici l’auteur.

 

Reste qu’un portrait, comme toute œuvre publique, est destinée à être exposé, à être vu, à être apprécié par le public, jugé par la critique, et comme ici il s’agit d’un livre, donc d’une œuvre reproductible, à être acheté par le plus grand nombre. Alors, lorsque j’ai reçu l’ouvrage un réel dilemme se posait à moi : même si j’ai croisé dans ma carrière une bonne moitié des portraiturés je ne me sentais pas en capacité de choisir entre la position du critique et celle de l’initié. En effet, je ne suis ni l’un, ni l’autre mais comme je suis du parti des livres je ne pouvais me dérober. C’est pour ça que j’ai choisi de vous faire découvrir ce livre par la fenêtre la plus intime : celle d’une des photos privées que les portraiturés ont confiées à l’auteur. Leur simple choix est révélateur et avec elles on a le sentiment de feuilleter, assis sur un canapé, un de ces albums de famille qui font la joie des enfants. Chez moi, j’ai le souvenir d’une photo, où la mariée posait en ayant mis ses chaussures à l’envers, qui faisait notre joie.

 

Donc en feuilletant « Portraits Intimes » j’y ai découvert une photo qui m’a mis, si je puis l’écrire ainsi, dans le même état. Je m’en suis servi pour rédiger une chronique-charade link car entre mes deux amis : Christian Delpeuch (portraituré par JM Koch) et Jean-Louis Vallet il y avait un homme qui avait toute sa place dans la galerie de portrait de ceux qui ont fait Bordeaux : le très connu et controversé Michel Rolland. Ma charade n’a pas provoqué un grand déferlement. Je le comprends. Certains vendangent puis vinifient, d’autres n’ont pas le temps, pour les plus jeunes et ceux qui lisent en travers quand ce n’est pas de travers mes propos évoquaient un autre temps, si lointain puisque maintenant la référence est la nanoseconde. Cependant, dans le fin fond du Cher, qui est tout de même le centre de la France et cher à mon cœur pour avoir hébergé la Société Française de Vierzon link, un lecteur a joué le jeu avec pugnacité et il a trouvé.

 

Bravo Bruno Creugny, les promesses seront tenues…

 

Si vous souhaitez acquérir « Portraits Intimes » c'est ici link

 

«Le winemaker mondialement connu Michel Rolland s’est volontiers prêté au jeu de la caricature par Mika, seul caricaturiste de personnalités utilisant du vin rouge pour les peindre ! »

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article

commentaires

Michel Smith 22/09/2011 09:27



Cette fois-ci j'ai bien lu, et surtout de travers. Je dois dire que la caricature de Michel Rolland ne m'évoque pas le Michel que je connais...



Bruno CREUGNY 22/09/2011 08:02



Youpi


Le soir même j'avais élucider deux noms par la charade, Jean-Louis Vallet (pas évident) et Michel Rolland (très facile à trouver). Par contre avoir le troisième nom, Christian Delpeuch sans le
livre ce n'était pas la peine.Se procurer un livre comme Portraits intimes dans le Cher relève d'un parcours du combattant.


Merci Jacques pour votre blog que je suis avec passion.


Bruno



Lalau 22/09/2011 07:22



Moi j'aimais bien Christian Delpeuch, je l'ai vu quelques fois quand il était président du CIVB. Il préparait bien ses dossiers, et puis il avait une sorte de vision. Je n'en ai plus entendu
parler après qu'il ait quitté la présidence.



  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents