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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 00:09

Moi qui lis Voici, Gala, Point de Vue, Paris-Match mais pas Closer j’adore notre Jean-Luc, le bad boy Thunevin qui avec Murielle Andraud a fait le château Valendraud, il aime les stars. Le 2 avril c’était la belle Adriana Karembeu qui lui rendait visite pour les primeurs. Mon paparazzo favori a fait de belles photos. Je ne veux pas être mauvaise langue, ce n’est pas mon genre, sacré Jean-Luc et dire qu’il taquine à ce sujet ce brave taulier, qui lui est passé le 1er avril sans tambour ni trompettes, incognito quoi...


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photo Chateau Mangot link

 

À propos d'incognito si y’en a un qui n’use pas sa salive pour rien c’est bien Alain Vauthier de notre château Ausone haut et bien perché. Comme ce qui est rare est cher, ses mots ont bien plus de poids que les photos. En septembre 2011, bien avant la tornade VinoBuseness de l'Isabelle il n’y allait pas par 4 chemins notre Alain, avec le style, la précision et la finesse d’un escrimeur, à la fin de l’envoi : il touche ! Il touche juste comme il faut, là où il faut. Que du bonheur comme dirait ma petite fille.


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Qu’est-ce qu’un terroir mythique ? lui demandait alors Marie Joanna Roginska.


Excellente question par les temps qui courent où le bling-bling et les paillettes permettent de se voir attribuer, au détriment de l’Histoire, du terroir, de bonnes notes au grand concours du paraître.


Pauline, la fille d’Alain, avait elle aussi enfoncé le clou en répondant qu’un «vin mythique» provenait forcément d’un grand terroir. « Je ne peux pas faire du Ausone dans des sables, sinon ça se saurait… (rire). » Pour les petites louves et loups de Paris, Pauline se référait aux argilo-calcaires d’Ausone. Elle ajoutait « Maintenant à Ausone on prend la vigne comme un petit jardin, donc on intervient plusieurs fois par an, on chouchoute chaque pied de vigne. »


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Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de Saint-Émilion (la Dordogne, le Ruisseau du Taillas, le Ruisseau de Fongaband sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Saint-Émilion.). Les fêtes carillonnées se sont succédées mais, en dépit d’un petit arrêté, le terroir ne s’est pas transformé. Nous ne sommes pas au pays  des fées, le carrosse restera toujours citrouille au pays d’Halloween. Le terroir ce n’est pas délocalisable alors que le premier con venu, où qu’il soit, d’où qu’il vienne, peut se payer un chai et le consultant qui va avec. Oublier l’origine, le lieu, c’est bâtir des châteaux en Espagne, galvauder l’essentiel, donner la prime à l’artificiel.


Oui, je l'affirme sans détour, en dépit de ses grands airs, je sais que ce que je viens d'écrire désespère notre ami Norbert…


Pour mémoire je rappelle que les propos d’Alain Vauthier sont datés du 20 septembre 2011 alors je conseille aux petits spadassins de Norbert de remiser leurs misérables rapières. La fin justifie les moyens dit-on, alors messieurs les affidés il faut alors assurer ses arrières plutôt que de se cacher derrière un tout petit arrêté.


« Ce qui m’attriste actuellement, c’est que dans le prochain classement de Saint-Emilion ils ont gommé la notion de «terroir», elle n’intervient plus et l’histoire non plus. C’est juste une dégustation à l’aveugle et quand on connait les aléas de cette dégustation, c’est pour moi une catastrophe, on remet en cause trois siècles d’histoire. On prend une technique style concours général agricole ou médaille de la Wine Fair quelconque, je trouve ça délirant… on bafoue l’Histoire, on bafoue les terroirs… L’histoire surtout, et ça, ça me gêne. Parce que, regardez, les crus classés de Saint-Emilion qui ont été classés en 1955, ça correspondait à une hiérarchie qui n’était pas si mal faite que ça. Et chaque fois qu’un cru a une éclipse, parce que les propriétaires font pas ci, ne font pas cela, … Derrière il y a une reprise et on voit le rang qui est repris aussitôt. Alors, que dans les terroirs secondaires, c’est quasiment impossible, même si on travaille, même si on travaille, c’est trop dur… » link

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

patrick axelroud 10/04/2014 13:17


Il faut s'entendre en effet sur ce qui est sable, et vite si on veut y planter de la vigne     
Car on annonce une penurie de sable  considerée, comme l'eau, comme une matière première en danger. Les sables des déserts sont impropres à l'industrie du bâtiment de telle sorte que les
pays du golfe importe à coup de tanker le sable nécessaire à la babelisation de leurs territoires

Luc Charlier 08/04/2014 20:14


Hervé, salut. On reconnaît immédiatement en toi l’érudit chrétien, toi qui prétends : « Sable tu es et sur ce sable je bâtirai mon vignoble ! ». Il faut s’entendre sur ce
qu’on appelle du « sable ». Il y a les terrasses alluviales sablonneuses des bords de la Vienne, il y la plage de La Londe des Maures (of Ott’s fame), il y a les stations
balnéaires de la côte lisboète (Colares, car le vin de Cascais, bof-bof etc ...), il y a la Ténarèze, il y a le loess des Rocoules, il y a le bas-fond de Sète vrankenisé .... Tout cela, si on
veut, c’est du « sable ». Même le grès, dès lors qu’il est très métamorphique, c’est du sable. Bon, je sais que le géologue de garde de vos blogs (M. Truc) va hurler et
scientifiquement, il a raison, je m’incline mais, dès que la granulométrie devient très fine, toutes les roches (cristallines ou autres) se comportent comme des sables et, à l’oeil nu, sont des
sables. A Alt de Coume Majou (ou sur la Côte de Brouilly), même le schiste le plus implacable devient une espèce de « sable » fin et pulvérisé. Dans ce cas tu as raison.

Hervé Lalau 07/04/2014 13:44


Le terroir, ce n'est pas immuable. En 1700, le Médoc n'était qu'un marais. Et qui dit que l'entre deux mers ne recèle pas de superbes terroirs méconnus? Ou Aniane? Ou Corneilla?


Le terroir, c'est l'homme qui le révèle.


Et puis on fait de très beaux vin sur les sables. 


 

Luc Charlier 07/04/2014 08:11


D'accord avec l'histoire. La seule chose qui manque encore vraiment à Ausone ... c'est Pascal Delbeck! .... et sa barbe, comme Fidel.

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