Samedi 4 août 2012 6 04 /08 /Août /2012 00:09

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Votre Taulier en une fin de semaine où le péché de chair fut omniprésent en son espace de liberté, se souvenant d’avoir été un enfant de chœur très au fait des rituels, grand spécialiste des burettes (si vous souhaitez tout savoir sur les émois du Taulier enfant de choeur je vous invite à lire cette très ancienne chronique link), a ressenti le besoin de se plonger dans le Missel Romain de 1962 au chapitre De defectibus in celebratione Missae occurentibus : Défauts qui peuvent se présenter dans la célébration de la messe. Il y est écrit :


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« Le prêtre qui va célébrer veillera scrupuleusement à ce que rien ne manque de ce qui est requis pour réaliser le Sacrement de l’Eucharistie. Un défaut peut advenir soit au regard de la matière à consacrer, soit de la forme employée, soit du ministre qui consacre. Qu’il y ait défaut concernant l’une ou l’autre de ces choses – c’est-à-dire la matière requise, la forme avec l’intention, et l’Ordre sacerdotal chez celui qui consacre – le Sacrement n’est pas réalisé. Et si tout cela existe, quoi qui puisse faire défaut d’autre part, la vérité du Sacrement est obtenue. »


Les autres défauts qui peuvent se présenter dans la célébration de la messe, bien qu’ils n’empêchent pas la vérité du Sacrement, peuvent cependant s’accompagner de péché ou de scandale. »

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Je vais m’en tenir aux Défauts concernant le vin IV — De defectu vini


1- Si le vin est devenu tout à fait aigre ou tout à fait corrompu, ou bien s’il a été tiré du verjus, c’est-à-dire de raisins qui n’étaient pas mûrs, ou bien si on y a mélangé tellement d’eau que ce n’est plus du vin, le Sacrement n’est pas réalisé.


2- Si le vin a commencé à aigrir ou à se corrompre, ou est devenu un peu âpre, ou bien n’est que du moût de raisin, ou n’a pas été mêlé d’eau, ou a été mêlé d’eau de rose ou d’eau produite par une autre distillation, le Sacrement est réalisé, mais celui qui le consacre pèche gravement.


3- Si, avant la consécration du Sang mais après la consécration du Corps, le célébrant s’aperçoit que le vin ou l’eau, ou l’un et l’autre, ne sont pas dans le calice, il doit aussitôt mettre du vin avec de l’eau et, après avoir fait l’oblation comme ci-dessus, consacrer en commençant par les paroles : Simili modo, etc.


4 - Si, après les paroles de la consécration, il se rend compte qu’on n’a pas mis du vin mais de l’eau, après avoir versé cette eau dans un vase, il remettra du vin avec de l’eau dans le calice, qu’il consacrera en reprenant aux paroles : Simili modo, etc.

 

5 - S’il s’en aperçoit après avoir consommé l’Hostie, voire après avoir consommé l’eau en question, il doit prendre une autre hostie pour consacrer de nouveau, mettre du vin et de l’eau dans le calice, offrir l’un et l’autre, consacrer et communier, bien qu’il ne soit plus à jeun.

 

6 - Dans les cas traités aux numéros 3-5 ci-dessus, on omettra l’élévation du Sacrement et on fera tout ce qui est possible pour éviter le scandale ou l’étonnement des fidèles.


7 - Si on s’aperçoit – soit avant soit après la consécration – que tout le vin est devenu du vinaigre ou s’est autrement corrompu, on observera les prescriptions [respectives] données ci-dessus, comme si on s’apercevait que du vin n’avait pas été mis dans le calice mais seulement de l’eau.


8 - Si le célébrant se rend compte avant la consécration du calice que l’eau n’y a pas été ajoutée, aussitôt il l’ajoutera, [avant de] prononcer les paroles de la consécration ; s’il s’en aperçoit après la consécration du calice, il ne doit en aucune manière ajouter l’eau, qui n’est pas nécessaire au Sacrement.


9 - Au cas où il s’avère impossible de se procurer la matière qu’on devait présenter pour remédier au défaut du pain ou du vin, si [le prêtre s’en rend compte] avant la consécration du Corps, il ne doit pas aller plus avant. Si c’est après la consécration du Corps, ou même du vin, qu’il remarque le défaut dans l’autre espèce, l’une étant déjà consacrée : alors, si on ne peut d’aucune manière se procurer l’autre espèce, il devra poursuivre et il achèvera la messe, de telle manière cependant qu’il omette les paroles et les gestes qui concernent l’espèce manquante. Mais si, en attendant quelque temps, il était possible de se la procurer, il faudrait qu’il attende, afin que le Sacrifice ne demeure pas inachevé.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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