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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 09:00

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Sur Face de Bouc les « révolutionnaires » en peau de lapin sont légion et dès qu’un hérétique ose sortir de la ligne du parti, comme au bon vieux temps des staliniens, c’est l’exclusion pour caution du système. J’adore ce radicalisme boutiquier. Mais qui donc achète les quilles si ce ne sont des gens qui sont dans le système qui vivent du système pour avoir les moyens de se les payer car elles ne sont pas données, et je ne parle pas ici des « grands crus » mais des quilles de vignerons qui font bien le boulot. Normal, tout travail mérite salaire.


Que nous le voulions ou non nous sommes le système link et s’en dédouaner à coup d’imprécations ou de condamnations ne fait guère bouger les lignes.


Si on est contre le système le seul moyen de le changer c’est de faire la révolution, faire table rase, renverser la table sinon on est peu ou prou un réformiste qui croit au changement par l’élection.


Les gens de 68 nous étions un peu cons, nous avons été après coup brocardés, moqués, vilipendés car nous avons, nous dit-on, fait une pseudo-révolution. J’en conviens sauf que je signale aux jeunes cons ou au gras du bide qu’en 1968 :


-         La France a connu une grève générale de presqu’un mois…


-         Le chef de l’Etat, l’homme de la chienlit, a cru bon de se tirer sans rien dire à Baden-Baden rencontrer le Général Massu pour prendre le thé sans aucun doute…


-         Les plus acharnés au retour à l’ordre furent bien évidemment la CGT courroie de transmission d’un PCF aligné sur Moscou qui ne mouftera pas lorsque les chars des pays frères envahiront les rues du printemps de Prague de Dubcek.


Alors qu’attendez-vous pour faire de même mes cocos ?


Bien évidemment je vous préviens vous allez devoir quitter vos claviers de Face de Bouc pour aller couper l’électricité dans les centrales nucléaires, ranger vos smartphones car vous ne pourrez plus les recharger faute d’électricité, ranger vos autos car il n’y aura plus d’essence, remonter sur vos vélos pour aller campagne faire vos courses, accepter de tirer le rideau de fer car vous n’aurez plus rien à vendre vu qu’il n’y aura plus de transport… Monter des barricades… Se foutre sur la gueule des forces de l’ordre… organiser un meeting monstre à Charléty linkLa chienlit donc… feu sur le quartier général… « L’humanité ne sera heureuse que quand le dernier capitaliste sera pendu avec les tripes du dernier gauchiste. »


Alors lorsque j’entends les pâles héritiers de Georges Marchais brayer « social-traître » pour s’annexer Jaurès je crie « Prolétaires de tous pays excusez-moi ! »


Tout ça pour vous dire qu’hier le père Michel Smith se contentait de faire part de son appréciation sur le Tariquet en toute honnêteté, sans esprit de chapelle. Faire de lui un traître à la cause relève de l’obscurantisme le plus crasse et de la même forme d’ayatollahisme dont se plaignent, à juste raison souvent, les défenseurs des vins nus. Pêle-mêle tout le monde se retrouve fourré dans le même sac, sans nuance, au mépris d’une réalité qui ne se changera ni par décret, ni  par les adeptes du yaka fokon.


Je suis très à l’aise avec Tariquet, je n’en bois pas, mais pour autant comme je suis un vieux con je sais mieux que quiconque dans quel état se trouvait le Gers il y a 30 ans. Alors, le coup du mépris très peu pour moi. Le vignoble français a une histoire, l’ignorer c’est faire preuve d’une inculture qui méprise les hommes et les pays où ils vivent. Et qu’on ne vienne pas me dire que je suis un suppôt du productivisme ou de la chimie, je suis depuis trop longtemps sur le chantier pour accepter les va-de-la gueule de tout acabit.


Voilà c’est dit et je vous invite à lire une vieille chronique de 2007 : « Prolétaires de tous les pays, excusez-moi ! »


 

« C'est le titre d'un essai percutant de l'historienne Amandine Regamey qui montre comment l'humour sous les dictatures : Flüsterwitze (blagues chuchotées) en Allemagne nazie ou anekdoty (histoires drôles) au pays des Soviets soudait clandestinement la population muselée et servait d'exorcisme collectif : humour noir contre tyrannie rouge ou inversement...


Je vous en livre un petit florilège... »link

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Heritier Jean 01/08/2014 16:43


Bravo Jacques je suis à 100 % d'accord avec toi


j'aurais aimé ecrire cette note c'est tout

Luc Charlier 01/08/2014 15:46


Nan, nan, nan. Michel jouit d'une certaine renommée et appartient, nolens volens, à la famille des prescripteurs. Ses écrits ont un impact, pas aussi important que les publicistes le
croient, pas aussi immédiat que ce qui le flatterait, mais pas négligeable non plus. Il faut donc faire un CONTE-BRUIT comme les soldats du feu déclenchent un contre-feu pour empêcher l'incendie
de progresser. 


Tariquet a tout-à-fait le droit de choisir sa stratégie et d'exister, et les "petits" ont le droit d'essayer de les contrer, lui et ses semblables. On peut parfaitement préférer un système
aseptisé et rassurant, piloté par quelques monopoles. C'est éthiquement défendable. Et on peut aussi aimer José Bové (pour caricaturer, vous me comprenez, zêtes des gensses intelligents) et un
autre monde.


Pour la révolution, tu as 100 % raison Jacques. Mais c'est un truc de djeuns, ou alors de manipulateurs "à la Mélenchon". D'accord, mais de mort lente, chantait Georges. Les vieux sont lâches et
j'en suis un. 

Michel Smith 01/08/2014 09:41


Je ne vais pas relancer cette polémique stérile qui plus est d'une crasse débilité. Nous sommes encore dans un monde libre où chaque personne peut faire part de son ressenti dans le cadre d'une
banale dégustation de vin. Si on s'amuse à relire mon article - court pour une fois - on remarquera au passage que seuls 2 ou 3 vins sur 8 ont vraiment retenu mon attention.On devrait s'en tenir
là. Et admettre qu'un vin simple, de rendement confortable et de gros tirage puisse être un vin formateur pour le palais novice. Admettre aussi qu'il puisse susciter la simple curiosité d'un
journaliste à la petite semaine...


Une personne citée en exemple dans les débats sur Facebook comme étant détentrice d'une certaine vérité sur les Côtes de Gascogne (enfin, c'est comme ça que je l'ai interprété), du genre "la
courageuse vigneronne qui lutte contre les gros pollueurs", a répondu avec intelligence et décence. Elle s'appelle Floréal Roméro et j'ai retenu un passage de sa réponse aux imprécateurs du goût
qui prouve que l'on peut être à la fois bon vigneron dans son appellation, exigeant avec se vins, respectueux envers ses confrères, humble et cohérent avec ses convictions tout en respectant
l'autre et en invitant à aller le découvrir. Voici ce passage :


Tariquet est une belle réussite, maintenant doit-il être le seul représentatif du Gascogne? Ici tout le monde rêve de faire mieux que lui, de le dépasser, mais vous amateurs de vin
n'oubliez pas les autres, ceux qui cherchent à faire un vin, leur vin, et ils sont nombreux dans notre belle région. Alors, à vos verres! 


Merci a ceux qui m'ont exprimé leur soutien dans ces débats attrappe-couillons. 

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