Dimanche 8 juillet 2012 7 08 /07 /Juil /2012 00:09

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Tout d’abord je tiens à signaler que dans le coût prohibitif  de mon voyage j’ai oublié un pass tram pour la journée.


Je suis prêt à vous rembourser m’sieur Poncet, au prorata de vos cotisations, la ponction indue de mon transport à Bordeaux fête le vin.


Toutefois, sauf à ce que vous me démontriez le contraire, à  propos de ces fameuses CVO, à chaque fois que j’achète une bouteille de Bordeaux – car moi j’paye ce que je goûte – dans le prix y doit bien y en avoir une lichette, personne ne m’en fait cadeau.


J’ai accepté de me rendre à Bordeaux, en prenant un jour de congés – car ce n’est pas mon boulot – à la condition de faire ce que bon me semblait dans Bordeaux fête le vin et de ne pas être trimballé dans les châteaux.


À ce propos où c’est que c’est que vous avez vu ou lu que je passais mon temps à cirer les pompes des châtelains, à me vautrer dans le lit des châtelaines, à m’empiffrer à leur table et à ne me siffler que des GCC. Là, je crois que vous prenez vos désirs pour des réalités. Depuis des lustres je n’ai jamais mis les pieds sur les terres des GCC. La dernière fois que j’ai séjourné dans le vignoble, à Saint-Émilion, une soirée, j’ai dîné à l’Envers du décor avec des vignerons pratiquant la biodynamie – nul n’est parfait – dont le président du CAVB (ceux qui refusent de payer la CVO). En ce moment je n’ai pas le temps de me balader dans le vignoble, ni à Bordeaux, ni ailleurs d’ailleurs.


D’ailleurs, m’sieur Poncet si vous souhaitez qu’on parle de vous sur mon espace de liberté : faites-le vous-même, l’adage dit qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. link


Sauf votre respect, m’sieur Poncet, auquel je joins un autre ronchon, le sieur Guy Salmona, je vous trouve un peu hautain vis-à-vis de vos confrères qui fournissent le liquide des litrons dont j’ai fait l’emplette chez Franprix à Paris. Je ne pense pas que ce soit des gros viticulteurs plein aux as, non ? Y font du vin de Bordeaux que je sache et ils le vendent sous cette appellation.


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Bien évidemment, pendant tout l’après-midi passé sur le site de Bordeaux fête le vin, je me suis mis dans la peau du gars qui déguste : donc j’ai dégusté. Même que j’ai passé un long moment à bavasser sur le stand des vignerons d’Aquitaine : Duras, Madiran, Coteaux du Bhrulhois, Irouleguy… avec des vignerons et des vigneronnes. Bref, j’ai fait le taf et je vous signale, messieurs les jamais contents, que je n’ai pas stationné aux deux plus grands stands de Bordeaux fête le vin dont les vins ont fait l’objet de ma dégustation parisienne. J’ai photographié Alain Juppé. J’ai salué le Préfet. J’ai bavassé avec le Directeur de la Chambre de Commerce avec qui j’ai travaillé au temps où il usait ses fonds de culotte rue de Varenne. Je suis allé à la dégustation de l’École de dégustation pour une démonstration accord mets-vins (c’était dans mon contrat avec le CIVB). J’ai dîné à la Table de Pessac-Léognan : les vins étaient choisis par le CIVB. Ma fin de soirée je l’ai passée dans un bar à vins du Centre-Ville, où j’ai payé les quilles bues, pour faire la fête car sur les quais je m’emmerdais ferme.Bx-Fete-064.JPG

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Une fois de retour j’ai écrit 3 gros paragraphes sur Bordeaux fête le vin. Peut-être que vous avez omis de les lire et je pense que vous ne pouvez pas dire qu’ils soient de commande. Ensuite, avec mon esprit mal tourné je me suis dit que puisqu’à Bordeaux fête le Vin les mieux représentés sur le site étaient le groupe Castel avec ses 3 marques de Bordeaux : Blaissac, Marquis de Lestac et Malesan et Philippe de Rothschild avec Mouton Cadet je me devais de les déguster. Normal, non ! C’est pro et j’ai payé de mes deniers. Je ne vois pas en quoi je suis répréhensible, sauf à penser que ces Bordeaux ne devraient pas être sur le marché. Donc m’sieur Poncet franchement je dois vous avouer, sauf votre respect, vous faites un peu « chier » avec votre couplet « Dans les autres régions de production vous le faites bien, chez nous il semblerait qu'il n'y ait que les Grands qui vous intéressent, je sais que je rabâche mais peut-être un jour finirez-vous pas venir déguster chez nous, petits viticulteurs…Nous savons aussi recevoir vous savez, d'ailleurs nous le faisons toute l’année. »


Faut que vous sachiez, m’sieur Poncet, que je n’ai aucun plan, je vais, je viens, sans rime ni raison et si j’ai accepté ce voyage du CIVB c’est qu’en un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître j’ai été un bon bouc-émissaire pour une poignée de ses dirigeants. Donc, la petite poignée d’euros ponctionnés sur vos cotisations prenait pour moi valeur de « pretium doloris » mais rassurez-vous je ne reviendrai pas au bassinet (d’ailleurs, pas sûr qu’on va à nouveau m’inviter).


Quant à savoir si nos chemins un jour se croiseront, je ne sais. Sachez que si j’écris ici ce n’est que pur plaisir. Alors, patience et longueur de temps mais, m’sieur Poncet, je suis tout, sauf un dégustateur, ce que j’aime c’est bavasser autour d’un verre en cassant une petite graine pour pouvoir raconter ensuite des histoires.


Je rentre de Bourgogne, nous avons fini la journée d’hier par une paulée m’sieur Poncet. C’était fort sympathique et y’avait des petits vignerons du Val de Loire de mes amis. Le partage c’est l’esprit de la paulée. Franchement j’aime mieux ça que les dîners chez la comtesse où, sans vouloir offenser les GCC je me fais royalement chier, alors de grâce, m’sieur Poncet épargnez-moi vos récriminations moi je suis toujours prêt à aimer si on est aimable.

Bien à vous


Un Taulier enrhumé et qui en a marre de prendre des saucées du ciel

 

PS. Merci à Egmont Labadie pour ses commentaires de dégustateur.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Commentaires

Moi, j'connais au moins une comtesse et une baronne chez qui tu aimes aller bavasser  !

Commentaire n°1 posté par Michel SMITH le 08/07/2012 à 08h29

Résumé pour ceux qui vont à la pêche ce matin: faut pas faire chier le taulier !

Commentaire n°2 posté par jmPaul le 08/07/2012 à 08h50

Bonjour,

Hé non môssieu Berthomeau, je ne suis pas ronchon. Si j'avais dû envoyer un billet d'humeur ou un billet doux à chacune de vos chroniques, sachez d'ailleurs que les seconds l'auraient emporté sur les premiers. Mais comme ma vie n'est pas construite entièrement autour de vos billets matutinaux, souffrez môssieu Berthomeau, que je poste un commentaire de temps en temps, dans lequel j'exprime une opinion, mon opinion ne vous en déplaise. Je ne fais pas partie de l'équipe de vos "suiveurs-coûte-que-coûte" et je revendique le droit d'avoir un avis et de vous le faire connaitre, ainsi (et surtout) qu'à vos lecteurs. La seule chose que je m'interdis, c'est la grossièreté et même la facilité. Tant il est vrai qu'il est plus gratifiant et mieux admis du taulier de cirer ses croquenauds que d'émettre une réflexion, fut-elle contraire à celle du maître de céans.

Je constate, une fois encore, que vous supportez mal qu'on ne vous fasse pas systématiquement allégeance, qu'on ne baise pas dévotement votre annulaire en signe de soumission et qu'on puisse imgainer même avoir un avis différent du votre. Quant à émettre une critique, alors là imaginez un peu !...

Eh bien souffrez, môssieu Berthomeau que je ne fasse pas part de votre valetaille préférée et, également, pour vous citer dans le texte, de vous confirmer que, ce matin, vous faites un peu ch... môssieu Berthomeau !

Rappelez-vous toujours que, "Sans la liberté de critiquer, il n'est pas d'éloge véritable".

Bien le bonjour.

 

 

Commentaire n°3 posté par Guy Salmona le 08/07/2012 à 09h40

Merci de faire marcher mon petit commerce et en plus en vous faisant chier : j'adore mais je signale que votre commentaire n'était pas une critique à ma prose mais un étonnement qui m'a paru fort surprenant pour un fort en gueule... je savais pas que vous aimiez tant le CIVB

Réponse de JACQUES BERTHOMEAU le 08/07/2012 à 09h44

Vous n'avez pas lu attentivement mon billet. A aucun moment je n'ai parlé du CIVB, qui est sûrement une estimable officine que je connais peu, ni des cotisations prétendûment mal employées. Vous devez confondre avec le post de Mr Poncet, que je ne connais pas non plus !...

Mais c'est vous-même qui avez estimé nécessaire de faire un paquet cadeau et me taxer de "ronchon" pour une appréciation et un questionnement assez anodins. 

Par ailleurs, je n'ai pas l'impression de faire marcher votre "petit commerce" puisque, vous l'aurez sans doute constaté, je ne suis qu'un très petit contributeur de votre blog. Mon tube de cirage n'est donc presque pas entamé. Je le réserve pour les grandes occasions ! J'ajoute que le bon accomplissement de mon ego ne passe pas par l'exercice de la prose quotidienne (plus par incompétence que par envie hélas...).

Pour la dernière fois, je revendique le droit à des opinions personnelles et à m'affranchir du Berthomeautropisme lorsque nécessaire. 

Bonnes ventes !  

Commentaire n°4 posté par Guy Salmona le 08/07/2012 à 10h45

" Pourquoi être allé à Bordeaux pour nous parler de 4 vins qui totalisent, à la louche, 20 millions de cols alors même que vous auriez pu vous procurer lesdites fioles dans n'importe quelle GMS parisienne ? Je ne suis pas sûr que les bordelais s'y retrouvent tout à fait."

Certes mais vous ne m'aviez pas u non plus car je ne suis pas allé à Bordeaux pour déguster les dit flacons mais pour déambuler dans Bordeaux fête le vin. Ce qe je fis et ce n'et qu'une fois rentré que je me suis dit que u l'importance des stands de ces marques sur le lieu elles devaaient être hautement représentatives de Bordeaux. Quand au cirage de pompes je n'en ai rien à cirer si je vous provoque comme je l'ai fait c'est que pour une fois vous sortiez du bois et j'y ai réussi non ?   

Moi j'aime la castagne alors faut pas vous priver même sur le bio bonne journée à vous

Réponse de JACQUES BERTHOMEAU le 08/07/2012 à 10h55

Décidément, çà tourne au dialogue stérile, au risque de faire ch... votre lectorat.

Rapidement toutefois : Je suis sorti du bois ? Voire... Vous aimez la castagne ? Moi non. En revanche, je ne la fuis pas. Sur le bio, si vous vous attendez à un déchaînement de ma part, vous en serez pour vos frais !  Je suis, certes, en phase de conversion (eh oui, çà s'appelle comme çà) avancée. Mais je n'oublie pas le parcours de lutte plus ou moins raisonnée que j'ai traversé. Je revendique donc une position différente, détendue du bonnet et apaisée qui consiste, pour l'essentiel, à ne pas faire "chier" mon prochain. Et si ce n'est pas bon pour l'équilibre de la plante, c'est bon pour le mien !

Vous voyez donc bien que, côté bio, comme l'aurait écrit Philippe Dard, y'a rien à affurer !...

Belle journée

 

Commentaire n°5 posté par Guy Salmona le 08/07/2012 à 11h13

De rien! A bientôt.

Commentaire n°6 posté par Egmont Labadie le 08/07/2012 à 21h20

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