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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 13:00

Lever un instant le nez de son verre ne constitue pas un acte de défiance à l’égard du vin. Le lever pour jeter un œil sur quelques chiffres qui nous révèlent, bien mieux que des discours ou des partis pris, l’état de notre pays me semble intéressant et important. Bien sûr les chiffres c’est chiant, ça ne provoque pas le buzz sur Face de Bouc  et sur Twitter ça fait moins de RT que « Et là soudain Guaino se prend pour Malraux » à propos du mariage pour tous.


Même si ça peut surprendre ceux qui croient au vin naturel comme ceux qui n’y croient pas ces évolutions devraient intéresser le monde du vin car parmi ces français recensés sont, pour certains, soit des consommateurs de vins, soit ceux qui vont en consommer. La reconquête que j’évoquais hier passe par des analyses fines des ménages français. Si vous en avez le courage parcourez ces chiffres ils sont riches d’enseignement.

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Extrait du Bilan démographique 2012 La population croît, mais plus modérément par Vanessa Bellamy et Catherine Beaumel, division Enquêtes et études démographiques, Insee link


« Au 1er janvier 2013, 65,8 millions d’habitants peuplent la France, dont 63,7 vivent en métropole. En 2012, la population a augmenté plus faiblement que les années précédentes. Si le nombre de naissances se stabilise (822 000), le nombre de décès est beaucoup plus élevé qu’en 2011 (571 000), du fait d’une mortalité plus forte, notamment en début d’année. Le solde naturel est ainsi le plus faible enregistré depuis 2003.     

 

241 000 mariages en 2012

 

Le nombre de mariages est estimé à 241 000 en 2012 (tableau 5). Il s’agit de la première année de hausse significative après une baisse quasi continue depuis l’an 2000. Au tournant du millénaire, 305 000 mariages avaient été célébrés. Les mariages sont de plus en plus tardifs : depuis 2002, l’âge moyen au premier mariage a progressé de 1,5 an pour les hommes et 1,8 an pour les femmes, atteignant 31,9 ans pour les hommes et 30,1 ans pour les femmes. Depuis 1994, ces âges moyens ont augmenté de plus de trois ans.


 En 2011, le nombre de divorces s’est stabilisé autour de 133 000, après un pic en 2005 (155 300). Jusqu’en 2005, on concluait chaque année plus de deux mariages pour un divorce (2,6 en 2000). Depuis cette date, on conclut moins de deux mariages pour un divorce, 2011 atteignant même le niveau le plus faible : 1,8 mariage pour un divorce.


La part des enfants nés hors mariage augmente tendanciellement, car le nombre de mariages diminue sur longue période et la natalité progresse. En 2011, 56 % des enfants naissent hors mariage contre 37 % en 1994.


La part des mariages célébrés en France où au moins un des deux époux est de nationalité étrangère se stabilise en 2011 autour de 16 %. Cette stabilisation rompt ainsi avec la tendance à la baisse observée depuis 2003, année où cette part avait atteint son niveau le plus haut (19,9 %). Cette évolution sur une dizaine d’années est liée à celle des mariages mixtes (un conjoint français, un conjoint étranger), et plus particulièrement à celle des mariages entre un conjoint français et un conjoint non ressortissant de l’un des 27 pays de l’Union européenne, alors que celle des mariages entre deux étrangers reste stable depuis 2003, autour de 3 % des mariages.


L’espérance de vie marque le pas en 2012


En 2012, l’espérance de vie à la naissance n’augmente pas, du fait du grand nombre de décès survenus dans l’année. Elle stagne pour les hommes (78,4 ans) et diminue même de 0,2 point pour les femmes (84,8 ans). Depuis 1994, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes s’est réduit, passant de 8,2 à 6,4 années (graphique 3). Depuis le début des années 2000, la progression de l’espérance de vie a été de 3 années pour les hommes contre 1,9 an pour les femmes.


Graphique 1 : Évolution du nombre de naissances et de femmes en âge de procréer


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Graphique 3 : Évolution de l’espérance de vie


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Graphique 2 : Nombre de décès par jour, selon le mois

 

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L’espérance de vie, des hommes comme des femmes, a augmenté dans tous les pays de l’Union européenne entre 2001 et 2011. La réduction des écarts entre hommes et femmes s’observe dans presque toute l’Union. Par exemple, l’espérance de vie a augmenté de respectivement 6,4 et 4,5 ans pour les hommes en Estonie et en Slovénie, et de 4,9 et 2,9 ans pour les femmes. À l’inverse, en Pologne et en Bulgarie, l’espérance de vie des hommes a progressé moins vite que celle des femmes.


Au 1er janvier 2013, la France compte 17,5 % d’habitants âgés d’au moins 65 ans  ; c’est 1,4 point de plus qu’en 2003. Près d’un habitant sur dix a au moins 75 ans. L’allongement de la durée de la vie et l’avancée en âge des générations du baby-boom sont les principaux facteurs de ce vieillissement. Dans les pays de l’Union européenne, entre les 1ers janvier 2001 et 2011, la part des habitants de 65 ans ou plus a progressé de 1,7 point, contre 0,8 point en France. En France, sur cette période, grâce à une natalité importante, la part des habitants de moins de 15 ans n’a diminué que de 0,5 point contre 1,4 point dans l’Union européenne. Le Luxembourg, l’Espagne et l’Irlande sont les seuls pays dont la part des 65 ans ou plus n’a pas augmenté.


 Après avoir stagné entre 2005 et 2009, la mortalité infantile a diminué en 2010 et se situe depuis sur un nouveau plancher, autour de 3,5 enfants décédés à moins d’un an pour 1 000 naissances vivantes.


La fécondité reste élevée, mais les maternités sont plus tardives


Le nombre de naissances reste élevé depuis 2006. En 2012, 822 000 bébés sont nés en France (hors Mayotte), dont 792 000 en métropole. C’est un petit peu moins que les quatre années précédentes, mais le niveau reste plus élevé qu’au début des années 2000. La natalité a été plus faible en 2012 qu’en 2011 sur les neuf premiers mois de l’année, mais plus forte en octobre.


 En 2012 par rapport aux années précédentes, le léger recul du nombre de naissances résulte d’un double effet : le nombre de femmes en âge de procréer diminue (graphique 1) et leur fécondité est stable. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 2,01 enfants par femme. Il se maintient à plus de 2 depuis 2008, après avoir largement progressé depuis 2002.


L’âge moyen des mères à l’accouchement augmente encore (quel que soit le rang de naissance de l’enfant) et atteint 30,1 ans en 2012, soit une hausse de 0,7 année en dix ans. L’âge au premier enfant est plus faible d’environ deux ans. La fécondité des femmes les plus âgées augmente : 6,6 enfants pour 100 femmes de 35 à 39 ans contre 5,2 enfants en 2002. Avec 4,8 % des naissances, la contribution des femmes de 40 ans ou plus à la natalité reste modérée. Par ailleurs, leur fécondité augmente, mais reste très faible : 0,8 enfant pour 100 femmes de cet âge (contre 0,6 en 2002).


Au sein de l’Union européenne, le taux de fécondité reste le plus élevé en Irlande (2,05 en 2011), la France arrivant en deuxième position. Le Royaume-Uni suit de près avec un taux de fécondité de 1,97 en 2011. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans les afterwork du taulier
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