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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 09:00

Ça castagne dur sur la Toile, ça dézingue sec à qui mieux mieux, David contre Goliath, dans le viseur les foires aux beaux vins des Mammouths qualifiées par l’Antonin plus Vindicateur que jamais de foire ovins link


Première remarque : pourquoi tant de haine et de mépris pour nos braves animaux de la ferme, ils ne sont en rien responsables que les Français soient des veaux.


Deuxième remarque : pourquoi en parler lorsqu’on est contre c’est le meilleur moyen de leur faire de la publicité, principe élémentaire de la réclame selon feu Marcel Bleustein-Blanchet.


Troisième remarque : s’il y a des foires aux vins c’est qu’il y a des clients pour ça en vertu du grand principe qu’à Paris les vendeurs à la sauvette vendent des petites Tour Eiffel, idem à Pise pour la tour éponyme… Pas la peine de s’époumoner, de vitupérer, c’est aussi inutile que le refus de certains libraires de vendre le torchon de Valérie Trierweiler.


Votre Taulier jamais en reste d’une provocation préfère de loin le concept de Foire aux voleurs.


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Normal il est né au pays du bon beurre !


Quand il était petit sa mémé Marie lui disait qu’elle allait l’emmener à la Foire aux voleurs de la Chaume le port des Sables d’Olonne. Prendre le car Citroën sur la place des Halles et nous voilà partis pour la foire aux voleurs…


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« L'origine de cette foire remonte au XIIIe siècle comme l'atteste la charte de Savary de Mauléon, prince de Talmont et seigneur d'Olonne. En effet, ce dernier « concède à la bienheureuse Marie, au prieuré Saint Nicholas de La Chaume et aux moines de Sainte Croix de Talmond, desservants de cette même chapelle le bénéfice pur et simple et à perpétuité de deux foires, l'une dans la fête de Saint Nicholas, pendant l'Avent du Seigneur, l'autre en la fête de la Translation, et qu'elles soient célébrées, chaque année, à perpétuité ».


Ces foires ne se déroulent cependant plus à La Chaume au XVIIIe siècle comme l'indique l'arrêt du Conseil d'État du 7 août 1753 ordonnant la réunion des bourgs des Sables et de La Chaume. Il y est écrit que « les habitans de la Chaume, [...] n'ont chez eux ny foire, ny marché, ny halles [...] ».


Pour autant, ces foires n'ont pas disparu car on retrouve leur trace dans la délibération du Conseil municipal du 3 août 1770. Cette année-là, les marchands de la ville font requête auprès du parlement pour faire défense aux colporteurs et marchands forains de venir vendre en ville en dehors des deux foires, la Saint Nicolas de mai et la Saint Nicolas de décembre  qui durent trois jours chacune et où l'on n'y vend que de la ferraille.


Interrompues lors de la période révolutionnaire, les deux foires reprennent sous le Premier Empire. En 1810, le maire prévient le public que les deux foires qui ont coutume d'avoir lieu dans cette commune les 10 mai et 7 décembre de chaque année se tiendront désormais au nouveau marché couvert (à l'emplacement des Halles Centrales).


Ces foires sont supprimées en 1829 par le Conseil d'Arrondissement comme en témoigne la demande du Conseil municipal qui « prie très instamment les autorités de rendre à la ville la petite foire qui s'y tenait à l'époque du 7 décembre, et qui a été supprimée avec celle du 7 mai, qui n'est pas réclamée ici [...] ».


Par la suite, la ville retrouve sa foire ancestrale. On la trouve ainsi mentionnée en 1864 dans le « Dictionnaire des communes de la France » d'Adolphe Joanne.


L'appellation « Foire des Voleurs » apparaît pour la première fois dans un article du Journal des Sables en 1891, avant d'être définitivement dénommée « Foire aux Voleurs » à partir de 1906.


L'origine du mot « Voleurs » suscite depuis longtemps la controverse : certains y voient la confiscation des foires chaumoises au profit des Sablais sous l'Ancien Régime ; d'autres, rappelant le contexte nocturne de la foire des temps anciens, insistent sur le fait que « telle personne qui croyait faire un bon marché dans un important achat, se trouvait toute désappointé lorsqu'au grand jour elle voyait que tout ce qu'elle avait acheté à la lanterne n'était que pure camelote...[...] ». Cette théorie induit donc que les marchands soient les fameux voleurs dont il est question...


Au début du XXe siècle, outre les vieux objets usagés, l'autre spécialité tant attendue est la fouace légendaire qui ne se vend que ce jour-là. Au cri de « À la fouace ! À la fouace ! Toutes chaudes les fouaces !... »link, les marchandes écoulent sans peine cette « petite galette feuilletée toute chaude que le mari galant s'empresse alors d'acheter à son épouse et que les enfants croquent à plaisir encore dans leur lit ». La dégustation n'en est que meilleure, paraît-il, lorsqu'elle est arrosée d'un petit vin blanc de l'année...


La foire s'est déplacée tout au long de son histoire. Primitivement à La Chaume, elle est transplantée par la suite en bord de mer sur le Remblai. Son transfert sur la place de la Liberté intervient dans la seconde moitié du XIXe siècle et ce, jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Depuis décembre 1940, elle a pris ses quartiers cours Dupont.*


En 1955, à la demande des commerçants du centre-ville, la municipalité décide de fixer la Foire aux Voleurs au 1er vendredi du mois de décembre de chaque année, avec faculté de prolongement le samedi et, éventuellement, le dimanche pour les attractions.


Depuis 1997, la Foire au Voleurs se concentre uniquement sur une seule journée. »

 

* le cours Dupont comme notre Jacques et voici le lien avec la foire ovins...

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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