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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 00:09

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La non-possession d’une étrange lucarne, un téléviseur, chez beaucoup de soixante-huitard non révisés et autres archéos, constituait un acte fort de résistance à l’abêtissement des masses, une  affirmation claire de leur non beaufitude et bien sûr la marque indélébile de leur supériorité intellectuelle.


Ce refus, cette exclusion, m’a toujours paru étrange car c’est faire porter une responsabilité à un objet. Bien évidemment je ne conteste en rien le fait de ne pas vouloir posséder un téléviseur mais je m’étonne de la stigmatisation dont un objet inanimé ferait l’objet. La bouteille ne fait pas l’ivrogne et un récepteur télé, tout comme la radio ne porte aucune responsabilité dans une quelconque addiction à des émissions à la con.


On est libre Max !


L’irruption du Net dans le paysage a, dans un premier temps, provoqué à la fois une défiance de la part des gens de ma génération « c’est de l’informatique, donc je ne sais pas m’en servir… » et une forme de condescendance car nos enfants, eux, s’en étaient emparé et s’y mouvaient comme des poissons dans l’eau « la toile c’était pour les jeunes, leurs téléchargements, leurs jeux…etc.


Mais le sommet de l’incompréhension fut atteint de la part de mes collègues et de mon environnement en général, lorsque j’ai ouvert mon blog en mai 2005. Qu’allais-je faire dans cette galère de pré-pubères ?


Ma réponse invariable : m’exprimer, dire ce que j’ai envie de dire, créer un espace de liberté se heurtait à une réponse invariable : mais qui va te lire ? Ta belle-mère 


Je n’ai jamais été et ne suis pas devenu un geek, le cambouis, ce qu’il y a derrière ne m’intéresse pas et, écrire une puis deux chroniques par jour ne relève d’aucune addiction particulière. C’est d’autant plus vrai que le vin n’occupe qu’une place relativement peu importante dans ma vie.


Le Net n’est qu’un outil, qu’une autoroute qui permet de toucher le monde entier même si la barrière de la langue limite la chalandise. Comme pour tous les outils le Net est neutre c’est ce que l’on en fait qui compte, seul l’usage est un marqueur. Qu’il y ait le pire comme le meilleur ou le vide de la pensée sur les blogs n’est pas à porter au débit du Net mais à celui de ceux qui écrivent et aussi à ceux qui les lisent.


Et puis sont venus les fameux réseaux sociaux : Face de Bouc puis Twitter, l’abomination de la désolation disent certains.


Là encore, se positionner sur FB ou s’abonner à Twitter ne créé aucune obligation de s’épancher, de raconter n’importe quoi, d’insulter, de raconter sa vie…


Pour ma part je me suis porté très vite sur FB car j’y ai vu un nouveau canal de diffusion pour mon blog. Bonne pioche, j’ai pu ainsi toucher un nouveau lectorat. Être sur FB ne créé aucune espèce d’obligation à participer à ces étranges échanges entre « amis » à propos de sujets qui font le buzz. Je laisse ça aux addict et je vire de ma liste d’amis tous ceux qui n’ont que le fiel à la plume. C’est simple. C’est clair.


Pour Twitter j’ai eu beaucoup moins d’appétence car y règne plus encore que sur Face de Bouc le bal des egos et surtout parce que c’est aussi un attrape gogos. J’y suis allé sur le tard lorsque je me suis aperçu que c’était un fil d’informations mondiales simple, pratique et gratuit link et pour le chroniqueur que je suis c’est du pain béni.


Mon père m’a légué le virus de l’information. À la maison, à l’heure des infos à la radio c’était grand silence et la lecture du journal, pas les chiens écrasés et les décès, relevait de l’acte premier de la citoyenneté.


J’ai toujours aimé glaner l’info mais je ne m’étais jamais imaginé qu’elle serait pour moi un jour un matériau pour une modeste entreprise installée sur le Net. Je joins maintenant l'utile à l'agréable.


Enfin, dans toute ma vie professionnelle j’ai appliqué une règle simple : mieux vaut être dedans qu’au dehors, ça présente parfois le risque de se salir, de se compromettre dirons les bonnes âmes, mais ça permet aussi d’être en prise directe avec la vie que l’on vit. Les gens qui mettent trop de distance avec leur sujet en arrivent à n’être que des correspondants de guerre installés au bar du Hilton pour écrire leur papier.

 

Je me lève avec la matinale de France Inter.


Il m’arrive, de plus en plus rarement, de visionner à la volée les Infos sur I. Télé.


Je consulte Face de Bouc lorsque des lecteurs like ou commentent la chronique du jour.


Du côté de Twitter je suis le fil de mes informateurs.


C’est peu chronophage ça me laisse le temps de lire la presse, des livres, des magazines, des publications diverses… d’écrire mes petites chroniques et bien sûr de jeter un œil sur le lait et de vivre ma vie de retraité.

 

La suite de cette chronique demain, elle vous surprendra !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

Denis Boireau 13/01/2014 14:57


Je note que tout le monde est contre la pensee unique...

patrick axelroud 12/01/2014 07:03


A chacun ses sources d'information pour les accros.L'essentiel,aujourd'hui,face à la pensée unique,au politiquement correct,aux médias de toutes sortes qui se contentent de diffuser les dépèches
de l'AFP,c'est de recouper ces infos et cela necessite un travail plus compliqué et chronophage que se fier aux seuls outils qui sacrifient à la religion du " en temps réel "


Le Taulier me rappel que moi aussi c'est mon père qui m'a legué le virus de l'info.Quotidiennement,au déjeuner,on allumait la radio ( qui contrairement aux temps présents ne fonctionnait pas en
continu ) pour écouter à 12h50, sur RADIO LUXEMBOURG (RTL), l'editorial de Jean GRANDMOUGIN grande voix journalistique de l'époque (avec Genviève TABUIS, le dimanche "Attendez vous à
savoir...".) Silence exigé autour de la table familial ! Bien sur,la table silencieuse jusque la se mettait à réagir au propos du journaliste ce qui mettait le père en colère. Irritation qui
redoublait quand à 13h, une fois la radio éteinte, le silence retombait dans la salle à manger. Mais je parle d'un temps que les moins de cinquante ans......Mais le cher Taulier à l'art,outre de
susciter les polèmiques, de réveiller les souvenirs .

Luc Charlier 11/01/2014 10:43


Comme toujours, il vaut mieux « laisser pisser le mouton » mais j’en suis incapable et je remarque que – je ne parle pas de ce sujet-ci – tu ne le fais pas non plus d’habitude, ce qui
t’honores. Mon premier « post » de ce jour rappelle en incidente (un seul paragraphe parmi le long billet précédent) la divergence de vues (qui persiste) et ta sévère (dés-)appréciation
suite à cela. C’est évidemment ton droit mais je la trouve injuste.


Tu as évoqué : « En passant une piqure de rappel pour ceux qui disent vivre dans le trou du cul du monde et tout ignorer (...)
dérange », déclaration de Mélissa Theuriau. 


Ça me rappelle Adriana et Christian Karembeu ... ». C’était le 3 janvier.


Tu as aussi posté : « Moi je ne m'interdis rien ; je cogne contre les idées sales c'est tout et les boucs n'ont rien à faire dans cette histoire : ce combat je le mène depuis
[plus]  longtemps que le sieur Charlier... ». C’était le 2 janvier.


La notion de « vivre dans la cambouse » que tu introduis provient de notre correspondance privée. Celle du « bouc » aussi, car elle a trait à une amie chèvrière qui m’a mis au
courant de cette nouvelle disposition visant à obliger de passer par un reproducteur « homologué », non pas pour obtenir une quelconque AOP (ce que je comprendrais), mais tout
simplement pour n’importe quelle saillie « banale ».


Tu vois que mon « procès » est bien public et ad hominem (« ceux qui vivent dans le tdc du monde », « sieur Charlier ») et que des éléments de nos courriels
privés (mais pas confidentiels, loin de là) y sont mêlés. Mais je ne trouve rien à y redire, rien du tout. Tu as eu l’amabilité de communiquer certaines de mes contributions quand elles te
plaisaient, ce qui me flatte. Et tu as l’honnêteté intellectuelle de me fustiger sans complaisance quand tu es en désaccord. J’en tiens compte et retiens aussi « Qui bene amat bene
castigat ».


Pour ma part, la seule partie de notre courrier que je révèle, c’est le « Où vis-tu ? », mais tu l’avais déjà fait dans le tdc du monde, non ? En plus,
j’accepte cette remarque de fort bonne grâce. Je n’ai donc pas du tout conscience d’avoir « défloré » n’importe quoi. J’a été tenu jadis au « secret médical », qui est sacré
pour moi. Et quand on me confie quelque chose de confidentiel, je suis muet comme la carpe proverbiale. Mais ici, le fait que tu me trouves trop détaché de la vie parisienne et ses futilités
– je ne parle pas du fond du problème, que je trouve aussi inquiétant que toi, mais du buzz qui est fait autour – ne me paraît pas secret. En plus, il ne dénigrerait que moi, dans le pire des cas.


Voilà, Jacques : j’accepte tes remontrances quant à mon prétendu isolement, j’accepte aussi ta désapprobation quant à mon attitude « permissive » vis-à-vis d’opinions puantes. Tu
as toutefois saisi que cela ne signifie pas que je les tolère, en elles-même.


Mais je n’ai rien « défloré » que tu n’aies publié auparavant et ces points ne sont pas dommageables (certainement pas en ce qui te concerne).


J’espère que je pourrai continuer à participer à vos débats – tu n’es pas du genre « censureur » et je ne dis rien d’outrancier. J’espère profiter de l’exposition publique de ce blog,
comme avant, quand l’info que je passe te semble intéressante. Et j’accepte sans problème de me faire critiquer – c’est ça que j’appelle un « procès » - quand je te parais
« déraper ».


 


Merci en tout cas de l’intérêt que tu portes – ainsi que certains de tes lecteurs qui me l’ont dit « hors antenne » - à mes interventions, même quand elles te déplaisent. Quant aux
autres, rien ne les oblige à lire nos échanges de vue. 

JACQUES BERTHOMEAU 11/01/2014 10:46



Ma réponse est dans mon billet de demain.


Le où vis-tu n'a rien de géographique : trop facile...



Luc Charlier 11/01/2014 09:32


Jacques, très intéressant billet.


Tu m’as fait, à demi-mot publiquement et plus explicitement en privé, un procès digne de ceux de Moscou suite à ma défense de principe du droit inaliénable à l’expression libre dans une
certaine affaire, heureusement très mineure. C’était, passe-moi l’expression, une mauvaise querelle à propos des quenelles qui aurait pu finir en quenouille ou même partir en couille. Je ne
reviens pas là-dessus sauf qu’un de tes arguments, le non-suivi de tous ces « moyens d’information » par mézigue t’as fait écrire « Où vis-tu ? ».


J’abonde dans ce sens : on a tous les moyens de s’informer à présent, même au bout du monde. Mon fils aîné vit malheureusement une bonne partie du temps dans le bush sud-africain (c’est son
choix), on parle là du veld (« champ, campagne » en néerlandais et donc en afrikaander). Même ainsi, il arrive à contacter (par voie herzienne, satellitaire ou de câble) le
reste du monde plusieurs fois par semaine. Mais je pense que c’est quand il se rapproche d’un port (son activité professionnelle est largement sub-aquatique).


Je suis du nombre des non-possesseurs de télé et mon portable réside au fond de la boîte à gants de la voiture (débranché) sauf pendant la campagne de vendanges. Je refuse le GPS et le
micro-onde, et pense que la connexion wifi est dangereuse pour la santé (dans certaines conditions mais elles sont régulièrement réunies). Mais je passe beaucoup de temps (trop, dit Christine)
devant mon moniteur, surtout depuis qu’un copain m’a refilé son « vieil » (il avait 4 ans) écran plat qui me fatigue moins les corps ciliaires et les rétines que l’énorme tube
cathodique « Compaq » à rafraîchissement un peu défraîchi que je possédais depuis 16 ans.


Jamais je ne fréquente les réseaux sociaux, mais ma compagne le fait pour moi et il arrive que nous communiquions quand même lorsque la vie nous en laisse la liberté, donc l’info passe comme
cela. De ma vie, je n’ai jamais lu les journaux de manière systématique.


Néanmoins, quand un sujet m’intéresse, je trouve (prends) les moyens de m’informer.


Quant à être plutôt dedans que dehors, qui se traduit aussi par « fight from the inside », il a constitué une poire de discorde dans toute la mouvance anti-capitaliste
depuis la moitié du 19ème siècle. Je serais plutôt de ceux qui préfèrent l’action en prise directe, même modeste, à la critique de loin. Je n’ai aucune honte à rappeler mes 15 années
passées en contact (et parfois comme salarié, au début) avec le monde du médicament, clairement indéfendable éthiquement, car mon attitude y était « correcte » et a fait respecter, à ma
modeste échelle, un semblant d’honnêteté intellectuelle au sein de tous les projets dont j’ai eu connaissance.


Donc, ce n’est pas l’objet qui rend ignare ou esclave, je te l’accorde. Mais TOUT ce qui est « main-stream » désinforme, est toujours à la solde du pouvoir et doit, a
priori, faire l’objet du scepticisme le plus attentif. Enfin, c’est juste mon avis.


 


Tiens, pour dérider un peu et te montrer que je « reste au courant » : il me semble que la vie privée de ton président ne regarde que lui, mais je trouve irréfléchi, à son niveau
de responsabilités, qu’il se déplace tout seul en scooter dans Paris. Que fait la Garde Républicaine ? 

JACQUES BERTHOMEAU 11/01/2014 09:39



Réaction typiquement moscoutaire Luc : je ne t'ai fait aucun procès ni en public ni en privé mais je t'ai écrit sous le sceau d'une correspondance privée que tu t'empresses de déflorer que tu
baissais dans mon estime. Si ça c'est un procès je veux bien mais je crois Luc que de temps en temps tu devrais en effet mettre le nez dehors avant de faire des amalgames. Dans la vie j'applique
l'adage qui aime bien chatie bien et dans ton cas je l'ai appliqué en privé. L'exhibitionnisme n'est pas ma tasse de thé. Je persiste à penser que ta position sur la quenelle est hors-sol car tu
es hors de ces réseaux sociaux qui sont aussi des vecteurs de la haine ordinaire



HP Troussicot 11/01/2014 08:51


Y avait Octave Guillet qui "conduisait" l'alambic qui disait souvent "y a pas plus heureux qu'ine femme qui fait ce qu'a veut". c'est tout aussi valable pour un homme! La différence entre
la TSF ou la télé et le net c'est que dans les premiers cas l'on est"passifs" , l'on écoute , l'on regarde...ou pas. Sur le net l'on peut "participer", comme dit Jacques s'exprimer. Il nous faut
donc un sens de la responsabilité lorsque l'on s'adonne à ce sport et un grand discernement lorsque l'on "va voir" ce qui s'y passe. Il y a un bouton qui marche bien c'est "supprimer", alors on
s'en sert pour ce qui n'intéresse pas , ce qui choque, l'inutile , le dangereux ou l'inacceptable. On peut aussi répondre dans le respect et la tolérance de l'autre, échanger pour
s'enrichir...Si,si, même pour des plus vieux c'est bien le net. Merci Jacques, le temps de ma jiurnée n'est pas très entamé par l'écriture de ce petit commentaire? "qui n'engage que
moi"!


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