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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:05

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Je sais que ça va déplaire mais les chiffres sont là : le roi de la malbouffe, le hamburger est l'un des rares produits de restauration à ignorer la crise avec une vertigineuse hausse des ventes de hamburgers, de 40 % depuis deux ans.


Rebaptisé « burger », c’est plus chic, il a envahi la restauration à table qui affiche sur l'année 2013 une augmentation de 9 % du nombre des burgers consommés.


Le Figaroscope minaude « On ne sait plus où donner du bec. Chaque semaine, une nouvelle adresse de burgers, immédiatement adoubée par les foodistas, vient en détrôner une autre. Des blogs entiers sont consacrés à ce classique yankee qui bénéficie d'une cote de popularité rarement égalée. Bref, il était temps de faire un état des lieux de ce eat spot parisien sous sa forme la plus consommée: le cheeseburger. D'autant que, depuis quelques années, il s'est complètement réinventé grâce à de jeunes trublions qui l'ont «gourmetisé».link 


Et le jaja dans tout ça ?


Je ne sais pas, mais au lieu de geindre, d’organiser des salons à la con, de se taper sur le ventre, peut-être faudrait-il s’occuper de ce nouveau segment de marché plutôt porté sur les sodas.


Pour info pour les Parigots têtes de veaux les gars du Figaro se sont mis au boulot pour classer les nouvelles taules à hamburger.


« Certes, les prix ont flambé au passage, il n'y a guère de mystère dans ce soudain engouement des professionnels pour ce pactole carné. Logistique sommaire, service rapide, matières premières à fort coefficient multiplicateur: le burger est une aubaine par les temps qui courent. Mais comme il est de plus en plus branché et gourmand, c'est du gagnant-gagnant! 


Résultats. Les nouveaux concepts de burgers raflent clairement la mise, en investissant sur les ingrédients. Une montée en gamme qui réactualise la recette de base du burger et ringardise la junk food d'hier. Preuve qu'il y a désormais une place pour une gastronomie rapide, sans prétentions mais bien faite, qu'illustre ce palmarès. »


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En 2013 les ventes de burgers en France ont explosé avec 970 millions d’unités représentant près de la moitié des sandwichs vendus sur un marché en croissance, en volume et en valeur, avec 2,144 milliards d’unités consommées et un chiffre d’affaires de 7,27 milliards d’euros.


« Les chiffres sont impressionnants : en 2000, on comptait un burger vendu pour neuf sandwichs ; en 2007, un pour sept et en 2013, un pour deux», explique à l’AFP Bernard Boutboul, directeur général de Gira Conseil.


-        MacDo (1200 établissements) et Quick (370 établissements) en ont vendu 655 millions de burgers.

-        le service à table en a vendu 247 millions,

-        la restauration d’entreprise 47 millions,

-        la restauration d’hôtels 21 millions.


 «75% des restaurants traditionnels français (110 000 au total) proposent au moins un hamburger à leur carte» et «on enregistre une hausse de 40% de ses ventes en deux ans» selon Bernard Boutboul.


« Les Français vont de moins en moins au restaurant, mais ils avalent 14 burgers par an et par habitant. Ce qui en fait les deuxièmes adeptes de ces sandwichs en Europe, après les Britanniques. Le «segment burger est le seul qui a bien performé en cinq ans, gagnant 65 millions de visites, quand la restauration rapide a perdu 81 millions de visites», note Christine Tartanson, directrice produit Europe chez NPD Group. »


Pour la petite histoire le hamburger n’est pas une création américaine il est en fait né en Allemagne et comme son nom l’indique à Hambourg, au XVIIIème siècle. Appelé «hamburger stück» il était composée d’une base de bœuf haché fumé très salé mélangé à des oignons et de la chapelure.


Son exportation aux Etats-Unis, au milieu du XIXe, est le fait de l’émigration allemande. Celle-ci s’embarquait à bord des bateaux de la Hapag, la ligne maritime qui reliait Hambourg aux Etats-Unis. Le steak de bœuf haché est le principal plat servi. Le « stück » devient alors le « steak » et est placé entre deux tranches de pain. Il est parfois fumé pour mieux se conserver durant la traversée.


Aux Etats-Unis, le succès est rapide et les américains ne tardent pas à devenir accro au sandwich hambourgeois. Les immigrants continuent en effet de le préparer de cette façon et le hamburger se répand peu à peu dans tout le pays. En 1948, deux frères, Maurice et Richard MacDonald, décident de créer un stand de vente à emporter de hamburgers non loin d’une salle de cinéma, à Pasadena. Proposé en self-service, le hamburger des frères MacDonald remporte très vite un immense succès et devient célèbre dans toute la Californie.


6 ans plus tard, Ray Kroc, placier en hachoirs électriques, s’interroge sur l’importance de la commande des frères MacDonald. Surpris, il se rend sur place et découvre l’impressionnante file d’attente de clients désireux de déguster un hamburger. Séduit par le concept et les faibles prix de ces sandwichs composés de deux petits pains ronds, de steak haché, de salade et de ketchup, il propose aux frères MacDonald de développer le concept à travers le pays. Un contrat de franchise est signé entre les trois hommes : la nouvelle chaine, baptisée McDonald’s est en route vers le succès que l’on connaît…


La photo d’en-tête provient du site du bar parisien Ô château d’Olivier Magny. J’invite les lecteurs de tendance Pousson à s’y rendre pour mater une autre photo plus goûteuse link 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

reggio 05/02/2014 17:15


Fast food de très bonne qualité : voir le Capuçin de Michel Bras et Fils à Toulouse, top de top ! La seule chose qui ne soit pas fast là dedans : la longueur de la queue sur le trottoir...mais le
reste rien à dire ! Une sorte de reconquête de la fast food sur la junk food...

JACQUES BERTHOMEAU 05/02/2014 17:32



OUI la maison a déjà donné l'adresse : http://www.berthomeau.com/article-mangez-un-capucin-chez-bras-a-toulouse-sans-vous-ruiner-et-buvez-un-communard-122265309.html 



Aredius 05/02/2014 13:31


A-t-on droit à une fourchette ? une vraie, pas un jouet qui se casse dans la bouche.


Rien n'est dit sur le toilettes, les chiottes pour être clair. Es-ce qu'on y a supprimé la séparation homme/femme ? De Singly ce matin sur France Cult l'a réclamé. Question de cohérence.


 


 

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