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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:09

Les amis sur face de bouc c’est bien mais c’est loin.


Les amis tout court c’est beaucoup mieux.


Jane Drotter est une amie, et son restaurant le Yard link fait partie de ma short-list des lieux où j’aime me poser pour manger. C’est un repaire de naturistes, de vins nus bien sûr.


Jane est niçoise et lorsqu’elle rentre au pays sa maman lui confectionne une tourte de blettes.


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Et que fait Jane lorsqu’elle est de retour à Paris ?


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Elle me fait découvrir la tourte de blettes sucrée.


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Comme je suis un drôle coco j’arrose cette tourte d’un beau « Sot de l’Ange rosé »link


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Vous savez tous, du moins je l’espère, ce qu’est une tourte ?


Mais la blette, qu’est-ce ?


Une réponse en direct de Nice :


« L’identité culturelle niçoise s’est forgée dans la blette, je n’exagère rien. A l’époque où les habitants de la Côte d’Azur s’affublaient les uns les autres de sobriquets « affectueux », toujours plus ou moins en lien avec leur alimentation (« Manja cèba » ou « Mange oignons » à Colomars, les « Suça carouba » ou « Suce caroubes » à Villefranche), les Nissarts ont été surnommés « Caga blea », en français « les chieurs de blettes ». En effet, ils en mettent partout : dans les tartes, les tourtes, les pâtes, le pain, les gnocchi etc, et mangent ses feuilles comme ses côtes. »


S’il ne devait y avoir qu’un seul dessert niçois, ce serait la tourte de blettes, torta de blea en nissart. Chez nous, cette étrange pâtisserie sucrée-salée est disponible toute l’année sauf en été, et fait partie des 13 desserts de Noël. Complexe, surprenante, délicieuse, elle en dit long sur les patrimoines naturel et culturel niçois ; nous allons donc prendre le temps de voir tout ça, et promis, en fin d’article, vous trouverez une recette authentique, transmise de génération en génération au sein de ma famille. »

 

Lire tout sur la tourte de blettes  ICI link


Mes souvenirs de Nice…


-         Au temps de mes culottes courtes, lorsque j’écoutais le dimanche après-midi Sports&Musique sur Paris-Inter lire : Georges Briquet link  et que je me désespérais de voir le FC Nantes se traîner en seconde division. C’était le temps du grand Reims mais l'OGC Nice avec ses quatre titres de champion de France en huit saisons (1950-1951, 1951-1952, 1955-1956 et 1958-1959) et deux Coupes de France (1951-1952 et 1953-1954) rivalisait avec les Rémois.


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Le « Gym » était emmené par « son légendaire capitaine, Pancho Gonzales (1951-1961) et des joueurs devenus mythiques : Victor Nurenberg (1951-1960), qui sera de tous les titres comme Pancho Gonzales, Yeso Amalfi, Antoine Bonifaci (1950-1953), Just Fontaine qui inscrit 44 buts entre 1953 et 1956, Hector De Bourgoing, Rubén Bravo (1954-1957), Joseph Ujlaki (1953-1958), Jacques Foix (1956-1961), Georges Lamia (1957-1963), Keita Oumar dit Papa Barrou, resté célèbre pour ses fameux pointus. Il est conduit par de grands entraîneurs dont Numa Andoire (1951-1952), Luis Carniglia (1955-1957) et Jean Luciano (1957-1962). En 1960, grâce à un triplé de Victor Nurenberg, l'OGC Nice bat à domicile le Real Madrid de Ferenc Puskás (3 à 2) en quart de finale de la Coupe des clubs champions européens. Au retour, les madrilènes s'imposent 4 à 0 devant 85 000 spectateurs, face à des niçois contraints de jouer à dix pendant plus de la moitié du match. »


 

Dans les années 60-70 l’OGCN rentrera dans le rang et ce sera la grande époque des Canaris.


 

-         Et puis en 1976 j’ai lu la grande saga de Max Gallo : « La baie des Anges »


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Les trois frères Revelli, des Piémontais quittent leur terre de montagnes et d'oliviers, cette terre sèche et pierreuse où l'on vient d'ensevelir leur mère. Cette terre qui donne faim. Cette terre qui jette, par centaines, par milliers, ses enfants sur les routes. L'aîné, Carlo, marche devant. Fier, dur, décidé. Le deuxième, Vincente, vient ensuite. Puis Luigi qui peine, du haut de ses dix ans. Les frères Revelli ne s'arrêteront pas avant Nice. S'ils cheminent côte à côte, c'est déjà chacun pour soi. De chantiers en maisons bourgeoises, d'illusions  concessions, la première génération de ces nouveaux français trace, dans le sable niçois, le carrefour où se séparent les destins...


« Le roman de Nice est inscrit dans la courbe de la baie des Anges », écrivait en 1960 Jean Médecin qui fut maire de Nice pendant 37 ans. Son fils Jean règnera sur la mairie de 1965 à 1990. Un sacré bail qui se terminera pour ce dernier en prison pour corruption après une fuite à Punta-del-Este en Uruguay.


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-         Nice dernière grande ville à avoir rejoint le giron national, le comté de Nice rattaché ou annexé du fait de la volonté de Napoléon III, qui en échange de son aide pour l’unité italienne réclame en échange le duché de Savoie et le comté de Nice, qui constituent deux régions stratégiques importantes sur le plan militaire. « Le principe de cet échange est établi en 1858, lors des accords de Plombières, entre Napoléon III et Cavour, même si ce dernier a tenté ensuite de « sauver Nice ». Le Traité de Turin, le 24 mars 1860, entérine le changement de souveraineté de la ville. »


 

Lire Nice, qu'as-tu fait de ton identité? L'histoire d'un peuple  : link

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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