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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 00:09
Dupont.jpg
De mon lointain exil sur une île sauvage je ne sais ce qui m'a pris hier matin de ramener ma fraise à propos d'une chronique du sieur Lalau un poil furibard car l'amie très chère de Norbert Le Forestier fourrait selon lui dans un canard belge tous les critiques de vin dans le même sac.link

Horreur, malheur, que suis-je aller piétiner les plates-bandes des gars du métier, déranger les acolades entre poteaux, en un mot mettre mon grain de sel là où il faudrait verser de l'huile pour adoucir les démangeaisons d'urticaire.

Pour ma défense de déviant force est de constater que dans le petit monde des critiques de vin tout le monde ne boxe pas dans la même catégorie et que la surface médiatique, l'influence et la visibilité des uns et des autres font de cette profession une nébuleuse assez disparate. 

De bric et de broc !

Comme dans le monde du vin on adore les classements, surtout celui de Saint-Emilion, je propose une classification pour faire un peu de lumière dans le fameux sac du sieur Lalau :

- Le trop visible : le Bob Parker.

- Les prévisibles : ceux qui vivent à l'ombre du précédent, en prennent ombrage et cherchent la lumière.

- Les invisibles : ceux qui font vaillamment et honnêtement leur métier dans l'ombre. 

- Jacques Dupont du POINT.

Stupeur et tremblements, rudimentaire ce classement, qui n'en est pas un bien sûr, ce n'est que ma grille de lecture que je trouve pertinente pour ma seule gouverne.

Ma petite pratique du Landerneau des critiques de vin m'a permis de me forger une opinion que je me contente de partager avec moi-même. 

Fermez le ban, ça m'apprendra à m'occuper des oignons des autres, j'ai passé l'âge des empaillages sur la Toile. 

Reste le cas du Jacques Dupont du Point que - tout bas-bourguignon qu'il est - j'apprécie pour le sillon qu'il trace depuis des décennies dans les vignes du Seigneur. Estime n'est pas synonyme de brosse à reluire, nous vivons notre vie chacun de notre côté, lui beau nez classique, moi naturiste dévergondé. Avec mon mauvais esprit il m'arrive parfois d'exercer une mauvaise influence sur lui mais lui, qui s'Invigne facilement, me ramène souvent avec humour à la raison.

Le Spécial Vins du Point c'est l'évènement de la rentrée, le seul, les autres fleurent bon le jus de navet sous-traité. 

Même que cette année le Jacques s'aventure, sur la pointe des pieds, via Florence Kennel, sur le terrain miné des sulfureux vins naturels. Même qu'elle cite le pape du vin nu : le camarade Olif, avec en contre-point le philosophe du vin : le Bruno Quenioux.
En progrès mais peut mieux faire !
Je rêve pour le Spécial Vins 2015 d'une extension du domaine des vins dit d'AOC, ses 13 appellations au top, à celui des Vins de France qui cartonnent dans notre belle jeunesse. Y'a des vignerons d'exception sur cette nouvelle planète mon Jacques comme disent les attachées de presse lorsqu'elles me croisent. 

Mes amis les Nicolas du domaine de la Bellivière en sont un bel exemple sieur Dupont. J'espère que ton intérêt pour le Jasnières n'a rien à voir avec la Sarthe patrie politique de mon boss au 78 rue de Varenne. Je te charrie bien sûr !

belliviere.jpg
La relève Jacques, la relève, crois la vieille expérience d'un vieux routier qui a connu toutes les guerres, celle du gros rouge qui tache en 81 : l'Ampelos à Sète, et celle des vins qui sous les grandes ombrelles sont indignes de l'AOC en 2001.

Michel et Hervé je vous aime, n'en doutez pas, mais ne me demandez pas d'apprécier les cires-pompes de Norbert le Forestier qui se la jouent donneur de leçons sur les 5 du Vin...

Attention Hervé, comme le disait la SNCF dans les wagons anciens : un lien peut en cacher un autre : le titre initial de ta chronique était : au secours Saporta revient... Même pas peur !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
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commentaires

loïc 09/09/2014 17:55


des promesses , toujours des promesses !

JACQUES BERTHOMEAU 09/09/2014 17:59



qui vivra verra j'adore les IPEF passés en Corse



Loic Gouello 09/09/2014 17:40


Bonjour Jacques


j'ai cherché ...et je n'ai pas trouvé d'allusion à mon roman "Pozzines" paru chez publibook où je fais pourtant la part belle aux vins corses...et qui produit ici quelques réactions !


peut-être n'étais tu pas informé , alors j'en suis responsable !


sache que tes commentaires, que je sais sincères , me seraient agréables


amitiés


Loïc Gouëllo

JACQUES BERTHOMEAU 09/09/2014 17:44



Etant donné ma surface médiatique  j'aurais du bénéficier d'un service de presse. Je vais à Ajaccio demain
je vais tenter de le trouver et après ça être un carnage 



Fauchot 09/09/2014 14:55


Monsieur,j'apprécie enormément votre blog qui me fait souvent rire. j'ai dégusté avec ma femme récemment le Jasnière des Nicolas : dom. Bellivière ( fournit par mon caviste : la cave de Longchamp
à Nantes ) : excellent. Par ailleurs je vais me déplacer sur Paris dans le 6e Ar. en Nov. pourriez vous m'indiquer de bons cavistes dans le quartier voire une bonne table pour y deguster des vins
qui sortent du classisme des grands noms. Je compte sur votre connaissance Parisienne et sur votre générosité de nous fournir autant d'informations. Mr Olivier Fauchot de Nantes.

JACQUES BERTHOMEAU 09/09/2014 15:02



Merci


Voilà pour les adresses vous pouvez dire que vous venez de ma part bonne journée à vous


http://etsibacchusetaitunefemme.com/ 119 rue Monge c'est dans le Ve mais ça touche le 6e 





Café Trama



Adresse : 83 Rue du Cherche-Midi, 75006 Paris







Jacques, il est tôt, mon accomodationLuc Charlier 05/09/2014 09:32


Pour rester dans le sujet ... tout en en sortant, je souhaite commenter un point de détail mentionné par le taulier : les VDF. Je ne crois pas qu’il n’y ait que « la
jeunesse » qui s’y intéresse, même si j’ai compris le côté lapidaire de la formule. Ils n’ont QUE des avantages, sauf un. Plusieurs sommeliers font en effet remarquer que le
« client » perdrait la notion de la provenance (et ils ne savent pas où les ranger dans leur carte des vins !). Je pense que ce n’est que partiellement vrai : le lieu de
domiciliation du viticulteur figure bien entendu sur l’étiquette ou la CE. Personnellement, mais on peut être d’un avis différent (David Cobbold p.e.), je crois que l’origine géographique
peut-être une caractéristique déterminante, notamment pour le choix. Je n’aime pas qu’un Cornas – j’en raffole – ne me fasse pas penser à mon idée du Cornas. Et les Savennières que je déguste à
présent (malo faite) ne me font plus du tout penser à ceux de jadis, plus vifs et que je préférais. Mais, me direz-vous (car vous êtes finauds et attentifs), tu cites-là des appellations plutôt
que des provenances. C’est vrai, tant ces exemples-là ont bâti leur réputation sur l’AOC, quand elle était moins galvaudée et aussi plus rare. Mais j’aurais pu dire Cairanne ou Rasteau, qui sont
restés si longtemps sans AOC propre, où les GC d’Alsace avant leur classement. Quelle est la solution ? Simple, autoriser de mentionner un élement géographique, à condition qu’il soit
distinct de l’AOP existante. Pour prendre un exemple célébrissime à cause des déboires d’un éminent collègue : pouvoir écrire « région angevine » là où Anjou est sacrilège
quand on ne passe pas sous les fourches caudines de la cotisation à l’interpro. En même temps, je comprends les aigreurs des « gens du cru » qui voient arriver un nouveau-venu, souvent
étranger, qui veut tout bouleverser et en même temps profiter des acquits des anciens. Il serait intéressant, chacun pour soi, de faire la liste de tous les vins sans IGP précise qu’on a bus dans
les 12 mois écoulés et qui nous ont enchantés. Il y en a des masses. A contrario, dressons celle des AOP ou VDP qui nous ont paru indignes de porter leur nom. Je pense qu’ils sont nombreux. Moi,
je ne plaide pas du tout pour la suppression des appellations. Elles sont – ou devraient être – le garant de la tradition d’un coin, d’une région, d’une communauté. Mais elles ne sont pas un
label de qualité. A l’inverse, et c’est là que je repique sur ton sujet, Taulier, il faudrait que les journalistes « trop visibles », « prévisibles » ou
 « invisibles », et même JD, attachent plus d’importance aux VDF. Idem pour le Guide Hachette. En outre, ces VDF vont prendre de plus en plus d’importance en volume, et il est donc
logique qu’on éclaire les amateurs à leur sujet.


 


 

patrick axelroud 05/09/2014 06:13


Tout se complique ! Après la querelle des "tradits", des "Bios" ,des " Natures" ,des " Naturels" et toutes les chapelles en découlant va t'on vers une extention de la lutte contre ( ou pour) les
"Vins Oranges" qui tirent leur nom actuel de leur couleur.il s'agit de vins vinifiés dans des jarres de terre cuite (Qvevri) selon une technique ancestrale en Georgie. Une récente dégustation
chez le vigneron Laurent BANNWARTH à Obermorchwihr m'a convaincu que cela n'est pas une "private joke" un caprice du moment, une "Schnaps idée !" comme on dit par cheu nous mais une démarche
intéressante donnant des résultats qui mérite d'être goutés et suivis.

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