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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 09:00

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Les faits se sont déroulés galerie Sully, au 78 rue de Varenne, nouvellement nommé conseiller technique pour les productions végétales au cabinet de Michel Rocard, il m’est demandé de recevoir une délégation d’agriculteurs de Haute-Corse conduite par le Président de la Chambre d’agriculture : Ange Poli link  Je n’ai plus le souvenir exact de l’objet du rendez-vous, mais il s’agissait de gros sous. Après avoir écouté sagement les revendications je me lançais dans une réponse très argumentée pour signifier que nous ne pouvions raquer, comme ça, sur la foi de leurs déclarations. Imperturbable, le président Poli m’écoutait lorsque soudain il se leva de sa chaise, interloqué je me tus, alors à 3 reprises, comme dans un souffle, avec une lassitude qui s’exprimait sur son visage : « Monsieur Berthomeau, vous me fatiguez… »


Tétanisé je craignais qu’ils lèvent l’ancre mais, à ma grande surprise, Ange Poli se rasseyait et je pus reprendre mon argumentation mais j’y glissai quelques ouvertures compréhensives. Le président Poli resta de marbre. Je ne savais trop comment mettre un terme à l’entretien alors j’optai pour le tenez-bon. Tactique payante puisqu’à l’issue du rendez-vous, le Président Poli se félicita auprès de la presse d’avoir été reçu longuement et entendu.


Tout ça pour vous dire que, moi aussi, je suis fatigué.


Pourquoi suis-je fatigué alors que je me prélasse en Corse ?


Je suis fatigué du spectacle offert, c’est un faible euphémisme, par le comportement de ce que le placide Raymond Barre nommait le microcosme politique.


C’est un véritable désastre, et le pire c’est que les Français s’en repaissent avec une délectation qui leur permet de se dédouaner de leur propre responsabilité. La caisse de résonnance des réseaux sociaux leur permettent de se défouler, après tout ce n’est pas un drame, mais aussi de participer à un jeu de massacre avec la complicité d’un ramassis de journalistes passant leur vie sur Twitter.


Pour quel bénéfice ?


Le degré zéro du débat démocratique en fait, nul ne se préoccupe de l’essentiel, des termes de choix possibles, de notre capacité commune à vivre ensemble et à mettre en œuvre des règles acceptables. C’est le règne du bashing, forme moderne du jeu de foire sur les mannequins de têtes connues, on se défoule, on donne même du crédit à la fille du borgne aux mains sales, on ressort Chevènement de sa naphtaline, on donne crédit à des gens qui nous proclament que le pouvoir est dans la rue alors que celle-ci se résume en des défilés entre Bastille et République, nous allons tout droit dans le mur alors que nous avons en mains des atouts inexploités.


Ça me désole mais pour autant je ne crierai pas avec les loups, ni n’accompagnerai pas les charognards, je ne mets pas tout le petit monde du microcosme politique dans le même sac, simplement je suis fatigué des gloses des coureurs de plateaux télés : miss Polony nouvelle égérie de la résistance de salon, des éditorialistes qui éditorialisent sur tout et n’importe quoi : les lunettes embuées du président à l’Ile de Sein ou la manipulation dans tous les sens d'une photo par exemple, de l’inconséquence de beaucoup de politiques avec une prime toute particulière au dernier entrant : Thomas Thévenoud.


Que ce type ait pu accepter d’être nommé Ministre me sidère, j’ai pourtant de la bouteille et j’ai côtoyé de beaux spécimens de crétins et de nuls au 78 rue de Varenne et je précise des deux bords.


Pour la petite histoire, avec lui nous perdons un héraut du vin : comme me l’écrit un fidèle lecteur « c’est trop ballot ! »


« Pour son premier déplacement en tant que nouveau secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, Thomas Thévenoud a choisi la coopérative viticole de Lugny (Saône-et-Loire). Il a promis de promouvoir le vin à travers le monde.


Thomas Thévenoud a réservé sa première sortie à la cave de Lugny en Saône-et-Loire. © C.MICHELIN


Angleterre, États-Unis, Belgique... La cave de Lugny exporte. Elle réalise 35 % de son chiffre d’affaires annuel (11,5 millions sur 33 millions d’euros) à l’étranger, contre seulement 5 % pour la vente directe. Une activité « incontournable », a insisté Marc Sangoy, le président de la coopérative, en présentant ces chiffres le 1er septembre à Thomas Thévenoud, nouveau secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur venu visiter la cave.


250 exploitations et 50 salariés en dépendent directement. Évidemment, l’euro « fort » est un frein parfois. Car le « principal handicap » pour pénétrer certains marchés étrangers reste la compétitivité. « Il faudrait baisser le coût de la main-d’œuvre, diminuer les charges et nous simplifier l’embauche », a réclamé Marc Sangoy.


Michel Barraud, président de la Fédération des caves coopératives Bourgogne-Jura, a souligné que « le vin est le deuxième contributeur à l’export. Mais, contrairement à l’aéronautique, tout est produit chez nous en terme de valeur ». Il a regretté que les coopératives n’aient toujours pas droit au Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).


EXPORTER LE MADE IN FRANCE link

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Published by JACQUES BERTHOMEAU
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