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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 00:09

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Le rangement ça a du bon, on retrouve des chroniques oubliées comme celle-ci « Éditeur » de vin : un inventeur de notoriété du 17 décembre 2008.

 

2 mn chrono 


Alors au choix :


1-    vous pouvez lire l’original ICI link


2-  Où vous en tenir à mon copié-collé ci-dessous


Sans m’en référer à l’histoire des 3 petits cochons, je pense que pour bâtir il faut des fondations, du solide, et du temps, donc une forme de patience. C’est de l’investissement d’image, et comme je l’ai écrit dans une récente chronique, l’irruption d’une nouvelle génération de vignerons « atypiques », se référant à des pratiques « durables », met en orbite sur le marché une nébuleuse de points, à la fois indépendants les uns des autres tout en gravitant autour d’un corps de doctrine commun, sans pour autant produire un langage commun ni dessiner une nouvelle géographie des vins de terroir.


Trop de fragmentation, de personnalités fortes, de singularité identitaire, implique des démarches solitaires. Le potentiel actuel des consommateurs se reconnaissant dans ces «pratiques» étant restreint – le bruit médiatique n’étant pas un indice probant de la capacité de ces vins  à trouver leur public – ce segment de marché reste marginal et la frilosité des distributeurs peut se comprendre. En effet, comme me le faisait remarquer le patron du principal site de vente de vins en ligne : mettre en avant des « valeurs sûres » c’est la garantie d’un taux de visite 10 fois plus important que lorsqu’on se risque à mettre en avant des « découvertes ».

 

Pour sortir du cercle, se faire reconnaître de façon durable, plus particulièrement en dehors du marché domestique, tout en restant attaché à ses valeurs, à son indépendance, sans sacrifier au maelstrom médiatique, il me semble que nos «indépendants», au sens des peintres du Salon des Indépendants, devraient tenter de susciter l’émergence d’un nouveau métier : éditeur de vin.


Je n’aurais pas ici l’outrecuidance de rappeler le rôle de l’éditeur auprès des écrivains mais de souligner que l’une de ses fonctions essentielles est de découvrir de nouveaux talents, de prendre le risque de les éditer, de les promouvoir. Dans le passé des négociants, de grandes ou de petites maisons de commerce, ont joué, et quelques-uns jouent encore, à leur manière, ce rôle d’éditeur auprès de domaines ou de châteaux.


Pourquoi ne pas imaginer – ça ne mange pas de pain d’imaginer – que nos «atypiques» puissent confier, pour certains pays, tout ou partie de leurs enfants à des «éditeurs de vin» afin de construire avec eux cette fameuse notoriété.


Celle-ci, une fois acquise, même si en ce domaine rien n’est jamais acquis, quelques-uns pourront ou voudront voler de leurs propres ailes, d’autres viendront les remplacer.


Je rêve direz-vous – c’est beau aussi de rêver – mais comme je ne recule devant aucune provocation j’avoue que je me verrais assez bien dans ce rôle d’éditeur de vin, appuyé bien sûr, vu mon incompétence, sur un comité de lecture – pardon de dégustation – dans le giron d’une maison de confiance.


Ainsi, Vin&Cie pourrait lancer des collections par thème, jaquette commune avec en reprise sur cette étiquette de l’identité de la cuvée de l’indépendant sous la forme toute bête d’un timbre ou d’une miniature de l’étiquette de la cuvée originale.


Innovation d’image identifiant une démarche commune, un état d’esprit, un fil rouge pour tous ceux qui ne sont pas des experts ou des esthètes du vin. Mariage intelligent, du moins je le crois, d’un découvreur de talents qui, en s’appuyant sur des outils commerciaux existants, pourrait ouvrir des portes, apporter sa caution aux nouveaux arrivants, investir dans le temps sous la référence d’une signature reconnue et respectée.


Plutôt que de s’éditer à compte d’auteur, de n’espérer que de ses propres forces pour bâtir sa notoriété, je suis intiment persuadé que pour beaucoup de vignerons atypiques le passage par un éditeur de vins, assembleur de diversité, inventeur de notoriété, est une voie à expérimenter : faire un Actes Sud du vin quel beau challenge !  


L’idée n’a pas fait son chemin mais sait-on jamais : à quand une collection « J’ai bu » ?

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

jacques verpoorten 17/01/2014 22:36


commetaire d'un de mes dégustateurs - prof de dégustation et microbiologiste , depuis 30 ans:  Je ne sais pas d'où vient
l'idée, mais je n'y crois pas. Les gens qui font des vins différents vont s'y opposer, se contredire... et il faut beaucoup de travail pour contacter tous les gens intéressants et faire la part
des choses vraies et fausses; sans cela, ça existe déjà dans les magazines dont on ne connaît d'ailleurs qu'un petit nombre.


Mais on peut toujours rêver...
Marc  Culot          Jacques

Luc Charlier 17/01/2014 12:04


A propos de très mauvais calembour, je me permets, après vos horreurs, le pire de tous (double) : Joseph Désiré (le défunt Séséséko), affirmait toujours devant la chancellerie belge,
médusée : « Quand zébu, zépluswaf ». Mais quand on lui offrait du champagne, il tenait à le sabrer lui-même et prévenait : « Attention, ça va Zaïre ! ». Je ne
garantis pas ... l’authenticité de l’anecdote.


Je confesse aussi que cette saillie (?) offre comme des relents de paternalisme, de racisme, d’ex-colonialisme et que l’humour n’excuse pas tout. Ne la transmettez pas à monsieur le ministre
de l’intérieur ; imaginez que le conseil d’état statue qu’il faut m’extrader : quel tollé en Belgique ! On vous rendrait gros Gégé et vieux Johnny en contrepartie.


 


Notez que, avec les municipales en vue, la montée du front dans notre département (où réside M. Alliot) et tout ça, Corneilla a bien besoin de tous ses électeurs de gauche – j’en suis – pour ne
pas retourner là où elle était il y a trois législatures. 

Aredius 17/01/2014 10:14


Je viens de me régaler en lisant Robert de Goulaine. J'avais déjà apprécié son délicieux muscadet en son château.


http://lefenetrou.blogspot.fr/2014/01/du-cote-de-zanzibar-robert-de-goulaine.html


Il aurait sans doute apprécié l'idée.

patrick axelroud 17/01/2014 06:32


Pourquoi pas ? mais pour aller dans le sens de l'ouvrage illustrant ce propos on préfererai une collection "Zébu" Et toc ! (puisque les jeux de mots laids - comme on dit dans le monde du cyclisme
- fleurissent de temps en temps sur ce blog, ne nous privons pas )

foubert 17/01/2014 06:00


Dans le LUBERON loin des grands crus....nous t accueillons à LA TOUR D AIGUES pour organiser le 1er festival du livre vinicole avé les ptits vins qui vont avec !

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