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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 07:00

photoPeggy2b.jpgMiss Piggy, elle, c’est une star… l’autre une truie moche…


« Winston Churchill observait que si les chiens nous regardent d’en bas et que les chats nous regardent de haut, les porcs nous traitent d’égal à égal. Celui de la cochette Marcela avait lui plutôt tendance à nous toiser du haut de sa supériorité intellectuelle par ailleurs bien réelle. Dylan Thomas, en peu de mots, condense mieux que quiconque la situation « Des porcs grognent de joie dans un bain de fange, et sourient tout en reniflant dans leurs rêves. Ils rêvent d’un univers d’eaux grasses et de glandées, de fouilles dans des gisements de truffes, des trayons cornemuses de maman-truie, de renâclements et reniflements consentants de dames gores en rut. Vautrés dans un bain de boue et de soleil, leurs queues frisent ; ils batifolent et bavent et ronflent dans un béat sopor d’après-purin. » De tout temps traiter quelqu’un de porc, de cochon ou de truie c’est lui faire endosser les pires défauts, gloutonnerie, paresse, goût immodéré de la saleté, de la copulation débridée… Ne dit-on pas avec mépris « vivre dans une porcherie », « manger comme un porc », « faire des cochonneries », « être un vieux cochon » mais en revanche les petits cochons sont toujours charmants, même un peu téméraires, affectueux et surtout ils triomphent toujours de ce con de loup. Et pourtant, l’homme et le cochon cohabitent depuis plus de cinq mille ans, le premier offre le gîte et le couvert, la sécurité, et la second se sacrifie pour assurer la survie du premier. Reste miss Piggy du Muppet Show de Jim Henson, mais, elle, c’est une star, une vraie en déshabillé avec boa en plumes d’autruche, pas une Zahia moche, vaguement philosophe, appointée par le CNRS, cachetonnant à Libé qui va se vautrer avec un goret dont elle dit avec délicatesse  « Tu étais vieux, tu étais gros, tu étais petit et tu étais moche. Tu étais machiste, tu étais vulgaire, tu étais insensible et tu étais mesquin. Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n ‘avais aucune culture. Et j’ai été folle de toi » Mon cul, c’est du poulet ma poule aux œufs d’or, tu l’aurais croisé sans jamais le voir s’il n’avait pas été ce qu’il est : un puissant, même déchu. »


Dérisoire, cette tribune libre je l’ai gardé en magasin car comme l’a écrit un journaliste « du jour où elle est entrée dans son lit, elle a commencé son récit, sa chronologie d'une coucherie ». Tout est bon dans le cochon, et j’ai tendance à penser que la cochette, à la manière d’un Günter Wallraff, choisit sa cible et s’infiltre, de l’entrisme quoi. Courageuse la Marcella, mais très lucide sur ses appâts  « Je pensais, ébahie : plus elles sont moches et vulgaires, plus elles doivent lui plaire. Certains prétendaient que tu n'avais pas le physique pour trouver mieux. Mais je ne me suis jamais ralliée à cette hypothèse mesquine. J'étais sûre que si l'on te faisait choisir entre Angelina Jolie et un laideron, tu aurais choisi le laideron. » Elle beau mettre des rubans roses autour de ses cochonneries, ça sent le lisier « Le cochon, c’est la vie qui veut s’imposer sans aucune morale, qui prend sans demander ni calculer, sans se soucier des conséquences. […] Le cochon, c’est le présent, le plaisir, l’immédiat, c’est la plus belle chose qui soit, la plus belle part de l’homme. Et en même temps le cochon est un être dégueulasse, incapable d’aucune forme de morale, de parole, de sociabilité. […] L’idéal du cochon, c’est la partouze : personne n’est exclu de la fête, ni les vieux, ni les moches, ni les petits. […] Alors que DSK m’a toujours semblé être franchement à droite, ce communisme sexuel auquel il aspire en tant que cochon me réjouit […] « Il m'a fallu du temps pour comprendre cet étrange dédoublement qui faisait de toi à la fois un beauf et un grand poète, une brute et un artiste des plus raffinés. Que ce n'était pas l'homme qui composait tes phrases mais le porc. De comprendre que tu n'es pas un porc quelconque mais le roi des porcs. Ta grandeur, ta seule véritable grandeur est là, dans la manière sublime que tu as, quand le désir s'empare de toi, de cracher dans des phrases la beauté, la densité, la puissance de ta condition. »


Dans ce truc, ce machin médiatique, ce n’est pas le fond qui me passionne, car y’a pas de fond, c’est du creux, du vide, mais l’écume provoquée par les remous. C’est jouissif. Y’a les « je vous l’avais bien dit », féministes de profession, du type Clémentine Autain qui en profitent pour crucifier la cochette. Normal, chacun défend son de commerce. Ce qui me passionne ce sont les déçues : comme l’illustre inconnue Peggy Sastre qui dans la même crémerie du Nouvel Obs. tendance cul, s’indigne  « Il y a des gens qui construisent leur vie autour d'un tas de principes, je n'en suis pas. À part, peut-être, celui-ci : les idées sont plus importantes que les personnes. Elles les dépassent, elles les éclipsent, elles valent davantage. C'est en tout cas à ce « précepte » que je m'accroche depuis jeudi matin, depuis que j'ai appris que Marcela Iacub, soit l'une des intellectuelles françaises et contemporaines que j'apprécie le plus, avait, selon toute vraisemblance, pété un plomb. » Bravo ! Puis vient la déception vacharde « Non, l'aspect le plus pénible de l'affaire (le plus triste, car je crois bien ressentir de la tristesse), c'est de voir qu'en un seul livre, en un seul coup médiatique motivé – eh bien, motivé par je ne sais pas trop quoi, en fait : une maladie égotiste ? Un désir de célébrité ? Des impôts à payer ? – Marcela Iacub occulte toutes les idées qui m'avaient attachée à sa pensée. Des idées qui m'avaient incitée à écrire des articles sur elle, à l'interviewer à plusieurs reprises et à lui demander une préface pour un de mes livres. Sans doute que son refus avait eu des raisons « profondes » assez pragmatiques et matérielles (mon éditeur ne rémunérait pas les préfaces, du moins pas à hauteur de ses « prétentions »), mais sa justification « officielle » m'avait beaucoup plu : en substance, elle m'avait répondu que mon livre n'avait pas besoin d'être adoubé, qu'il se suffisait à lui-même, qu'il ne nécessitait pas de garde-fou, pas de tuteur. » Putain, c’est du lourd dans le petit marigot des plumitives, reste plus qu’à convoquer Angot, Despentes et Catherine Millet. Je ne résiste pas à vous offrir le cœur du débat vu par une libertaire en peau de lapin :


Faire le portrait d'un « cochon » ? D'un jouisseur bas du front obnubilé par son propre et immédiat et bon plaisir, au détriment de tout le reste et de tous les autres? Su-per.

S'interroger sur son histoire d'amour ? Comprendre comment une femme si belle, si admirable, si dense, si slurp-slurp-slurp-que-moi-même-je-m'aime-trop, a pu s'éperdre pour un tel « soudard », consommateur compulsif de ces « femmes (...) laides et vulgaires », capable de générosité « envers toute femme pour autant qu'elle ait les organes adéquats »? Trop su-per.

Faire peur, une énième fois, à la Frrrance qui, avant même d'être passée aux urnes, allait sans conteste-c'est-sûr-c'est-plié-tu-vas-voir, faire de ce "cochon" son président? Trop, trop su-per. Vraiment. On tient là le sujet du siècle, coco, servi en plus par un style absent (de ce que l'on a pu lire dans les « bonnes feuilles »). On n'en demandait pas tant. »

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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