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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 07:00

Le chat de Mathias, mon aîné, le bien nommé Dark Vador, qui me fait, dès que celui-ci a le dos tourné, une cour effrénée pour que je lui  serve une ration supplémentaire de sa pitance favorite, alors que je prenais mon petit déjeuner dans notre jardin, m’a inspiré. Ce matou castré, bien nourri, patelin, s’est offert un malheureux mulot qui sortait de je ne sais où. Le mulot c’est tout propre et tout mignon. L’affreux jojo lui a fait subir un supplice sadique après l’avoir estourbi sans l’achever. Tout d’abord, il est venu me présenter sa victime. L’a libérée. La pauvre bestiole, en clopinant, a tenté de rejoindre le couvert du gazon. Preste coup de patte, roulé boulé du mulot qui arrive à se remettre sur ses pattes mais revient se jeter dans la gueule du matou qui dédaigneux le laisse aller. Nouveau coup de patte, vol plané. Je tente d’intervenir. Dark Vador se replie en chopant la bestiole. S’arrête. Me nargue. Je lui balance un de mes chaussons sur la tronche. Il goûte modérément la plaisanterie. Le mulot se carapate en zigzaguant. Le matou le course. Je le course. Il se ressaisit de la bestiole. Je gueule et là, à ma grande surprise, Dark Vador, abandonne. Le mulot se tire et disparaît. Le matou comme si de rien était viens se frotter à mes jambes. J’ai envie de lui botter le cul mais je ne le fais pas. Pourquoi ? Tout bêtement parce que Dark Vador n’est qu’un chat. Message bien reçu, je ne joue plus. Je contente d’ouvrir la trappe. Il a disparu, n’existe plus. Pourquoi se pourrir la vie pour si peu ? L’opération aura fait long feu, assez ri, nous revenons aux choses sérieuses. Le cas Guaino me fascine. Il se prend pour Malraux mais ressemble de plus en plus à un héros de théâtre de boulevard coincé qu’il est entre la Barjot et la grosse catho. C’est Philippe Séguin qui doit être content face à l’agitation de son ancien adorateur.

La dernière initiative de l’Henri c’est de tenter de faire signer à ses chers collègues députés une « lettre ouverte à Monsieur le Procureur de la République auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris » :

Paris le 23 avril 2013

Monsieur le Procureur,

C’est avec étonnement que nous avons appris que vous aviez diligenté l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les propos tenus par Monsieur Henri Guaino, Député des Yvelines, concernant la décision de mise en examen du Président Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt. Nous avons bien noté que votre décision faisait suite à la lettre de dénonciation que vous a adressée l’Union Syndicale des Magistrats sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale, au motif que les propos tenus par Monsieur Guaino constitueraient un délit d’outrage à Magistrat et de discrédit jeté sur une décision de justice. Nous considérons que lorsqu’un parlementaire a le sentiment qu’un abus a été commis dans le fonctionnement des Institutions de la République, il est de son droit et de son devoir de le dénoncer. Nous tenons à rappeler qu’aucun de ceux qui servent ces Institutions n’est à l’abri de la critique et du jugement des citoyens - à fortiori de leurs représentants - sur la manière dont il remplit les fonctions qui lui sont confiées. Nous tenons à rappeler solennellement que les grands principes de la liberté d’expression, de la liberté d’opinion, de la responsabilité des agents publics et de la séparation des pouvoirs, sont les fondements de notre République et de notre Démocratie. Nous tenons à rappeler que la Justice est rendue au nom du peuple français et que l’institution judiciaire est le bien commun de tous les Français. C’est dans cet esprit, qu’au sujet de la décision de mettre le Président Nicolas Sarkozy en examen pour soi-disant « avoir abusé frauduleusement de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse de Madame Liliane Bettencourt personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge … est apparente ou connue de son auteur, pour conduire cette personne à un acte ou à une abstention et notamment à des dons non déclarés de sommes en espèces», nous faisons nôtres publiquement, individuellement et collectivement, tous les propos tenus par Henri Guaino, entre le 22 et le 28 mars 2013, tels qu’ils sont reproduits dans la lettre de dénonciation de l’Union Syndicale des Magistrats. Comme lui, nous affirmons que le juge, par cette décision, « a déshonoré un homme, a déshonoré les institutions et a déshonoré la Justice ».Nous entendons assumer individuellement et collectivement toutes les conséquences de ces propos qui sont désormais les nôtres, si vous deviez les considérer comme constitutifs d’un délit. Pour éclairer les Français et vous-même, nous demandons à Madame le Garde des Sceaux de rendre public le rapport qu’elle a commandé au Parquet de la Cour d’Appel de Bordeaux concernant les poursuites engagées contre le Président Sarkozy. Nous vous prions de croire, Monsieur le Procureur, en l’assurance de notre considération.

C’est t’y pas beau ça. Pas sûr qu’il y ait foule pour signer. Mon amour pour les magistrats instructeurs étant très nettement au-dessous du niveau de la mer je ne contente de rire de la fougue du néo-député pour défendre son idole. C’en est touchant. Reste que tout ça est passé aux oubliettes grâce aux « murs des cons » du Syndicat de la Magistrature. Je n’épiloguerai pas sur l’utilisation du qualificatif de con, qui n’a rien d’infâmant, mais très franchement si nos petits juges n’ont rien d’autre chose à foutre dans leurs locaux syndicaux que de placarder la tronche de quelques-uns de leurs détracteurs c’est inquiétant. Quand à en faire une affaire d’Etat il ne faut pas pousser le bouchon trop loi. Des branleurs, des cons à leur façon, des mauvais potaches, qui mériteraient un coup de pied au cul. Et ça se dit politique en plus. Franchement je vais m’exiler en Belgique, pas du côté de chez Depardiou mais à Bruxelles. Depuis quelque temps j’ai  délaissé mon UMP. J’ai plein de bonnes raisons. Même NKM a réussi à me décevoir. Même que la Rachida a plié ses voiles après avoir tenté de faire interdire une BD. Même que Roquet de Meaux n’a plus le temps de faire l’avocat d’affaires. Même que Fillon a disparu de la circulation. La pathétique MAM ressort de la naphtaline flanquée de son paltoquet. C’est vrai y’a plus que Guaino sur le devant de la scène mais il est si prévisible et convenu que c’est lassant. Les temps sont durs et la cour s’amuse comme si de rien n’était. Paris-Bruxelles ce n’est qu’une heure 20. Je prends de ce pas une carte « grand voyageur ». Il faut que je me mette à écrire pour de vrai.

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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