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 Vin&Cie,    

 

l'espace de liberté

   

 

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..." Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous. 

 

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J'ai ressorti une vieille photo de mon jeune collaborateur dans les vignes du seigneur pour implorer la clémence du dieu soleil... 

 

 

 

 

 

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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 08:00

Chloé nous attendait à Fiumicino. Entouré de Francesca et de Lucia, sapées comme des princesses, je revenais en Italie sans vraiment trop  savoir ce que j’allais adopter comme stratégie pour garder le contact avec les BR sans me mettre du sang sur les mains. À Paris j’avais fait un retour remarqué à la grande maison où Marcellin, toujours obnubilé, voyait toujours des gauchistes partout. Ma hiérarchie, pour complaire au Ministre, montait en épingles le moindre incident, mais ici la braise, depuis la mort de Pierrot Overney, tué d’une balle en plein cœur, à Renault Billancourt, par un nervi de la direction, Jean-Antoine Tramoni, se résumait aux gesticulation de l’intelligentsia parisienne qui avait suivi son cercueil : André Gluksmann,  Jean-Paul Sartre, Simone Signoret, Jean-Luc Godard… Lors de l’enterrement Althusser avait dit « c’est le gauchisme que l’on enterre. » et il avait raison. Il était loin le procès de Le Bris et de Le Dantec, directeurs de la Cause du Peuple, inculpés pour provocation à divers crimes et délits et apologie de la violence. Comme l’avaient clamer les avocats, et le père Sartre, la France du président Pompe pataugeait dans une société sans âme, répressive et liberticide. Et pendant ce temps-là, on bétonnait.

 

 

Le référendum sur l’élargissement de l’Europe, voulu par Pompidou, sur lequel le « père Joseph » du Président, Pierre Juillet est en profond désaccord car il craint qu’opposants et mécontents ne se coalisent. Mécontent de ne pas être entendu, il retourne en Corrèze s’occuper de ses moutons afin de bien signifier qu’il n’aura aucune part de responsabilités dans ce qui se passera. Même, Jobert est sceptique « C’est un trop beau sujet pour passionner les foules qui sont persuadés qu’il est traité » observe-t-il. Chaban est lui subjugué par la proposition. Olivier Guichard doute sérieusement de l’opportunité de ce référendum et il prédit 40% d’abstentions. Le madré de Montboudif y croit lui car il espère attirer le Parti Socialiste dans un piège car, celui-ci, ne pourra pas se prononcer pour le non à l’instar du PCF. Il se plante le PS prône le vote blanc. Pompidou se fâche « Voter blanc, c’est bafouer la démocratie et commettre une mauvaise action. » Tout le monde s’en fout du référendum de Pompidou. Les résultats sont peu brillants, on est loin de « l’approbation massive » qu’espérait le Président. Avec 10 millions de voix, soit 6è,70% des suffrages exprimés le oui, certes l’emporte, mais il ne recueille que 36,11% des inscrits ; les abstentions atteignent le taux record de 39,55% et les blancs ou nus celui jamais vu de 7,10%.


Pierre revenu de ses terres ne contribue pas à restaurer la sérénité du président Pompe très sérieusement ébranlé. Plus que jamais il croit le moment venu d’exiger le départ de Chaban. Avec celui-ci il n’y va pas par quatre chemins « Certes, vous êtes gaulliste. Je n’en disconviens pas, vous l’êtes. Mais vous êtes aussi l’homme qui amène le socialisme en France. Un socialiste, un communiste, on sait ce que c’est. On peut s’en garder. Vous on ignore qui vous êtes. Vous avez livré la télévision à nos pires adversaires. Votre politique en toutes choses avantage des gens qui ne sont pas nos électeurs et qui ne vous en sauront aucun gré, tandis que notre clientèle traditionnelle se détourne ; que nous restera-t-il si vous poursuivez, Votre système contractuel est une catastrophe… c’est la dégradation de l’autorité, c’est l’engrenage qui conduit à sa ruine. Ce sera, pour finir, l’anarchie, à partir de laquelle tout deviendra possible à nos adversaires… » Derrière Chaban un certain Jacques Delors alors qu’un certain Jospin lui était derrière le cercueil de Pierrot Overney. Alors, très clairement c’était barre toute à droite, plus question de nouvelle société et le père Marcellin avait besoin de grain à moudre pour effaroucher le pharmacien de Saint-Flour et le charcutier de Montmorillon. Mes basses œuvres italiennes pouvaient toujours servir à l’occasion. Il me fut donc donné carte blanche

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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