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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 07:00

J’entamais le briefing du lundi par un sarcastique « Dimanche, lors de la marche parisienne, toute la classe politique fut impeccable sauf Sarkozy qui fut lamentable. Même la grosse Marine fut plus digne, c’est dire… » Ducourtioux, jamais en reste d’une vanne, rebondissait sur mon propos en ironisant.


-         Le problème de Sarko c’est qu’il est trop petit, on ne voyait que sa grande bringue de Carla…


-         Putain, le nain à talonnettes s’est vraiment surpassé, Bizot surenchérissait. Ouais, môssieur tout président de l’UMP qu’il est refuse de prendre au téléphone le Premier Secrétaire du PS. Même qu’il fait la chochotte outragé auprès de Valls qui lui balance « Alors, tu refuses de prendre Cambadélis au téléphone ? »: « Je ne connais pas Monsieur Cambadélis. Si Hollande veut prendre de la hauteur, il n'a qu'à m'appeler. » Prendre de la hauteur, la France est victime d'une attaque terroriste, et ce nabot en est encore à refuser de parler à quelqu'un qui n'est pas de son niveau. Je rêve !


-         Il n'a pas changé, le monde n’existe qu'au travers du prisme de son égo. Moi, moi, et encore moi. Moi sur le perron avec Hollande, Juppé, Raffarin Fillon, Balladur. Moi sur la photo, avec Hollande, Merkel et les autres… Dal ‘Oglio cite même Raymond Aron « Ils ont oublié que l'Histoire est tragique. » et concède que le pâteux Bruno Roger-Petit a tapé juste lorsqu’il a écrit « à l'heure du rassemblement national et républicain, Nicolas Sarkozy avait brillé par son comportement pour le moins décalé. Personne ne l'oubliera, tel le Don Salluste de la Folie des grandeurs, pour se hisser au premier des grands, chefs d'État de de gouvernement, qui défilaient aux côtés de François Hollande dans les rues de Paris, lors de la Marche républicaine. »


Je rebondissais en demandant à mes équipiers de diffuser la brillante conclusion BRP « Du 6 mai 2012 à aujourd'hui, Nicolas Sarkozy n'a pas travaillé. Il s'est contenté d'attendre le moment de revenir, sans tirer aucune leçon, et pour lui-même, et pour cette France qui a bien changé depuis son départ. Nicolas Sarkozy s'agite, mais il est en vérité, il est immobile. »


Ducourtioux vannait : « Avec un tel concurrent le Juppé n’a pas à se faire des cheveux… »


Je calmais le jeu en demandant à ma petite troupe d’être surtout attentive aux premiers accrocs à la belle façade de l’unité nationale.


Le premier vint, comme de bien entendu, de l’intérieur de la grande maison où, depuis plusieurs semaines, les relations entre le sommet de l'exécutif, et les chefs de nos deux services  de renseignement Patrick Calvar pour la DGSI et Bernard Bajolet pour la DGSE, étaient fort tendus. En  effet, « selon des sources concordantes : les interdictions de procéder à des interceptions de communications à l'intérieur et à l'extérieur du territoire français, édictées par une proche collaboratrice du Premier ministre Manuel Valls, chargée de les autoriser ou de les interdire, après avis consultatif de la CNCIS (Commission nationale consultative des interceptions de sécurité). Selon les cas qui nous ont été rapportés, ces interdictions préalables ont frappé des écoutes sur au moins une ambassade étrangère en France et sur des « cibles » de nationalité française se trouvant en territoire étranger. »


Dimanche dernier, l'ancien directeur de la DCRI, transformée aujourd’hui en DGSI, le préfet Bernard Squarcini, « a lâché le morceau lors de son passage dans l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde. Selon ses propos, confirmés au Point par d'autres sources, les services avaient bien écouté l'un des frères Kouachi, « mais ça ne donnait rien, et ensuite intervient le gros dispositif juridique qui existe en France : le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) vous dit de vous arrêter parce que l'objectif que vous avez demandé dans cette écoute n'apparaît pas ou n'est pas actif. Aux yeux de Squarcini, il s'agit bel et bien d' »une faille du dispositif dans son ensemble ». « Le service de renseignements ne peut travailler qu'avec la boîte à outils qu'on lui fournit. Si vous devez réparer une 403, ça va, si vous devez réparer une BMW, il faut peut-être changer de boîte à outils. En clair, les services auraient demandé à ce que les écoutes qui leur avaient été accordées sur la « cible » Kouachi soient étendues à son entourage. Cette mesure aurait été refusée. Une source connaissant cette affaire explique : « Ils sont extrêmement stricts, limite obtus. Ils autorisent la cible stricto sensu en appliquant les textes à la lettre : pour eux, c'est l'individu qui peut être écouté, pas le clan. Alors qu'on est en guerre ! » Pourtant, les exégètes avaient remarqué que, dans ses rapports d'activité, la CNCIS avait fait évoluer ses textes.


Sans aucun doute tout cela vient du clan du nain, nous archivons l’article de Jean Guisnel du Point link


De même nous fléchons le vieux Philippe Tesson « Du haut de ses 87 ans, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) a éructé en évoquant les incidents signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : «Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !». Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images, en interpellant l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : «C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! » Interrogé par sur l'amalgame qu'il faisait en disant « les musulmans », le polémiste avait alors lancé, provocant : « non, c'est vrai, c'est l'Eglise catholique », puis « c'est les Juifs ». Lorsque l'animateur lui explique qu'il ne peut pas dire « les musulmans », qu'il s'agit de « fanatiques », Philippe Tesson se transforme en parfait sophiste : « Oui, mais les fanatiques se revendiquent de l'Islam, donc ils sont musulmans. » Oui, mais l'inverse n'est pas vrai. »


Mon équipe prend congé pour aller déjeuner au Baratin. Moi je mange sur le pouce en lisant « Chronique d’Hiver » de Paul Auster. Émilie l’a lu aussi, en anglais, alors que moi je le fais dans ma vieille langue maternelle. Je pense à elle. Je pense tout le temps à elle et ma hantise c’est, qu’un jour, je ne puisse plus croiser son regard. Avant elle « combien de coup de foudre et de passions, combien de flammes et de tentatives de conquête, combien de délires et de folles embardées du désir ? Dès le début de ta vie consciente, tu as été un esclave consentant d’Éros » Auster, mieux que moi, décrit mon absolue aptitude à tomber amoureux. Oui «  ce qui comptait c’était la lumière intérieure que tu détectais chez une femme, l’étincelle de singularité, le flamboiement du soi révélé, et cette lumière la rendait belle à tes yeux même si d’autres étaient aveugles à la beauté que tu percevais, et alors tu brûlais d’être avec elle, près d’elle, car la beauté féminine est une chose à laquelle tu n’as jamais pu résister. » Et puis Émilie vint. De suite, dès le premier regard je compris que ma vie, du moins ce qui m’en restait, allait être bouleversée. C’était la femme que j’attendais depuis trente ans. Trop tard !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

patrick axelroud 18/01/2015 10:37


Philippe TESSON ,devenu la caricature de lui même, ou l'illustration parfaite de l'adage : "la vieillesse est un naufrage " D'échec en echec (Le Quotidien de Paris dont il fut le
fondateur ne vécu longtemps que grace aux bénéfices du Quotidien du médecin de son épouse )il s'est malgré tout fait une réputation de journaliste par sa façon de faire "la bouze" comme on dit
aujourd'hui. Tous les animateurs de l'audio visuel savaient qu'avec l'individu on assurait une bonne part de l'audience comme dans un diner de con.(Comme Zemour aujourd'hui) Il faut entendre les
plumes qui ont travaillé pour lui (particulièrement Dominique JAMET- de mémoire) pour percer quelque peu le personnage. Ce n'est que par une polémique toute empreinte d'une totale mauvaise fois
mais dénuée de la moindre trace d'humour qu'il a su conserver une certaine audience mais comme clown raté et non comme chroniqueur de talent.Aujourd'hui ses pauvres trucs tombent à coté de la
plaque...

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