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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 00:09

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Noël c’est la trêve, les enfants d’abord ! Dans sa Saab Émie a mis le cap sur l’Ouest pour aller rejoindre sa famille. Sitôt partie elle me manque déjà alors je me noie dans le travail et il ne manque pas avec le grand retour de notre petit Nicolas l’homme qui, selon son ancien porte-plume Henri Guaino, avait déjà sauvé la « démocratie dans le monde » va de conférences en conférences à 2 balles, payées au prix du caviar, pour se tresser des lauriers que ses compatriotes se refusent obstinément à lui décerner. Pensez-donc, les Français préfèrent le retour de la Ségolène au gouvernement au sien dans la pétaudière de l’UMP. Il aurait pu s’en douter s’il écoutait autre que lui-même. Notre travail porte ses fruit puisque notre enregistrement audio de sa conférence à Séoul le 14 octobre, dont le verbatim intégral vient d’être publié par le site Médiapart, le samedi 20 décembre, nous révèle la stupéfiante nouvelle notre petit Nicolas a été, selon ses dires, à l'origine de la création de l'organisation regroupant les économies les plus puissantes de la planète.


Oui, sachez-le : Nicolas Sarkozy a créé le G20. Celui qui n'était alors qu’un humble aspirant à la succession du petit roquet de Meaux à la tête de l'UMP, invité du World Knowledge Forum, réunissant tous les ans dans la capitale sud-coréenne un parterre de 900 invités qui se croient importants, traitant d’un thème qui lui va comme un gant : « Revigorer l’économie mondiale », au détour d'une question de l'homme d'affaires coréen Chang Dae-whan, a modestement déclaré « Quand j’ai créé le G20, Ban Ki-Moon m’a demandé : « Pourquoi crées-tu une organisation concurrente aux Nations unies ?' Et je lui avais dit que ce n’était pas une concurrence, mais que les Nations unies, avec la règle de l’unanimité, ne pouvaient plus arbitrer les grandes questions du monde. » Il  poursuit son propos en expliquant que « la grande réforme du G20 nécessaire, c’est de passer dela règle de la décision à l’unanimité à la majorité ». Emballement passager dans une enceinte emplie de gens somnolents, certes le G20 a été créé en 1999, « en réponse aux crises financières qui ont frappé les pays émergents à la fin des années 1990 », sous l'impulsion de Paul Martin, alors ministre canadien de l'économie. À l'époque, notre sauveur du monde libre n’était que député des Hauts-de-Seine, maire de Neuilly, ancien ministre d'Édouard Balladur et l’époux de Cécilia. Très honorable CV certes, mais loin de ce leadership mondial dont il rêve  du haut de ses talonnettes. Rendons au césarillon de Neuilly ce qui lui appartient en propre, en 2008, en tant que président de la République et exerçant la présidence tournante de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy a en effet joué un  rôle important dans la transformation du G20 qui, jusqu'alors ne se  réunissait qu’une fois par an, avec pour membres les ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales des pays industrialisés et des pays émergents. C’est pour répondre à la crise économique et financière de 2008, qu’il se transforme en réunions des chefs d'État ou de gouvernement des États membres du G20, à l'initiative de la France et de Nicolas Sarkozy, mais aussi de Gordon Brown, Premier ministre britannique de l'époque.


Notre conférencier pour dames patronnesses s’est aussi épanché sur « la différence entre les pragmatiques et les intellectuels. Parce que les pragmatiques, ils créent des richesses, les intellectuels, ils vous expliquent comment on aurait pu créer plus de richesses » Dans son français de forteresse-volante il bombarde ceux « qui savent vous expliquer comment on aurait pu faire », les économistes par exemple pour mieux mettre en valeur les hommes de sa trempe « qui agissent et prennent des décisions » Pauvre Christine Lagarde et ses gnomes de Bercy, rien que des va-de-la-gueules. Normal, notre génie de Neuilly conclut, en toute simplicité : « Quand vous êtes chef de l’État et qu’il y a une crise, faut prendre des décisions, faut être rapide. Bon, peut-être que parfois, quand on est trop intelligent, c’est un problème. » Notons que c’est le même  qui sous les cris des partisans du mariage pour tous a reculé et capitulé sans condition. Juppé pendant ce temps-là se lisse son crane d’œuf. Les sarkozystes ont beau dire « qu’il sera rattrapé par ses faiblesses congénitales, qu’il n’est pas de la race des chefs de guerre qui savent s’entourer de tueurs prêts à tout ; il n’aurait pas en lui cette soif irrépressible de pouvoir qui permet de supporter la violence et toutes les bassesses du combat politique. » Ils oublient que Juppé est passé par des épreuves lourdes lorsqu’il a été condamné en lieu et place de l’ancien maire de Paris et qu’il a été à la bonne école de la chiraquie. Ce n’est pas un perdreau de l’année. Du côté des dîners en ville nous répandons notre petite musique qui fait un tabac auprès des anciens électeurs de Hollande. Ils osent, d’un ton définitif, affirmer cette surprenante profession de foi : «Moi, ce sera Juppé.» Oui, Alain Juppé, ce chiraquien hautain et cassant que la gauche a si longtemps combattu, l’homme qui confia jadis être poursuivi par «la tentation de Venise». Pas peu fier de son audace hérétique, l’électeur de gauche part du principe que les socialistes n’ont déjà plus aucune chance de se sortir du marasme et que le futur président sera le vainqueur de la «primaire ouverte» qui désignera, dès l’automne 2016, le candidat de la droite et du centre voué à affronter Marine Le Pen au second tour. » Dans l’entourage du Président de la République, on se dit «sidéré» par le nombre de personnes qui se laissent aller à la tentation de Juppé. Du côté Sarko, on se rassure comme on peut en pariant sur la puissance du clivage gauche-droite qui s’imposera et dissipera cette juppémania contre-nature.


Pour nous, hommes de l’opération Chartrons, commence une longue marche nourrie par l’analyse que la popularité hors norme de Juppé auprès des électeurs de gauche tient à ce qu’il est identifié comme étant la seule alternative possible au retour de Sarkozy et que par son positionnement politique, il est le seul à ne pas avoir cédé à la surenchère populiste sur la laïcité, l’Europe ou l’identité nationale. Il est en fait le meilleur rempart à un éventuel deuxième tour Sarkozy-Le Pen. Les analyses classiques tombent au fur et à mesure que la droite dure paraît en mesure de triompher. C’est un fait nouveau qui renforce la détermination et la sérénité du maire de Bordeaux.

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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commentaires

Aredius 28/12/2014 14:55


Ah mais !


Le G20 de Sarko n'est pas le G20 du canadien !


comme le FN de 34 n'est pas celui de 41 qui n'est pas celui de le Pen !


Je me dois de dire aux Sud Coréens qu'ils n'ont pas assisté à un concert de pipeau. Ils ont bien placé leur argent qui va servir à organiser des brain-stormings qui vont sauver la France.  


Clinton, Blair, Sarko :  la ligue des universitaires commence à s'inquiéter. Ces trois s'entendent pour occuper le marché du blablaware de luxe.

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