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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 07:00

Adeline me disait, en apprenant la nouvelle sur son IPhone  « Moi, il me plaisait bien cet Aquilino…


-         Moi pas, un pied tendre qui se prenait pour un pur homme de pouvoir et de réseaux, trop heureux d’être au centre du jeu et de tirer les ficelles. Les hommes pressés sont dangereux…


-         J’adorais ses écharpes… Il les nouait comme toi mon amour…


-         Avoir le goût des belles choses est une chose, avoir les moyens de se les offrir en est une autre jeune fille… surtout lorsqu’on émarge à l’IGAS…


-         Tu es dur !


Je soupirais et enchaînais.


Dur, dur, et plus dure fut la chute de l’étoile montante du palais de l’Elysée, le locataire du grand bureau très convoité qui jouxte celui du chef de l’Etat au premier étage du Château, celui qu’occupait Henri Guaino sous Sarkozy, « Le bureau qui rend fou », en 24 heures chrono sommé d’aller voir ailleurs, exfiltré et lâché par ceux qui lui cirait la veille les pompes. À propos de pompes, un certain Jérôme Béglé, du Point, qui vomit du Hollande matin, midi et soir, se drapait dans une dignité qui nous a bien fait rigoler surtout après avoir entendu le père FOG se marrer en direct sur le sujet à Itélé. Il mitraillait dru, à l’aveugle le Bigleux, pardon le Béglé, il donnait la leçon juste après avoir terminé son déjeuner avec les pontes de l’UMP. Pan sur les pompes lustrées du nègre du Prince. « Mais pour le symbole, l'affaire du cireur de pompes est bien pire ! (...) Si Aquilino Morelle avait pris la peine de réfléchir 15 secondes à l'absurdité de sa mise en scène, il aurait de lui-même compris que faire venir de sa banlieue un cireur de chaussures pour lui demander de veiller sur ses 30 paires - le chiffre est contesté - relevait de l'injure au bon sens, à l'intelligence, et finalement aux Français. Réserver, à intervalles réguliers, un petit salon de l'hôtel de Marigny, une dépendance de l'Élysée, et y convoquer un homme de l'art pour lui demander de lui faire briller ses souliers, y a-t-il un comportement aussi bête et indécent ? »

 

Il n’avait pas tout à fait tort le gars Béglé et on n'allait pas pleurer sur le sort du petit Morelle mais ce qui nous a fait poiler dans la grande maison c’est que la charge vienne d’un journaliste. Cette engeance complice des Grands, en connivence permanente, ne sort son venin que lorsque les prédateurs sont à terre. Le petit moustachu Edwy de Médiapart doit lui aussi se gondoler vu que, comme d’habitude, l’affaire lui est tombée toute rôtie dans le bec. Putain que c’est bon le journalisme d’investigation ! La chute de Béglé était un monument d’enflure, affection très fréquente chez les éditorialistes parisiens, à proposer dans les écoles de journalisme « Dans un livre d'histoire, cette scène pourrait justifier que les sujets du roi de France se révoltent contre leur souverain et viennent à Versailles pour le menacer sous ses fenêtres... Mais nous sommes en 2014 dans une République exemplaire ! »


Sortez les piques !


Pauvre Aquilino, « Patriote, républicain et socialiste, dans l’ordre », disait-il, un vrai méritocrate. Pierre-Alain Furbury l’écrit dans les Echos « Né à Paris, il y a 51 ans, dans une modeste famille d’immigrés espagnols, d’un père affuteur chez Citroën à Nanterre et d’une mère femme au foyer qui parlait à peine le français et s’occupait de ses sept enfants, Aquilino Morelle n’était aucunement prédestiné à occuper un poste clef à l’Elysée. Si ce n’est une intelligence supérieure à la moyenne qui lui a permis d’enchaîner les diplômes : baccalauréat, médecine puis, redoutant d’étouffer s’il passe sa vie dans un cabinet médical, Sciences po et l’ENA. Autant d’acclimatations à un monde dont il ignorait tous les codes. Entré en 2ème position, il n’était toutefois sorti « que » 26ème de la promotion Condorcet après une année compliquée, sur fond de séparation avec sa première femme. »


-         Tu vois Adeline tous nous avons des failles, des zones d’ombre, une part de nous-même pas très reluisante… Jeter la pierre à Morelle, le lapider, comme le font ses semblables est minable. S’il n’était pas le conseiller du Prince, celui qui s’était drapé dans sa cape de chevalier blanc pour pourfendre Servier et son Médiator, le petit peuple le trouverait astucieux de s’être fait du blé au quasi-black. Le problème de ces gamins aux dents longues c’est qu’ils aiment trop leur image… ils vivent dans une forme d’irréalité… sans prise sur la réalité. Regarde ce gros con de Balkany, qui traine tellement de casseroles à son cul qu’il réveille les chats la nuit, il est tel qu’en lui-même et  se fait réélire triomphalement à Levallois.


-         Tu es cynique…


-         Non ma belle, j’ai pataugé dans le marigot politique, qui, crois-moi, n’est pas le pire…


-         Pas très reluisant tout ça !


-         C’est la vie ma belle…


-         Emmène-moi danser !


-         Tu danses toi ?


-         Non mais j’ai envie de m’envoyer en l’air…


-         Vaste et  beau programme !


-         La défonce…


-         Ce n’est plus de mon âge…


-         À d’autres !


-         « L’homme est de feu, la femme d’étoupe, le diable arrive et souffle… »

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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