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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 07:00

Décomposition, Bayrou trouvait dimanche soir le mot juste pour qualifier l’état du paysage politique de la France, que des perdants face à celle qui est du « même niveau que Nadine Morano ou Rachida Dati… » celle qui « écrit en phonétique », celle dont les devoirs étaient dramatique »… dixit Jean-Claude Martinez ex-FN, ex-professeur de droit de la nouvelle Jeanne d’Arc du Pas-de-Calais, en plus grasse, plus vulgaire, plus violente, elle qui « ne porte pas la grandeur en elle » toujours selon ce bon Jean-Claude. Donc dimanche, comme prévu, la grosse branlée pour presque tout le monde : le Mélanchon larmoyant qui ne ramassait pas la mise de son Hollande bashing,  ne parlons pas des cocos y ne savent plus où ils habitent, quant aux  khmers verts à poil sans le père Dany seul le José Bové recentré sauvait les meubles, ne parlons pas l’UMP de Copé quasi-coulée prête à imploser sous la déflagration Bygmalion, tout au fond du trou les socialos en si basses eaux qu’ils ne pouvaient même plus couler, restait le Bayrou lesté de l’abruti de Morin mais avec l’héritage Borloo qui lui sortait la tête au-dessus du niveau, la grande satisfaction c’était la déroute de l’excitée du bénitier la mère Boutin, comme celle de miss je mange à tous les râteliers Corinne Lepage, ne parlons pas par charité chrétienne du facteur Besancenot, bref on se console comme on peut ces soir-là.


Ma chérie d’amour le lendemain me charriait gentiment :


-         T’aurais dû  rester à l’UMP ! Comme aux Galeries farfouillettes y s’y passent toujours quelque chose…


-         Affreux, sales et méchants, c’est petits meurtres entre amis. Ils s’adorent !


Même les bloqués du col du très sérieux Les Échos, propriété du pisse-froid Bernard Arnault, font des gorges chaudes :


« Personne n'y était, mais tout le monde sait ce qu'il s'y est passé. Les pièces du puzzle de la réunion du bureau politique de l'UMP ayant mené à la démission de Jean-François Copé, et à celle de toute la direction du parti, se mettent peu à peu en place. Un scénario qui n'est pas sans rappeler celui du «Crime de l'Orient Express» d'Agatha Christie où le détective découvre que chaque passager du train a porté un coup de couteau à la victime...

Entre alors en scène le farouche rival de Jean-François Copé, François Fillon. L’ex Premier ministre met les formes pour porter son attaque. Un long discours, finement travaillé, dont le langage châtié n'enlève rien à la violence. Il y évoque la responsabilité collective dans le «funeste résultat» des élections européennes, la tromperie subie par les militants et «l'honneur de la famille politique». Un discours posté sur son blog pendant la tenue de la réunion, pour que le propos puisse être consulté et relayé à l’extérieur. Une arme de communication bien pensée, bien maîtrisée. Un règlement de compte de haut niveau.

Après avoir précisé à Jean-François Copé qu'il doit prendre ses responsabilités en démissionnant, François Fillon met alors sa propre démission dans la balance. Un «all-in» politique avec lequel il va ramasser la mise deux heures plus tard en accédant à la présidence par intérim aux côtés de deux anciens Premier ministres du parti, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. «Les sages» comme l'ont rappelé plusieurs membres du bureau politique une fois cette décision prise.

 

Mais voilà, Jean-François Copé n’est pas vraiment d’accord. « Je ne quitterai pas la tête de l’UMP » lance-t-il en pleine réunion. Une ligne de défense face à laquelle les barons de l'UMP vont travailler au forceps pour obtenir la démission tant souhaitée. Bernard Debré, député filloniste, parlera même d’une UMP « en salle d’opération », tant l’intervention s’avère délicate. « Tu ne peux pas rester président, c’est une question de survie » aurait ainsi lancé Xavier Bertrand.


La résistance de Jean-François Copé lui a même valu un brutal « Barre-toi ! » du député Dominique Dord. « Pas dans un sens accusateur », précisera plus tard le député de Savoie, qui confirme avoir bien utilisé ces mots. Filloniste, il avait démissionné de son poste de trésorier de l’UMP après l’élection contestée de Jean-François Copé. François Baroin aurait, à son tour, enfoncé le clou face à Jean-François Copé en lançant « nous ne nous serrerons plus la main ».


Ces assauts répétés auront finalement raison du président de l’UMP. Il est presque 11h. Après plus de deux heures de bras de fer, Jean-François Copé accepte de quitter la présidence du parti le 15 juin, entraînant avec lui la démission de l’ensemble de la direction de l’UMP. Un soulagement s’installe. Bernard Debré souffle. Pour le député, Jean-François Copé « plombait » l’UMP. « Il nous mettait dans une situation invivable ». Nadine Morano, soutien du président tout juste débarqué, se dit pour sa part « triste ».


La prime de l’exécration revint sans contestation à la douce « longueurs et pointes » notre NKM qu’on ne voit même plus dans notre bon XIVe «On ne te croit pas. Tu as servi tes amis, ça se retourne contre toi!», et de commenter avec sa fraîcheur hypocrite habituelle « C'est vrai que c'était une ambiance très délétère (au bureau politique) (...) mais c'est la situation qui l'est. » La battue en profitait aussi pour tacler le très catholique Charles Beigbeder, qui lui a fait beaucoup de mal, « actionnaires des sociétés de cette nébuleuse et possible bénéficiaire de cette affaire. Ces gens-là, de notoriété publique, n'étaient pas mes amis, m'ont combattue et depuis longtemps » de toute façon les réjouissances commencent, les flics et les juges sont dans la place, on peut leur faire confiance ils ne vont pas lâcher le nonos de sitôt.  


Alors décomposition, oui mais c’est la loi de la vie, le corps politique n’y échappe pas, l’irruption des héritiers de Pétain va accélérer le processus mais, rassurez-vous, ils ne nous feront pas passer par la case prise de pouvoir, bien au contraire ils vont jouer les catalyseurs d’un renouveau. Je rêve ? Non, les Français, le peuple que les éditorialistes  nous servent à toutes les sauces va, non pas se ressaisir, mais tout bêtement, lorsque les enjeux  sont lourds, se réfugier dans les bras d’un sauveur dispensateur de belles promesses. Si nous n’avions pas généré ainsi une offre politique aussi misérable, aussi minable, aussi lamentable, par paresse, conservatisme, défense de nos droits acquis, au soir du triomphe en trompe l’œil d’un ramassis de clampins un homme ou une femme se serait levé et élevé au-dessus de la mêlée pour nous remettre à notre place, nous demander de cesser de geindre, de pleurnicher, de vouer l’Europe aux gémonies et dire tout bêtement à notre voisine allemande, nous ne quitterons pas l’Union mais simplement la table en attendant que l’on entende une autre voix que celle des boutiquiers. Ça s’appelle faire de la politique de la chaise vide. C’est gaullien… et de Gaulle n’a jamais eu de goût pour le petit sous-lieutenant « aux mains sales » de l’Algérie Française ni d’ailleurs pour les Lacoste et consorts dont un certain Guy Mollet…

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
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