Dimanche 12 août 2012 7 12 /08 /Août /2012 00:09

Je signale aux nouveaux entrants sur cette page que, ce qui suis, est pure fiction, un petit roman en ligne commencé depuis l'origine de ce blog et publié le dimanche. Il ne s'agit pas d'une autobiographie et le héros s'exprime en son propre nom. Merci de ne pas en faire un autre usage.

En plein mois d’août, je biche, car ma « pouliche », on dit bien son poulain alors j’ose, qui brigue la présidence de mon nouveau parti, rue dans les brancards, elle prend même le mors aux dents l’altière NKM pour dénoncer les réactions «méprisantes» des socialistes à l’encontre du scotché à son Smartphone, le cycliste du Cap Nègre qui s’emmerde comme un rat mort chez sa belle-mère. J’adore lorsqu’elle s’en prend à Lolo Fabius et à la mère Aubry car je pense à son cher mari, ce cher Jean-Pierre Philippe, l’amorti de service, qui a roulé tout un temps dans l’écurie du sémillant Laurent. C’est du taillé à la serpe avec des échardes : « Pour Nicolas Sarkozy, il faut agir. Pour François Hollande, il suffit de faire semblant», affirme-t-elle. C’est beau comme de la surenchère d’amour pour son ex-dieu vivant. Après, en bonne polytechnicienne, elle y va à la truelle, j’oserais même écrire à la galoche «Quand des massacres étaient en cours ou menaçaient, comme en Géorgie, Nicolas Sarkozy n’attendait pas la fin des congés payés pour intervenir», torche-t-elle, en en remettant une couche épaisse «le gouvernement de François Hollande renvoie aux réunions inscrites à l’agenda, et à une tournée de Laurent Fabius la semaine prochaine dans la région». Pourquoi seulement la semaine prochaine ? Les vacances priment elles ?», s’interroge-t-elle. «En France, des commissions, à l'étranger, des réunions, et nulle part, des résultats». Trop de mots Nathalie ça nuit à la crédibilité, si j’osais je suggèrerais que notre Nicolas, shérif du monde libre, soit nommé en lieu et place de Koffi Annam en Syrie vu les bons rapports qu’il entretenait avec le boucher de Damas et maintenant les opposants. Bien sûr, je ferme mon clapet car je ne suis pas sûr que mon humour soit très prisé à l’UMP. L’auvergnat, qu’à la gueule des aryens épris de boisson, joue aussi les matamores de salon : «avec Nicolas Sarkozy, il y avait une action forte, action forte en Libye, action forte en Côte d’ivoire, action forte en Géorgie, il y avait une action permanente qui était impulsée, la France était en pointe. Et aujourd’hui la France a disparu».


« On peut légitimement se demander si, en regrettant que la nouvelle majorité n'intervienne pas en Syrie, Nicolas Sarkozy se soucie prioritairement du sort des Syriens bombardés dans Alep et ailleurs ou s'il veut mettre dans l'embarras son successeur et sortir d'un silence qui commence à lui peser. Sans même polémiquer sur le fait qu'il soit étrange pour un tout récent ex-chef d'État de faire savoir qu'il a appelé au téléphone le responsable de l'opposition d'un pays en guerre, il faut rappeler que la Syrie n'est pas la Libye. Sur aucun plan. » ce que je viens de lire n’émane pas d’un défenseur de notre PNR, accusé de se dorer la pilule au fort de Brégançon par les séides de son ancien parti, mais d’une journaliste de l’hebdomadaire le Point, Mireille Duteil. Très justement elle pointe la premier obstacle, bien connu des va-t-en-guerre puisqu’il existait déjà lorsqu’ils étaient au manettes avec le petit Nicolas : la menace du veto Russe et Chinois au Conseil de Sécurité. Une broutille auxquels s’ajoutent des détails sans importance : la taille de la Syrie : 22 millions d’habitants, une mosaïque de communautés et de religions, la crainte d’une partie des Syriens de voir les Frères Musulmans prendre le pouvoir,, la position géographique du pays qui font de ce conflit une sorte de guerre froide « soft » sur le dos de la population. Les Iraniens ont rassemblé 29 pays à Téhéran, ce 9 août, pour appeler à l'ouverture d'un dialogue national en Syrie. « Ni la Russie ni l'Iran ne laisseront tomber la Syrie de Bachar el-Assad. Ils ont trop à perdre, surtout l'Iran. Sans Damas, Téhéran n'a plus de pays alliés dans la région et sera coupé du seul mouvement dont il est proche, le Hezbollah libanais. »


Si j’étais blagueur je ferais passer un petit mot à JPP du style « Tempère les ardeurs de ton épouse car si elle veut rester crédible ce genre de dérapage incontrôlé laisse des traces… » mais comme je ne vais pas brûler des cartouches que je n’ai pas en ramenant ma fraise sur la Syrie je juge plus sage de m’abstenir. Pendant que je butinais le Point tombait dans ma boîte mail une info que me communiquaient mes amis corses « Pierre MOSCOVICI : visite et inauguration de la coopérative oléicole de Balagne (Haute-Corse) - Le Mercredi 8 Août 2012 à 17h00 - Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances a accepté l’invitation de René COLOMBANI, président de la coopérative oléicole de Balagne (Haute-Corse)

Le Ministre va inaugurer le mercredi 8 aout 2012 à 17h00 la rénovation de la coopérative oléicole de la Balagne, située dans la Zone artisanale de la Commune de Corbara, en présence du Député de la Haute- Corse et Président exécutif de Corse, Paul GIACOBBI, du Président de l’assemblée de Corse, Dominique BUCCHINI, du Président du Conseil général de la Haute-Corse, Joseph CASTELLI, du Maire de Corbara, Paul LIONS et du Président de la Chambre régionale d’agriculture, Jean-Marc VENTURI. Cette coopérative produit environ 50% de l’huile d’olives produite en corse sous le label européen A.O.P (appellation d’origine protégée) et est le gros metteur en marché d’huile d’olives de Corse.


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Déroulement de l’inauguration :


17h15 : Discours du Président de la coopérative (René COLOMBANI)

17h30 : Discours du Maire de la commune de Corbara (Paul LIONS)

17h45 : Discours du Député et Président de l’exécutif de Corse (Paul GIACOBBI)

18h00 : Discours de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances

Puis visite des nouvelles installations.


J’y serais bien allé en compagnie de ma belle amie mais, comme dans l’île tout se sait, mes nouveaux alliés de l’UMP  en seraient vite informés par leurs réseaux corses. La prudence me conseillait donc de m’abstenir mais pour ne pas froisser mes amis corses, toujours aussi sourcilleux, je prétextais un déplacement programmé à Londres pour les Jeux Olympiques.  

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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