Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 00:09

Je signale aux nouveaux entrants sur cette page que, ce qui suis, est pure fiction, un petit roman en ligne commencé depuis l'origine de ce blog et publié le dimanche. Il ne s'agit pas d'une autobiographie et le héros s'exprime en son propre nom. Merci de ne pas en faire un autre usage.

Même si cette semaine mes problèmes de chauffage m’accaparent, en effet trouver un artisan compétent dans le grand Paris relève de la recherche du mec qui braille qu’il faut travailler plus pour gagner plus mais qui se place sur la longue liste des abonnés absents. Tu seras plombier mon fils ! Mais où sont passés les plombiers Polonais ? Rires dans la salle avec un bis pour les 10 années d’effondrement, sûr et lent, de ce putain de pays, dont 5 sous les talonnettes d’un agité qui proclamait, chaque jour que Dieu faisait, qu’il allait nous le dépoussiérer. Maintenant il nous fait des conférences avec gros chèques dans des hôtels « borgnes » pour vieux putes de luxe afin d’arrondir ses fins de mois, ferait mieux de dire à sa progéniture, son Jean, de se reconvertir dans les tuyaux plutôt que de continuer à nous gonfler avec l’héritage d’un nom dont on n’a plus rien à cirer. Les nouveaux venus ne brillent pas par leur sens de la décision mais le cocker triste, serviteur muet du Grand Vizir, et le roquet de Meaux, vendeur de pains au chocolat pour petits blancs, feraient mieux d’assumer leur couille-mollisme plutôt que d’aboyer et de mordre les petits jarrets des nouvelles excellences. J’en ai plein le cul et moi aussi j’ai envie de demander des comptes aux chefs de mon nouveau parti. Qu’avez-vous fait de notre pays ? Vous n’avez pas osé affronter le rue, vous avez biaisé, voilà t’y pas que l’ex sarthois replié sur le VIIe arrondissement de Paris, ex-syndic de faillite du pays, nous déclare urbi et orbi qu’il supprimera les 35 heures. Mais t’étais où mon gars pendant 5 ans ? T’étais jardinier à l’Hôtel de Matignon et tu sarclais les plates-bandes avec la Pécresse en dame patronnesse chargée de confectionner les bouquets pour les réceptions. Fallait y aller les pomponnés, la crise ne vous exonère pas de tout les loulous. Je m’échauffe mais comment gouverner ce pays poussif avec une engeance aussi molle et sans colonne vertébrale. Je vais ramener ma fraise salement à la prochaine réunion de militants de l’UMP ça va les décoiffer cette bande d’amortis.


Mardi je déjeune excellemment tout en me caillant les burnes dans mon appartement. Tout le même est enrhumé sauf Jasmine qui n’est plus jamais là. Donc en rentrant du restau, même si l’annonce était attendue, la nouvelle est tombée comme la foudre au milieu du petit peuple des militants de l’UMP tout occupé à s’entredéchirer dans l’attente de savoir qui il portera sur le pavois : Jean Sarkozy annonce son soutien à Jean-François Copé. Les mauvais esprits rappellent à l’envi que le petit Jean, simple écuyer, après s’être illustré sur les terres froides de l’EPAD de la Défense, et bouffé son chapeau, avoir soutenu, comme la corde un pendu, David Martinon, chargé de défendre le fief paternel de Neuilly. Et ce, « jusqu’à la mort ». Ce faisant, il respecta ses engagements puisqu’il resta lié, en effet, à Martinon jusqu’à la mise à mort politique de ce dernier. Le juriste en devenir a signé finalement signé lundi ce texte. Il y est dit notamment que «Jean-François a toutes les qualités humaines pour diriger l'UMP. C'est un militant parmi les militants (…), un organisateur hors pair qui a su mobiliser l'UMP comme jamais pour faire de la campagne de Nicolas Sarkozy une très grande réussite populaire ». Les signes avant-coureurs du prince Jean  ne laissaient planer aucun, en son fief de Neuilly il avait organisé un débat l’honneur du roquet de Meaux qui, le cœur gonflé  de reconnaissance, s’était enthousiasmé : « Je remercie chaleureusement Jean Sarkozy pour son soutien qui me touche tout particulièrement ». Pour ceux qui, comme moi, connaissent le parti, ce ralliement c’est celui de la fédération UMP des Hauts-de-Seine qui est, après Paris, la deuxième de France avec ses quinze mille adhérents. La Cour du souverain déchu se presse, se serre les coudes avec le ralliement d’Henri Guaino, de Patrick Buisson, de Brice Hortefeux et autres Dati et Morano, c’est bien le premier cercle, à l’exception du factotum Claude Guéant, qui roule désormais pour le tenant de la droite décomplexée. Pauvre et imprudent Baroin qui a tenus des propos qui ont irrités le Roi déchu : « Je pense profondément qu’il [Nicolas Sarkozy] n’a pas tellement intérêt à se mêler de cette affaire. Pour lui, parce qu’il a fait une sortie politique remarquable qui nous a permis d'avoir des résultats honorables aux législatives. Dans l’hypothèse où il souhaite revenir, je pense que ce n’est pas de son intérêt de se mêler de cette affaire ».



Mais dans mon nouveau grand parti chaque jour qui passe amène son lot de grand n’importe quoi. En effet, jusqu’ici le cocker triste et le roquet de Meaux draguaient avec plus ou moins de constance et d’acharnement l’héritage de l’agité ce pour le plus grand plaisir des nostalgiques de l’UMP pure et dure. Et puis, vendredi, les deux rivaux se sont rués sur l’ombre tutélaire du Général. À l'occasion du 42e anniversaire de sa mort Copé s’est ainsi rendu sur sa tombe, à Colombey-les-deux-Eglises, accompagné du local de la Haute-Marne, dit le veuf joyeux, afin d’y déposer une gerbe. Le député-maire de Meaux a ensuite tenu une réunion militante dans la salle des fêtes communale, avant de clore sa visite par un détour au mémorial Charles de Gaulle. Pour faire bon poids le roquet à Twitter @jf_cope J'ai rendu hommage au Général de Gaulle avec Luc Chatel et Roger Karoutchi. pic.twitter.com/ntlDusZJ. On n’arrête pas le progrès dans l’indécence ! Quant à la loose de Sablé, qui n’a pu se déplacer à Colombey en raison d’un calcul au rein, il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : 19 tweets envoyés en rafale ! Dont une suite qui ressemble à s’y méprendre à une anaphore à la PNR.


@FrancoisFillon Aujourd’hui, le gaullisme appartient à tous les Français, mais il s’incarne dans l’une des sensibilités majeures de l’UMP.

 

@FrancoisFillon Etre gaulliste, ce n’est pas adhérer à une idéologie mais se battre pour des idéaux.

 

@FrancoisFillon Être gaulliste, c’est placer l’intérêt de la France au-dessus de toutes les doctrines

 

@FrancoisFillon Etre gaulliste, c’est rassembler notre peuple en tirant vers le haut le meilleur de son âme et non en flattant ses sombres penchants.

 

@FrancoisFillon Etre gaulliste, c’est vouloir servir son pays et pas tout attendre de lui

 

@FrancoisFillon Etre gaulliste, c’est comprendre qu’il n’y a pas de redressement collectif sans engagement individuel.

 

@FrancoisFillon Etre gaulliste, c’est être un militant de la France !

 

Chaud bouillant de rage sur son grabat du Val de Grâce le père François et pendant ce temps-là la petite frappe Florian Philippot, a été premier membre du Front national à oser venir se recueillir sur la tombe du général de Gaulle. « J'étais gaulliste moi-même avant le Front national, je le suis au Front national et je le serai demain, quoiqu’il arrive. J'ai même un portrait du général de Gaulle dans mon bureau » Quand atteindra-t-on le fond de l’ignominie ?

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Roman
commenter cet article

commentaires

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents