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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 14:00

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Aujourd’hui est jour de fin du monde nous serine-t-on depuis quelque temps alors en profiter pour aborder son âge, surtout lorsqu’il atteint un certain poids : « le poids des ans », m’a semblé être un beau pied-de-nez à tous ceux, de plus en plus nombreux, qui ont une peur panique de vieillir. Pour eux c’est la lutte finale, une lutte à mort si je puis m’exprimer ainsi. À tout prix il faut faire jeune, l’apparence prime, le physique, les artifices, la photo Photoshop, alors que l’important est de rester jeune dans sa tête.


Aujourd’hui donc, si nous passons tous à la trappe, nous serons tous logés à la même enseigne et cette chronique jetée sur la Toile n’aura pas un seul lecteur. Triste perspective sauf qu’à cet instant vous êtes en train de la lire et je me dois donc de revenir au sujet de celle-ci : l’âge, le mien, le vôtre… Oui, j’assume mon titre « Ce qui me gêne ce n’est pas mon âge, mais l’âge des gens qui ont mon  âge » qui est une citation de Roger Ferdinand, un auteur de théâtre de boulevard qui eut son heure de gloire à la télé avec l’émission-culte « Au théâtre ce soir »


La grande crainte des jeunes et des encore jeunes, ceux qui vont continuer d’être actifs, bosser, cotiser, c’est qu’ils vont devoir supporter le poids de nos retraites, de nos crédits, de notre dépendance, de notre prise en charge médicalisée. Triste perspective j’en conviens. À leur âge ça ne faisait absolument pas partie de mes préoccupations. Inconscience sans doute, mais pas seulement qu’impéritie, nourrir des angoisses pour sa retraite à 20 ans c’était pour nous être déjà vieux dans sa tête.  


Les grands équilibres des régimes sociaux, le fameux trou de la Sécurité Sociale et la fuite en avant des régimes de retraites sont des réalités « physiques et monnayables » que nous devrons  affronter. De la pure mécanique comptable et financière que la réforme de 2010 relevant progressivement l'âge minimum légal à 62 ans pour effacer le déficit des régimes de retraite à l'horizon 2018 a tout juste enclenchée. En effet, selon les prévisions cet objectif ne sera pas atteint, notamment en raison du « contexte macroéconomique dégradé ». Miss Parisot, plaide déjà pour un nouvel allongement de l'âge de départ à la retraite à 63 ans. A l'horizon 2020, le Cor prévoit un déficit compris entre 20,8 milliards et 24,9 milliards d'euros, en fonction des scénarios économiques. Le système de retraite pourrait toutefois revenir à l'équilibre à l'horizon 2040 si le taux de chômage descendait à 4,5% et si le taux de productivité progressait dans le même temps de 2% par an.


Chantier difficile, certes, mais pas insurmontable : il faudra, que nous le voulions ou non, faire de sérieux efforts les uns et les autres. Bien plus préoccupant me semble être « l’effet vieux » sur l’ensemble de la population, frilosité, conservatisme, crainte de la prise de risques, la rente, la défense des droits acquis, la montée des peurs. Bien évidemment il ne faut pas tomber dans le travers de massifier les « vieux » en une catégorie homogène, les CSP d’origine, le lieu de vie… etc. clivent et différencient. La solidarité familiale intergénérationnelle perdure, le mouvement associatif reste vivace même si le bénévolat semble marquer le pas, tout ne part pas en quenouille mais l’égoïsme est sur le marché des relations humaines « une valeur en hausse ». Ne touchez pas à mon 4x4 même si je ne m’en sers que pour aller promener le chien !


Ces vieux-là ne m’intéressent pas !


En ce moment nous nous étripons à propos du départ de Gérard Depardieu né le 27 décembre 1948, à Châteauroux Indre, qui est un immense acteur, alors que moi qui suis aussi de 1948, né le 12 juillet à la Mothe-Achard Vendée, je ne suis presque rien ou pas grand-chose. Plutôt que d’entrer dans la mêlée, permettez-moi de citer Charles Baudelaire :


« La plupart des artistes sont, il faut bien le dire, des brutes très adroites, de pures manœuvres, des intelligences de village, des cervelles de hameau. »

 

De tous les évènements inattendus, le plus c'est la vieillesse - Léon Trotsky

 

La mort ne m'aura pas vivant - Jean Cocteau

 

En fait l'important ne serait pas de réussir sa vie, mais de rater sa mort - Jean Yanne

 

Je voudrais mourir jeune le plus tard possible - Marcel Prévost

 

Crevez gros, crevez maigre ? La différence est pour les porteurs - Francis Blanche

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