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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:04

Où ai-je déniché cette perle ? Bien évidemment je ne vais pas vous le révéler d’emblée, ce serait gâcher l’ambiance. Ce Merlot est produit par Dynasty, l’un des trois grands producteurs de vin de Chine qui, pour suivre la ruée des nouveaux riches vers les GCC français, le propose dans un emballage très je pète plus haut que mon cul : boîte recouverte de daim qui contient une boîte en liège qui renferme un sac noir avec des décorations dorées et un roulant portant la signature du Président du CA, en anglais et en chinois, « qu’avec les 586$ que vous venez de dépenser, vous avez acheté un miracle ».

 

I have a dream : les grands quotidiens français consacraient des articles de fond sur le vin – pas leurs éternels marronniers : vendanges, foire aux vins, beaujolais nouveau... – comme on peut en trouver chez leurs petits copains étrangers. Je sais que ça fait Vieux Con mais j’ai connu le temps où le grand journal du soir de référence Le Monde nous proposait sous la signature de vrais journalistes spécialisés : de Virieu, puis Doutrelant, des articles de fond sur le devenir de l’agriculture, et bien évidemment de la viticulture. Ce beau et bon temps est terminé, nous vivons sous le règne de soi-disant généralistes qui traitent de tout et de rien, souvent sur la base d’une rapide collecte d’informations auprès de ceux qui leur paraissent être représentatifs du secteur : donc beaucoup de citations, de guillemets, pas beaucoup d’enquête. Plus d’argent pour ça, ces questions n’intéressent pas le lectorat, et aussi les annonceurs sans doute ! Et pourtant, lorsqu’on lit comme moi Le Courrier International, j’y retrouve les grands de la presse mondiale : The Wall Street Journal, El Pais, The New York Times et South China Morning Post (Hong Kong) sur notre sujet favori : le vin.  photo-CI-chine.jpg

Ainsi, le N°1087 du Courrier International de septembre affiche sur sa première page en titre : Spécial vins : Ces surprenants crus d’Asie et ce sont de belles signatures des journaux précités qui se collent au sujet. Pas de vagues sous-traitants qui débitent du Spécial Vins au mètre, non des journalistes qui nous informent en allant enquêter dans les pays concernés :

- Chine : Une future superpuissance vinicole The Wall Street Journal Stan Sesser et Dégustations : Quelques bonnes surprises

- Japon : Koshu : le cépage qui monte El Pais Madrid Andrès S. Braun

- Thaïlande : Bientôt de grands blancs South China Morning Post (Hong Kong) Clive Graham Granger

- Indonésie: Bali, le pari impossible The New York Times Peter Gilling

 

Si vous vous intéressez à la vaste planète du vin je vous invite à faire l’acquisition de ce numéro, ça vous coûtera moins cher que d’aller à Shangai pour la Wine Future écouter pérorer de soi-disant experts (900 ou 1800€ le pack d’inscription, non compris le prix du billet d’avion et l’hébergement).

 

Pour vous allécher je vous offre quelques extraits.

 

« Les données sur la production de vin en Chine sont aussi opaques que l’origine du liquide mis en bouteille. »

« La Chine c’est le Far-West de la viticulture, il n’y a pas de règles. On peut prendre n’importe quoi, l’importer de n’importe où et rebaptiser ça « vin chinois »

Lisa Perrotti-Brown

« A en juger par ce qui se passe dans le magasin Shanghai First Food Store, la culture œnologique n’augmente pas aussi vite que les prix. Mon interprète a demandé pourquoi ce cabernet Great Wall à 72$ différait de cet autre à 7$. Dans la bouteille la plus chère « le liquide est plus épais. », a-t-elle répondu.

 

Question posée à M. He patron de Dynasty (dans laquelle Rémy-Martin à une participation) : pourquoi le millésime n’est pas indiqué sur l’étiquette du fameux Merlot à 586$ ?

 

Réponse étonnante : pour éviter d’avoir à imprimer de nouvelles étiquettes et M. He de préciser que « quand le marché chinois sera plus mature, nous ferons figurer le millésime, les cépages et les techniques de vinification sur l’étiquette. »

 

À propos du Koshu japonais « La première chose qui frappe dans le koshu c’est sa couleur grisée, quasi transparente. Il laisse sur le palais des notes de fruits frais, de poire ou d’agrumes, comme le yuzu (sorte de cédrat japonais. »

 

En Thaïlande c’est le roi Bhumibol Adulyadej qui a introduit la culture il y a trente ans « convaincu qu’il s’agissait là du meilleur moyen de sevrer ses sujets du whisky. »

Défi relevé par un magnat du bâtiment, grand œnophile et en 1991 débutait la commercialisation du château-de-loei.

 

Lisa Perrotti-Brown critique pour le guide Parker, pour le millésime 2009 a attribué « la note de 86 sur 100 au Mansoon Valley un colombard, de 85 au shiraz rosé et de 82 au chenin blan colombard »

Jancis Robison « L’Espagne et la Thaïlande sont aujourd’hui les deux pays à suivre de près : « Les progrès qu’ils ont accomplis ces dernières années montrent qu’ils joueront bientôt dans la cour des grands. »

 

Le vignoble de Bali est l’un des vignobles le plus proche de l’équateur. L’œnologue français e Vincent Desplat y a choisi un cépage local le probollingo biru et de l’alphonse lavallée français et d’un muscat le belgia (raisins de table). Le domaine est modeste : 14,5 ha.

 

L'auteur de la perle est M. He Rungun DrGal de Dynasty pour l'est de la Chine (merci Antonin)incongruité très chinoise car notre Lafite national est a dominante cabernet-sauvignon !

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Antonin 08/09/2011 10:38



Qui est l'auteur de la perle alors ?! M. He ? Oh, faut pas nous faire rêver et nous réveiller ensuite



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