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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 00:09

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Je vous le concède la chanson de Fernandel : Félicie aussi n’est ni un modèle de finesse, ni de bon goût, les féministes puiseront dans ses paroles de quoi alimenter leurs argumentaires, mais que voulez-vous je ne puis me départir à son égard d’une réelle indulgence car  elle fleure bon ce qu’était le music-hall des années d’avant-guerre où le populo, le fameux peuple dont certains se gargarisent sans jamais vraiment le fréquenter, venait se distraire, s’amuser. Plaisir simple, comme la guinguette, la java et l’anisette… on mettait ses habits du dimanche… on se pomponnait… on dansait… on se fréquentait… on oubliait les dures et longues journées de travail. Loin de moi de regretter ou de peindre en rose ce temps mais plutôt  un simple rappel à celles et ceux qui, prétextant la difficulté du temps, passent par pertes&profits la diminution du temps de travail, les congés-payés et la sécurité sociale. La société a changé, le tertiaire des bureaucrates a pris le pas sur les cols bleus et les paysans, mais il n’empêche qu’il ne faut pas oublier ce temps où les gens de peu n’étaient, après tout ce que sont les ouvrières et les ouvriers des pays émergeants : de la main d’œuvre corvéable à merci venant du fin fond des campagnes et bien contente de toucher un  salaire.  De nos jours que vaut la valeur travail d’un produit lorsqu’elle ne représente qu’une infime partie de son prix ?  Pas grand-chose aux yeux de ceux qui se goinfrent de la différence. Travail forcé, horaires démentiels, travail des enfants, est-ce là notre nouvel horizon, celui que nous allons proposer à nos enfants ?

   
Je reviens à Fernandel avec une chanson plus consensuelle : Le Tango Corse.

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 27/02/2012 19:17


Denis, nous nous découvrons petit à petit et sommes sans doute plus proches encore que tu ne le crois. En dépit des idées reçues,
l’anarcho-syndicalisme, le mouvement libertaire et l’extrême gauche NON-dogmatique (Léon est une blague, tout le monde l’a compris) dont je me réclame ont beaucoup de points de congruence. Et
surtout, il faut essayer de « faire sauter les cases/cages ».


Tu seras heureux d’apprendre que mon cabas portait une étiquette plastifiée avec la devise : « le résignation est un suicide
au quotidien », qui doit quand même être un slogan « à vous », non ? Dans la sphère privée tu as raison de laisser prendre à chacun ses responsabilités autour de toi, avec
obligation de les assumer. Dans la vie publique, on ne peut pas se passer des « institutions » (sauf si une vraie révolution intervient, bien sûr).


Il est probable que la vue politique du taulier est beaucoup plus volontariste que la mienne, beaucoup plus productiviste, beaucoup
plus institutionnalisée – normal vu ses fonctions, passées et autres – mais il a raison d’essayer de passer par ce qui existe, de forcer les choses, d’essayer d’influencer le cours des événements
plutôt que de s’en remettre à la dérégulation totale, à l’initiative individuelle absolue, à l’absence de représentation. Si le monde était peuplé uniquement de braves gens instruits et
talentueux, c’est toi qui serais dans le vrai absolu. Mais entre nous, sorti de toi et moi évidemment, tu en connais beaucoup, de ces gens-là ?


 


.... we shall overcome, some day .....

Denis Boireau 27/02/2012 17:47


Ben alors, mon cher Taulier, on chronique la chanson Felicie sans rappeler que ca parle de vin????


Je cite: " L'aramon lui tournant la tete, elle murmura quand tu voudras


Alors j'emmenai ma conquete dans un hotel tout pres de la


C'etait l'hotel d'Abyssinie et du Calvados reunis"


Eh oui, meme le vin dans cette chanson est "popu": de l'aramon!


@ Luc: encore un petit effort et tu finiras libertaire.

JACQUES BERTHOMEAU 27/02/2012 18:05



Il faut bien que je puisse vérifier si vous suivez et que vous preniez votre part de boulot...



Luc Charlier 27/02/2012 09:04


Oui, Taulier, oui Clavel.


Si j’arrive à réaliser un dixième de l’objectif que me suis fixé aujourd’hui, j’aurai bien travaillé. Néanmoins, je prends 10 minutes
pour ce petit commentaire, sérieux et sans provoc., une fois n’est pas coutume.


Vous glorifiez le TRAVAIL. Moi aussi. Et il me semble que nous sommes quand même assez nombreux à le penser. La vieille définition –
qui n’est pas marxiste – du prolétaire : celui qui n’a rien d’autre à « offrir » que son travail, me semble donner toute sa gloire à cet homme (ou femme).


L’expression « dictature du prolétariat », qui continue à faire peur au bourgeois, a bien entendu été galvaudée et mal
comprise. Marx et Engels ne la voyait que comme une étape vers la société sans classe et il faudrait être idiot pour réfuter l’échec de cette vision et de la société collectiviste – j’y ai cru un
temps néanmoins, au début de années ’80.


Je continue à penser qu’un marxisme à visage humain et internationalisé (globalisé) - coucou Léon - reste la seule voie possible. Mais
il faudra que les hommes acceptent l’idée, pour moi évidente, que la base de TOUTE société est que CHACUN y contribue, pas de manière identique, mais en fonction de ses caractéristiques propre
(talent, santé, courage, instruction, aspirations ...). Il n’y a aucune raison à refuser la propriété privée, et les « inégalités », mais il faut que cela reste dans des proportions
« décentes ». Difficile à définir, je sais. Que chacun ait soit une Ferrari, soit un cheval de course, soit un Modigliani à son mur ou du homard dans son assiette tous les jours, ou
passe 3 semaines au ski s’il le veut ... mais que cela ne soit pas la même personne !


J’avais 25 ans et fini mon cursus universitaire (payé par mes parents) lors du « programme commun de la gauche », qui était
un BON document, même s’il n’a jamais été question de le mettre en application. Et on avait des gouvernements de centre gauche dans de nombreux pays européens.


Mais cela n’a pas marché, parce que les ELECTEURS en ont décidé autrement, remettant des sociaux-démocrates ou même des libéraux au
pouvoir. La question est POURQUOI ?


Mon humble réponse revient à la remarque de Clavel : parce que la « gauche » n’a pas su, pu ou voulu dire à SES troupes
qu’il fallait travailler. Non pas parce que le travail est un but en soi ou qu’il « anoblit » (quelle ineptie !), mais parce qu’il faut une contribution de chacun au bien être
commun. Quand j’écris « il faut », ce n’est pas au niveau moral, mais au niveau purement technique, logistique. Rien ne marche, rien ne se passe si on ne fait rien.


Et ceux qui travaillaient, et en tiraient profit (trop parfois), ont a présent peur de se voir tout raffler par « les
fainéants et les assistés », comme ils disent.


Voilà, on fait court : (i) oui, il faut spollier les profiteurs ; (ii) oui, il faut niveler les différences ; (iii)
mais oui aussi, il faut travailler (tous) et arrêter de considérer tout ce qui n’est pas du loisir comme une corvée. Et ma génération (notre génération ?) est en tort de ne pas avoir su
expliquer cela, à nos enfants, à nos « troupes », au reste du monde.

clavel 26/02/2012 09:50


Ce changement de société, et la perte de la valeur travail, que certains, une minorité , s'efforcent de transmettre, conduit l'UE dans une impasse. La situation actuelle de déséquilibre
économique entre des populations exploitées, produisant à trés bas prix ce que nous consommons et souvent nous gaspillons, n'est pas durable. Il faudra bien s'en rendre compte un jour,
faudra-t-il en passer par la case Grecque ??

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