Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 00:09

Jacques Vivet rime avec discret, et pourtant avec sa carrure et sa prestance il pourrait en imposer à la République des dégustateurs autoproclamés. Il m’a fait récemment le plaisir un soir de me convier à son centre de dégustation situé face au jardin du Luxembourg à deux pas de Saint-Germain des Prés. Derrière la lourde porte cochère un autre monde où, sur les pavés de la cour, j’imagine le bruit sourd des tonneaux que l’on roule. Mais laissant ma folle du logis au cellier je me suis sagement assis à la table où se tenaient déjà les « élèves » de Jacques Vivet. Séance à l’aveugle, bien rythmée, sans pathos ni faux-semblants. L’homme est précis, pédagogue avec humour, il pratique le fleuret moucheté, taquine, met en scène avec sobriété la dégustation. J’y reviendrai en une future chronique mais ce soir-là moi, qui fut marchand de vins donc soucieux de mes clients, je retrouvais les fondamentaux du métier. Lorsque je me suis mis en tête de mettre des bulles dans une Bulle c’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers lui. Ainsi dans la République des Jacques nous serions 3, le Dupont Merveilleux du Vignoble lui et moi. Merci donc à Jacques Vivet d’avoir accepté de venir buller sur mes lignes

 

« Ce que nous aimons avec le champagne c'est qu'il est multiple. Si cette diversité qui peut  aller du vin ciselé, construit sur la lame du rasoir, jusqu'au vin vineux puissant et long en bouche à la manière d'un meursault,  est susceptible de déstabiliser le premier venu fort de ses certitudes, c'est elle qui permet de trouver toujours un accord mets-vin judicieux. Et disons-le tout net le meilleurs des vins effervescents constitue un plaisir à lui tout seul.

Comme vous me le demandiez, je vous propose 3 d'entre eux, dégustés à l'aveugle avec verres INAO. » www.ecolededegustation.fr

 

couv3.jpg

 

 

img199img200.jpgP1050752

 

J’inaugure  ce matin une nouvelle rubrique : « à lire » si ça vous intéresse un clic http://www.berthomeau.com/article-pourquoi-l-ipad-16-giga-assemble-a-shenzhen-coute-499-dollars-us-3-326-yuans-piece-aux-etats-unis-et-3-988-yuans-en-chine-63813643.html

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article

commentaires

Luc Charlier 29/12/2010 19:01



Tu as raison en tout, Denis, sauf sur le « blocage ». J’adore les vins pétillants, en général. C’est pas ma faute à moi,
c’est le champ’ qui est souvent simplement « mauvais ». Je suis un grand ami de Dirk van der Niepoort, de la maison de Porto homonyme. Or, il est fanatique des Bollinger millésimés, et
le sien est ... 1964. Sinon, leur RD lui plaît aussi. J’ai moins de mal avec ceux-là ... quand nous en partageons un. Et quand c’est Sélosse, je me régale totalement.


Pas trop d’attirance pour le « Blanc de blancs » par contre. Aime pas les Krug non plus, le Dom Pérignon ou le ... Cristal.
Voyant aussi avec beaucoup de plaisir João Almeida (oenologue chez Ramos Pinto), l’oncle de Jorge Rochas, il me servait, politique de groupe oblige, assez souvent du Roederer quand nous étions en
public. Comme c’est un personnage d’une finesse exquise et d’un humour très pointu, il ajoutait en général : « Ah, Luc, nous allons nous faire plaisir ! ».


En fait, pourquoi accorde-t-on tant de prestige à ces vins-là ? C’est le résultat de 200 ans de marketing habile, comme les crus
classés de Gironde. Du bluff total.


Attention, je ne dis pas qu’un Haut-Brion d’une grande année soit un mauvais vin (Lafite, oui, par contre, avec ses cabernets pas
mûrs), je prétends simplement que cela ne mérite pas d’être payé plus cher qu’un bon cru moyen de la vallée du Rhône, du Roussillon ou de Cahors, pour ne parler que de la France.


Ah oui, encore une petite chose : mes « élèves » étaient francophones pour la plupart, c’est vrai. Mais il y avait très
peu de Wallons parmi eux, distinguo !



Denis Boireau 29/12/2010 15:11



"pro" de la degustation n'est certainement pas un critere de competence. Meme Jacques Vivet (qui est un bon pro et un tres bon connaisseur) ne
nous donne pas les prix, ce qui m'enerve.


Pour l'enseignement du vin ou d'autre chose je milite pour l'absence de diplome. J'ai enseigne quelques trucs dans ma vie et j'ai pu constater que le sens de la pedagogie n'a rien a voir avec le
niveau dans la matiere enseignee. Et meme c'est mieux si on se situe juste au dessus du niveau des eleves, mais trop au dela. On reste comme ca accessible et on ne perd pas de vue ce qu'il
faut leur apprendre et comment ils peuvent le comprendre et le retenir.


Mais je n'imagine pas comment des Wallons ont pu accepter un enseignant du vin Flamand!


Pour finir sur le Champagnes: faut pas faire un blocage psychologique! Essayes de commencer pas des Champagnes de pinot noir bien vineux.



Luc Charlier 29/12/2010 13:53



A la relecture, le minutieux que je suis parfois s’aperçoit qu’il a oublié le plus important dans un post sur le champ’, mon
slogan : « Et merde au CIVC ! ».



Luc Charlier 29/12/2010 13:51



Cela ne me fait pas rire du tout. Le champ’ me donne souvent la grimace ... d’abord ; le brûlant, ensuite.


 


Et, comme tu le sais, un « pro » de quoi que ce soit est quelqu’un qui gagne sa vie comme cela, dans toutes les branches
d’activité. Cela ne veut pas forcément dire connaisseur.


J’ai été chargé pendant 5 ans du « cours d’oenologie » - il faut lire : initiation au monde du vin et à la dégustation
- le plus célèbre dans la partie francophone de la Belgique (entre 1992 et 1997). Il s’agissait de la « formation professionnelle » au CERIA (Centre d’Etude et de Recherche de
l’Industrie Alimentaire) à Anderlecht. Or, je n’avais AUCUN diplôme officiel d’oenologue (ou d’ingénieur agronome, son équivalent légal en Belgique), aucune agréation de l’enseignement supérieur
(indispensable pour donner cours à ce niveau) et je suis connu comme Flamand, tous mes diplômes supérieurs ayant été obtenus dans cette langue, et donc non abilité dans la partie francophone
du pays. Mais il n’y avait PERSONNE d’autre comme candidat (35 semaines par an, 4 voire 8 heures en soirée par semaine, 220 francs belges, soit 5,50 € de l’heure, brut avant impôts et
taxes !!!!). Il me semble que je m’en suis bien acquitté, j’ai adoré cela et ne regrette rien. De là à dire que j’étais un pro .....



Denis Boireau 29/12/2010 12:03



Merci, Luc, pour ce cours de degustation analytique de la frite Belge.


Meme si ca te fais rire les commentaires de Jacques Vivet restent assez sobres et il a le courage de recommander un Champagne de cooperative et un Vouvray: respect, comme disent les jeunes.


Comme presque toujours: aucun prix. Pour l'amateur de base qui paye ses vins, ca reste un des principaux criteres de choix. Les pros de la degustation l'oublient trop souvent.


 



  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents