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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 00:09

J'aime Lavilliers ! Pas compliqué le mec, brut de décoffrage le fils d'un employé de la fameuse Manufacture d'Armes et Cycles, primaire diront les intellos, rien à traire moi il me botte le stéphanois avec sa voix chaude et tout et tout et la salsa... Pas d'équivalent dans le panorama de la chanson française, pas une ride, du punch, de l'esbrouffe un peu mais aussi de la poésie avec un hommage à Léo Ferré. Lavilliers était à l’Olympia à Paris du 5 au 13 mars 2011et sa tournée 2011 part en province.

 

« Paraît-il que d’applaudir Bernard Lavilliers à Saint-Étienne est différent d’ailleurs… J’ai longtemps eu la chance de suivre ce « grand fauve d’Amazone » pour le compte de la presse locale, un peu comme son journaliste attitré. Ce papier-là remonte à décembre 2001. Nanar était revenu boire à sa source stéphanoise pour un magistral et captivant concert empreint, comme il se doit, de gravité, de dignité » 

 

Ce papier d’un localier, cheville ouvrière discrète de la presse régionale, me va bien et je vous le livre. 

 

Comment va le monde ? / Il est rouge sang / Et à mon avis il l’est pour longtemps. » La chanson de Lavilliers est, en ces premiers jours du siècle, désespérée. « Que veux-tu que je sois / Dans cette société-là ? Simplement un homme qui ne nous parle que de dignité. Non pour s’en draper comme on s’habille de vertu, mais pour la brandir, enflée d’une colère qui gronde dans un monde de Barbares. Pas pour lui le théâtre des armées, non, mais l’agora d’un monde qui souffre, d’un monde en guerres contre lequel, Petit, il crie : « Un enfant / Avec un fusil trop grand / Un enfant / Marche lentement / A pas hésitants / Au milieu du sang / Et du silence… » Immense émotion dans la salle qui, après avoir applaudi, comprend ce qu’elle vient d’applaudir. Acclamations renouvelées, d’une rare ferveur, on sent l’artiste comme chaviré, essuyant furtivement des larmes. Nous t’avions oublié, Petit, mais l’actualité se charge de te ramener au premier plan d’un monde en feu, d’un monde de fous. Le Lavilliers d’hier au soir est cette gravité imprimée dès l’entrée en scène, tonalité rock quasi irréelle, ne tirant de son répertoire que des chansons qui, mises en perspective, nous signifient qu’il n’a jamais chanté autre chose que cette folie des Hommes. Et qu’elle est plus grande que jamais. Lavilliers lucide, d’une autre race à l’évidence. Du Clan Mongol ! Et Bernard le voyageur, auto-baptisé « régional de l’étape », qui chante à domicile dans un chez-lui qui lui tient à cœur. « Bien sûr que ça me fait quelque chose de chanter ici » lance-t-il à une salle amie. Lavilliers est un grand frère qui est parti un jour de la maison mailler sa vie au contact de celle des autres. Et qui revient à terme échu nous parler de ses émotions, de ses indignations, de l’universalité. Ceux qui voyagent ne vieillissent pas et n’ont pas l’esprit étroit, non. « Jeunes et larges d’épaules / Bandits joyeux, insolents et drôles (...)

Dignité dans les textes de Lavilliers, dans sa posture de désormais référent de la chanson française (il suffit de constater l’amplitude d’âges de son public pour deviner qu’il touche tout le monde), dignité de ces gens qui ont rempli la salle et fait ovation à Petit et aux Mains d’or, à ces enfants à qui on impose guerre, à ces autres et plus grands à qui on retire travail. Tout Lavilliers est malheureusement d’une brûlante actualité. Tout Lavilliers porte l’estampille d’un de nos plus grands artistes. »

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Michel Smith 13/03/2011 14:24



Excellent interprète !



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