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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 00:09

« Mon désir initial de vivre en Italie est né entre autres de l’idée que je n’épuiserais jamais les ressources de cette terre sans fin – ses arts, ses paysages, sa langue, sa gastronomie, son histoire… »


Amour-0077-1024x680.jpg

 

C’est France Mayes, professeur de littérature à l’Université de San Francisco qui l’écrit dans son beau livre Bella Italia publié au Quai Voltaire en 1999. Voir son blog link


L’Italie est ma seconde patrie, alors je vous propose de lire deux textes extraits de ce beau livre. Dans ce monde de brutes un peu de douceur ne saurait nuire à votre santé…


mayes_frances.jpg

 

« - On va à Montepulciano. On n’a plus beaucoup de vin.


-         Parfait. Je veux passer chez le pépiniériste pour acheter du statice à planter sous le noisetier. Et on prendra de la ricotta fraîche dans une ferme quelque part. » (…)


« Nous allons donc nous réapprovisionner en sfuso, au litre. Bien des viticulteurs produisent du vin de table à usage domestique, pour les amis et les clients locaux. La plupart des Toscans ne boivent pas de vin en bouteille chaque jour ; soit ils le font eux-mêmes, soit ils connaissent quelqu’un, soit encore ils prennent du sfuso. Prévoyant, Ed lave notre énorme dame-jeanne et le récipient chromé d’acier inoxydable au robinet rouge, une innovation qui menace d’éteindre la tradition de la dame-jeanne.


Une fois celle-ci remplie, pour que le vin ne s’oxyde pas, nous avons appris à verser une rasade d’huile d’olive par-dessus, qui forme un joint, avant d’enfoncer un bouchon de la taille du poignet. Notre moderne « bonbonne » est dotée d’un couvercle plat, lui aussi inoxydable, qui flotte à la surface du vin. On verse un léger filet d’une huile insipide dans le mince espace qui se trouve entre le couvercle et les bords, puis on ferme le tour sous un autre couvercle. Lorsqu’on ouvre le petit robinet en bas pour remplir son pichet, le couvercle mobile descend avec le vin, et le joint reste intact.


Les familles qui disposent de sept ou huit dames-jeannes conservent en général celles-ci dans une pièce fraîche, la cantina, réservée à cet effet, et ne les débouchent qu’au fur et à mesure. Nous avons fait de même, hissant nos dames-jeannes sur la table avant de les incliner pour remplir à l’entonnoir une douzaine de vieilles bouteilles, puis assurer leur assurer leur étanchéité avec de l’huile d’olive. Nous sommes passés maîtres dans l’art de jeter l’huile d’un geste sec en ouvrant la bouteille. Quelques gouttes, pourtant, demeurent toujours à la surface. »


Bon appétit et large soif !


à suivre…


dames-jeanne-avez-craque-objet-deco-montrez_243164.jpg

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

roger feuilly 18/08/2014 07:35


Et nous participons tous à ce moment festif... donc large soif !

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